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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 14 mars…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir ».

Alors rappelons-nous :

  • le 14 mars 1369 : la victoire de Montiel.

Du Guesclin, à la tête des armées françaises et castillanes, remporte la victoire de Montiel, dans le sud-est de la Castille sur une coalition pro-anglaise, conduite par le Portugal et les partisans de Pierre Ier le Cruel. La victoire franco-castillane de Montiel a définitivement mis fin à la guerre civile qui opposait Henri de Trastamare et les bâtards de son père. Cette expédition a aussi réussi à débarrasser le Royaume de la menace des Grandes Compagnies qui sévissaient dans plusieurs provinces à l’avènement de Charles V. Les routiers étant allés combattre en Espagne.

  Montiel

  • le 14 mars 1484 : les Etats généraux s’achèvent à Tours.

Les États généraux, réunis depuis le 15 janvier, exposent un programme politique complet subsides au pouvoir royal en échange de libertés civiles et commerciales, rétablissement de la Pragmatique Sanction, indépendance des États provinciaux. Pour la première fois, les actes officiels des États contiennent les termes « Tiers État » et « États généraux ».

  • le 14 mars 1590 : bataille d'Ivry.

 

En aout 1589, le Roi Henri III est mort assassiné. L’héritier du Trône a promis de maintenir la foi catholique en France, mais ne s’est pas encore converti. Cette seule promesse a suffit à lui faire perdre de nombreux appuis protestants. Son armée est amoindrie. C'est au cours de cette dernière bataille que le futur Henri IV de France, qui a failli être tué plusieurs fois pendant le combat,  aurait lancé son apostrophe célèbre :

« Ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire!».

L’armée ligueuse de Paris est complètement défaite. Les troupes du futur Roi ramènent de nombreux trophées dont cinq canons, tous les drapeaux ennemis ainsi que la cornette de Mayenne et l'étendard du comte d'Egmont. Cette bataille sonne le glas de l'armée de la Ligue, déjà fort éprouvée par la bataille d'Arques de septembre 1589.

 

  Ivry

La Clémence d'Henri IV après la Bataille d'Ivry par Charles de Steuben;

Musée du Louvre

  • le 14 mars 1593 : naissance de Georges de La Tour, peintre lorrain.

Le peintre français Georges de La Tour naît à Vic-sur-Seille. Il fut redécouvert au tout début du XXe siècle ; ses origines restent mystérieuses. Les historiens ne sont pas sûrs de sa naissance, mais son acte de baptême est daté du 14 mars.

C’est en admirant son Saint-Sébastien, que Louis XIII le fait peintre ordinaire du Roi. L'art de Georges de La Tour se caractérise par une maîtrise des techniques de l'éclairage nocturne, ses thèmes préférés sont d'inspiration religieuse, avec des visages recueillis et sereins simplement illuminés d'une bougie (La Madeleine à la veilleuse, L'Adoration des bergers, Le Nouveau-Né) ; tandis que ses œuvres profanes demeurent « diurnes » (Le Tricheur à l'as de carreau).

Cf. la chronique du 30 janvier.

  Latou

Le nouveau-né

  • le 14 mars 1793 : Cholet tombe aux mains des Vendéens.

Plus de 700 paroisses se sont levées contre la conscription, en quelques jours seulement les paysans vendéens sont parvenus à s’organiser et à se trouver un chef en la personne de Jacques Cathelineau, simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges. La future armée royale Catholique parvient à s’emparer de Cholet. Rapidement, ils progressent vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars. La Guerre de Vendée commence ainsi par une succession de victoires des "Blancs".

  • le 14 mars 1800 : le pape Pie VII succède à Pie VI, décédé en 1799.

  Pie vii

A la mort du pape Pie VI, les cardinaux se réunissent en conclave à Venise. Monseigneur Chiaramonti est alors élu le 14 mars 1800 sous le nom de Pie VII. Il arrive au moment où Napoléon est à l'apogée de sa gloire et est tout puissant.

Avant-dernier enfant du comte Scipione Chiaramonti  et de Giovanna Coronata Ghini, il appartient à une famille de vieille noblesse d'origine française, (les Clermont-Tonnerre ?). Sa famille est noble, mais assez pauvre.

Il est ordonné prêtre en 1765, nommé confesseur du Pape Pie VI en 1773, qui le nomme prieur de l'abbaye romaine de Saint-Paul-hors-les-Murs, puis évêque de Tivoli puis d’Imola. Pie VI, meurt le 29 aout 1799 prisonnier des Français à Valence. L’élection de Pie VII se déroule sous l’occupation française de Rome; les Etats pontificaux annexés à l’empire. Il est élu après 227 jours de vacance.

Bonaparte décide de reconnaître le nouveau pape et de restaurer les États Pontificaux dans les limites du traité de Tolentino. Pie VII retrouve Rome.

Le 15 juillet, la France reconnaît officiellement le catholicisme comme la religion de la majorité de ses citoyens (mais non comme une religion d’État). Par le concordat de 1801, les États de l’Église sont reconnus et restitué ce qui avait été confisqué ou vendu pendant leur occupation (traité de Lunéville de 1803).

Néanmoins, la promulgation unilatérale des 77 Articles Organiques, le 18 avril 1802, tend à faire de l’Église de France une Église nationale, soumise au pouvoir civil. C’est pour tenter d’en obtenir l’abrogation qu’il accepte, contre l'avis de la Curie, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, mais il rentre à Rome sans avoir obtenu gain de cause.

