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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 13 décembre…

Puisque l'Etat socialiste veut nous couper de nos racines et qu'Otto de Habsbourg-Lorraine a écrit :

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir ».

Rappelons-nous :

  • le 12 décembre 1553 : Henri de Bourbon, futur Henri IV naît au château de Pau, fils d’Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, et Jeanne d'Albret.

Alors qu’un des premiers attentats des huguenots en France avait été une profanation sacrilège d’une statue de la Sainte Vierge, celui qui devait devenir leur chef, puis Roi de France, naquit au chant d’un cantique de la Sainte Vierge. Sa mère farouche calviniste, oubliant l’hérésie, dans les douleurs de l’enfantement entonna d’une voix forte le cantique de Notre Dame du Bout du Pont (Pont qui donnait l’accès au château de Pau) :

« Notre Dame du Bout du Pont

Aidez-moi à cette heure

Priez le Dieu du Ciel

Qu’il veuille bien me délivrer. »

 Henri fut baptisé et élevé dans la religion catholique jusqu’à l’âge de 9 ans, et ce n’est qu’après la mort de son père, que sa mère lui fit embrasser la réforme.

Ajoutons qu’à la bataille de Jarnac, les protestants furent stupéfaits de voir que leur chef portait un scapulaire à l’effigie de Notre Dame. Sa mère interrogée sur ce point, lors de sa venue au camp militaire protestant, répondit que c’était sur son ordre :

«  C’est par mon ordre que mon fils porte le scapulaire et voici comment il m’a été donné :

J’avais eu la douleur de perdre un fils. Le second, tombé malade, paraissait dans un état désespéré, lorsqu’une fille d’honneur catholique, à mon service, passa furtivement un scapulaire au cou du malade : je l’arrachai. Hélas ! Mon enfant mourut le lendemain et, pour la seconde fois, j’eu à pleurer un berceau vide.

Dieu eut pitié de ma douleur, et bientôt je reconnus que je ne tarderais pas à devenir mère pour une troisième fois. Au milieu de toutes mes inquiétudes, par une inspiration que je combattis longtemps, mais à laquelle je ne pus me défendre de céder, je plaçai sur moi le scapulaire de ma fille d’honneur, et je ne le quittai plus jusqu’à la naissance de mon enfant ; à ce moment, je l’attachai à son cou et je ne lui laissai plus quitter depuis ».

 Ce scapulaire sauva au moins une fois la vie du futur roi, quand attaqué par une patrouille catholique, un soir, il eut ses vêtements déchirés. A la vue du scapulaire, les agresseurs abandonnèrent leur victime.

Tous les contemporains d’Henri IV ont pu constater son amour et son respect pour la Sainte vierge. Il n’est jamais passé devant une de ses statues sans s’arrêter, se découvrir et la saluer.

 Commentaire : on dit que Dieu se sert des causes secondes pour réaliser son œuvre de salut. Il y a fort à parier que la demoiselle d’honneur qui osa témoigner de sa foi, dans une ambiance huguenote particulièrement agressive, n’a gardé de cet incident que le violent rabrouement de Jeanne d’Albret, connue pour son caractère très affirmé. Toutefois, sans cette femme, dont l’histoire n’a pas retenu le nom, la France n’aurait peut-être pas eu un si grand Roi, père de Louis XIII, grand-père de Louis XIV.

Qui sait ce que produiront dans le cœur de François Hollande les quelques médailles miraculeuses que des catholiques courageux lui ont remis récemment ?

Sachons suivre l’exemple de cette femme pour, là où nous sommes, témoigner à temps et à contre temps de l’amour de Dieu pour les hommes, dans notre France qui étouffe sous le joug de la laïcité.

Soyons le levain dans la pâte pour apporter aux Français la nourriture spirituelle que l’Etat leur refuse !

  La poule au pot

  • le 13 décembre 1294 : «Renonciation» du pape Célestin V.

Le 13 décembre 1294, le pape Célestin V renonce de son propre chef à la tiare pontificale cinq mois seulement après son élection. C'est un fait unique dans la papauté, si l'on met à part les papes démissionnés sous la contrainte : le pape Grégoire VI en 1046 et les papes et «antipapes» du Grand Schisme d'Occident, au XVe siècle, tels Grégoire XII et Félix V.

Élu à l'unanimité mais contre son gré par un conclave réuni à Pérouse le 5 juillet 1294, ce bénédictin et ermite de plus de 80 ans, né Pietro de Morrone, ne se sentait pas capable d'assumer sa charge ni de résister aux pressions des grandes familles et des souverains étrangers.

Devant ses cardinaux, qui avaient finalement approuvé sa décision, le pape descend de son trône, pose sa tiare à terre et se défait de ses autres insignes pontificaux. S'étant retiré dans la solitude, il meurt l'année suivante. Il est plus tard canonisé. Celestin V

Son successeur, Benedetto Caetani, est élu la veille de Noël. Issu d'une grande famille romaine, il prend le nom de Boniface VIII et met toute son énergie à tenter de restaurer l'autorité du Saint-Siège.