Après le refus du pape d'annuler le mariage entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805 les relations se tendent.

Les États pontificaux sont annexés à l’Empire (17 mai 1809); Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d’excommunication Quum memoranda où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le général Etienne Radet, pénètre par la force au palais du Quirinal, et exige du pape de renoncer à la souveraineté temporelle des États de l’Église.

Le pape lui rétorque ces mots restés célèbres :

 « Non possiamo. Non dobbiamo. Non vogliamo » (Nous ne le pouvons pas. Nous ne le devons pas. Nous ne le voulons pas).

Le pape est fait prisonnier et sera gardé comme un véritable prisonnier d’État jusqu’en juin 1812.

Avant de quitter le Quirinal, il avait ordonné de détruire son anneau du pêcheur afin qu'aucun usurpateur ne pût s'en servir à son insu.

Ce sera l'unique occasion en 2000 ans où l'anneau du Pêcheur sera détruit du vivant d'un pape encore régnant.

En 1812, avant de partir pour sa funeste campagne de Russie, Napoléon fait transférer secrètement Pie VII à Fontainebleau. Le souverain pontife y restera enfermé pendant les dix-neuf mois qu'y durera sa déportation. Du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, le Saint-Père n'est jamais sorti de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon « mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l'Empereur.

Napoléon entreprend en 1813 des contacts directs avec son prisonnier, alternant flatteries et menaces. Pour toute réponse, le pontife, qui a cerné son jeu, lui répond :

« Commediante ! Tragediante » (« Comédien ! Tragédien ! »).

Le 19 janvier 1814, Napoléon, qui accumule les défaites militaires, est contraint de restituer ses États au pape. Le 23 janvier, Pie VII quitte Fontainebleau et les cardinaux sont disséminés dans différentes villes de France.

Il sera le dernier Pape avant Jean-Paul II à fouler le sol français.

  • le 14 mars 1872 : toute propagande socialiste ayant en vue de changer la société est interdite.
  • le 14 mars 1923 : deux soldats des troupes d'occupation françaises de la Ruhr sont assassinés.
  • le 14 mars 1937 : publication de l'encyclique Dans ma poignante inquiétude.

Pie XI montre par là le souci qu'éveillent à Rome les procédés employés par le régime hitlérien à l'encoure des catholiques allemands ainsi que les violations répétées du Concordat. L'idéologie nazie, assimilée à une idolâtrie, est condamnée. La Gestapo fait respecter dans le Reich l'interdiction de diffusion de l'encyclique.

  • le 14 mars 1954 : bataille de Dien Bien Phu.

Le Viêt-Minh attaque le poste Gabrielle défendu par le 5e bataillon du 7e régiment de tirailleurs algériens (V/7e RTA) que commande par le chef de bataillon de Mecquenem. Les “Turcos”, surnom donné aux tirailleurs, se défendent toute la nuit et réussissent à repousser plusieurs assauts. Giap ordonne le repli à 2h30.

Quand l'attaque reprend à 3h30 après une nouvelle préparation d'artillerie, avec les troupes fraîches de la division 312. Le V/7e RTA est submergé et doit finalement abandonner la position le 15 mars au petit matin. La contre-attaque de 6 chars du 1er régiment de chasseurs à cheval, d'éléments du 1er BEP et du 5e BPVN parachuté en renfort dans l'après-midi du 14 mars arrive trop tard.

Les pertes des Viet sont telles que Giap est obligé de faire une de 15 jours. Le du « bataillon Bigeard » est parachuté dans l'après-midi du 16 mars sur la cuvette.

  • le 14 mars 1964 : la France est découpée en 21 régions.

Aujourd’hui il y en a 22 en métropole et 4 outre-mer.

  • le 14 mars 1976 : le gouvernement français annonce le retrait du franc du Serpent monétaire européen.

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2 commentaires

  1. « L’élection de Pie VII se déroule sous l’occupation française »
    Mais non. L’élection de Pie VII eut lieu à Venise alors possession autrichienne dans le couvent de l’île Saint-Georges. Tout le monde le sait.

  2. pour Jean Ferrand:
    Suite à l’assassinat du général Duphot, le Directoire ordonne le 11 janvier 1798 l’occupation de Rome. Monge est chargé de la mission. La révolution éclate dans la ville le 15 février. La République romaine est proclamée par le peuple réuni au Campo Vaccino (ancien forum).
    Pie VI est contraint par la France à renoncer à son pouvoir temporel et à quitter Rome sous deux jours. Ce qu’il fait dans la nuit du 19 au 20 février 1798. Après le renvoi de Masséna, Gaspard Monge fait toutes les nominations (sauf les finances). Réfugié à Sienne, puis à la chartreuse de Florence , Pie VI est fait prisonnier par les soldats français. Il est envoyé à Valence où il meurt, le 29 août 1799 à l’âge de 82 ans.
    Les États pontificaux, qui duraient depuis plus de mille ans (donation de Pépin) sont remplacés par la République romaine, sous la pression des révolutionnaires français; avant dêtre annexés par Napoléon Ier, dont le fils portera le titre de roi de Rome.
    Rome était bien occupée par les troupes françaises. Et les cardinaux tinrent le conclave à Venise .
    Cordialement
    LS

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