  • le 13 décembre 1545 : ouverture du Concile de Trente.

Convoqué en Italie par le pape Paul III, le Concile de Trente a pour objectif de définir la doctrine et la discipline de l'église catholique romaine face aux progrès de la réforme protestante. Dès le début de la réunion, deux tendances s'affrontent : celle de Charles Quint qui souhaite la réforme disciplinaire et celle du pape qui veut en premier lieu examiner les questions dogmatiques. Ce 19ème concile œcuménique se terminera dix-huit ans plus tard, en 1563, après une révision des institutions ecclésiastiques.

  • le 13 décembre 1545 : naissances de Sully.

13 décembre 1560 à Rosny-sur-Seine – 22 décembre 1641 à Villebon

  Sully et HIV

Compagnon d'enfance d'Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully, met ses talents à son service. Il sert d'abord Henri dans les combats avec grand courage. En 1598, il devient surintendant des Finances. Gestionnaire rigoureux, il redresse les finances du royaume, ruiné par les guerres de religion, au point que le budget retrouve l'équilibre dès 1604…

  • le 13 décembre 1793 : l'armée vendéenne décimée au Mans.

Virée de Galerne: octobre/décembre 93, sans Charrette :

Virée de Galerne

– Le 17 octobre à Cholet: les Vendéens sont près de la victoire lorsqu’ils se croient pris à revers et que fuse le cri « à la Loire »: on sait que le prince de Talmond en garde le passage: retraite de 40 km vers St Florent: 40 000 hommes dont de nombreux blessés, et 20 000 femmes et enfants. Prêtres s’improvisent bateliers sur moins de 25 bateaux. 50 canons et munitions en tête. Bonchamps mourant fait gracier 5000 prisonniers. Il meurt en disant :

 « Je compte sur la miséricorde divine. Je n’ai point combattu pour la gloire humaine. J’ai servi mon Dieu, mon roi, ma patrie. J’ai su pardonner ».

La grande guerre
– Passage de la Loire à St Florent : D’Elbée généralissime mourant a été conduit à Noirmoutier. La Rochejacquelein nouvellement éluà Varades (à 20 ans, ce qui le met en larmes)va gagner un certains nombre de victoires : près de Laval (Croix-Bataille et Entrammes). Il fait sa jonction avec Jean Chouan, puis à Fougères, avec Cadoudal. L’armée de Mayence est écrasée. Indécis, on hésite à aller en Bretagne, à Paris, à rentrer en Vendée, mais on marche sur Granville (4 novembre), où il devrait y avoir des Anglais: ils n’y sont pas et la ville est imprenable. Même cri qu’à Cholet: « à la Loire », mais cette fois les Bleus, qui ont reçu des renforts, couperont la route et tiendront le fleuve. L’armée entame son retour vers la Vendée, avec des victoires comme à Dol, qui permettrait de marcher sur Rennes et d’enflammer la révolte générale en Bretagne ; mais les paysans veulent rentrer et imposent leur volonté. Ou des défaites comme devant Angers, qui contrôle les ponts sur la Loire, au Mans, le 13 décembre 1793, 15 000 Vendéens trouvent la mort. A Ancenis, La Rochejacquelein et Stofflet traversent la Loire sur des radeaux, avec 100 hommes, à la recherche de barques. Les Bleus les y attendent et les forcent à s’enfoncer vers le Sud à l’intérieur des terres. Le gros de l’armée est restée au Nord de la Loire avec seulement Marigny, Fleuriot et Lyrot à sa tête. Ils poursuivent vers Savenay qu’entoureront Kléber, Marceau et Westermann : 15000 mort, 15000 fusillés de tous sexes: extermination à Savenay le 29 décembre. La virée de Galerne a coûté 50 000 hommes aux Vendéens et autant aux Bleus. A ce stade, si la Convention avait fait un geste, les Vendéens auraient accepté de cesser le combat, mais tenant sa victoire, elle décide de raser la Vendée.

  Guerre vendée

  • le 13 décembre 1908: publication du décret de béatification de la future Ste jeanne d’Arc et discours de St PIE X sur la vocation de la France.

Saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la lecture du décret béatification de Sainte Jeanne d’Arc, disait à Monseigneur Touchet, évêque d¹Orléans :

disponible ici : et dont voici les extraits qui concerne la France :

« Cette France fut nommée par mon vénéré prédécesseur, comme vous l’avez rappelé, Vénérable Frère, la très noble nation, missionnaire, généreuse, chevaleresque. A sa gloire, j’ajouterai ce qu’écrivait au roi saint Louis le pape Grégoire IX :

« Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi, ici-bas, des royaumes différents suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l’accomplissement de ses desseins. Et comme autrefois il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob, et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, continue le Pontife, la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ. Pour ce motif, Dieu aime la France parce qu’il aime l’Eglise qui traverse les siècles et recrute les légions pour l’éternité. Dieu aime la France, qu’aucun effort n’a jamais pu détacher entièrement de la cause de Dieu. Dieu aime la France, où en aucun temps la foi n’a perdu de sa vigueur, où les rois et les soldats n’ont jamais hésité à affronter les périls et à donner leur sang pour la conservation de la foi et de la liberté religieuse. »

Ainsi s’exprime Grégoire IX. Aussi, à votre retour, Vénérable Frère, vous direz à vos compatriotes que s’ils aiment la France ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l’Église, qui est pour eux tous une mère très tendre comme elle l’a été de vos pères. Vous direz qu’ils fassent trésor des testaments de saint Remi, de Charlemagne et de saint Louis – ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l’héroïne d’Orléans : « Vive le Christ qui est Roi des Francs ! »

A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d’Israël : « Que personne ne s’est rencontré qui insultât à ce peuple, sinon quand il s’est éloigné de Dieu : Et non fuit qui insultaret populo isti, nisiquandorecessit a cultoDomini Dei sui. »

Ce n’est donc pas un rêve que vous avez énoncé, Vénérable Frère, mais une réalité ; je n’ai pas seulement l’espérance, j’ai la certitude du plein triomphe. »

  • le 13 décembre 1940 : renvoi de Laval.

Le 13 décembre 1940, le Maréchal Pétain renvoie son vice-président du Conseil, Pierre Laval, avec ces simples mots : « Vous n'avez plus ma confiance… ». Il le remplace par Pierre-Étienne Flandin.

Mais, soutenu par l'occupant, Laval revient dès le 17 avril 1942 à la tête du gouvernement et renforce dès lors la politique de collaboration avec l'Allemagne, persuadé qu’une victoire allemande est le seul moyen de lutter contre le bolchevisme.

  • le 13 décembre 1981 : État de guerre en Pologne.

A l'aube du 13 décembre 1981, le général Jaruzelski proclame l'état de guerre en Pologne…6000 syndicalistes sont arrêtés, y compris le populaire Lech Walesa. Le syndicat libre Solidarnosc est dissous. L'émotion est immense dans le pays comme en Occident.

Cette tentative de reprise en main par le pouvoir communiste va en fait accélérer la décomposition du monde soviétique…

En effet, le 18 octobre 1978, l'opposition au régime communiste avait reçu une impulsion décisive avec l'élection du polonais Karol Wojtyla à la papauté sous le nom de Jean-Paul II. Charismatique et relativement jeune (58 ans), le nouveau pape se rend en Pologne quelques mois plus tard, en mai-juin 1979. Quatre mots font le tour du pays :

«N'ayez pas peur !»

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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8 commentaires

  1. C’est arrivé hier soir à Lugdunum : grand meeting LMPT. 1000 personnes étaient attendues, il y en eut 1200. Ambiance de feu, interventions grandioses : j’ai aimé 2013, je sens que je vais overkiffer 2014.

  2. Mais où trouvez-vous toutes ces références historiques quotidiennes ?
    Excellente, l’histoire du scapulaire d’Henri IV!

  3. 13 DECEMBRE 2013 :
    Signature du traité dit « traité de Lisbonne » après la trahison par Nicolas SARKOZY du peuple Français souverain qui avait pourtant exprimé librement son désaccord par référendum sur le projet en 2005.
    Rappel des faits :
    Ce traité transforme sans support démocratique des peuples européens l’architecture institutionnelle de l’Union.
    Il est imaginé pour pallier la non-ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe proposé en 2004.
    En particulier, deux pays avaient rejeté le traité constitutionnel lors des référendums de 2005 (France et Pays-Bas). Ces votes seront bafoués par la signature du traité de Lisbonne par voie parlementaire.
    Pourtant, la légitimité de la voie parlementaire est inférieure à la voix du peuple souverain qui s’exprime par référendum car les élus sont censés représenter le peuple et défendre ses avis. Il s’agit donc bien d’une forfaiture.
    Pour l’UE, il fallait aussi satisfaire les gouvernements des pays qui ne voulaient pas de référendum pour leurs citoyens, avec le risque d’un rejet du traité remplaçant la Constitution européenne.
    Pourtant, les autres peuples n’étaient pas en reste et le référendum était souhaité par 76 % des Allemands, 75 % des Britanniques, 72 % des Italiens, 65 % des Espagnols et 71 % des Français.
    Depuis 2005, il n’y a eu aucun nouveau référendum en France mais l’expression du peuple n’a pas cessé d’être bafouée par les gouvernants Français et l’Union Européenne ! Le phénomène de rejet ne fait que s’accroître.
    Triste commémoration…

  4. Note au sujet de mon message précédent :
    Le traité a bien été signé le 13 DECEMBRE 2007.
    Le 13 décembre 2013, “c’est maintenant” !

  5. Un Vendéen qui combattait durant la virée de galerne s’est retrouvé avec sa famille sur un bâteau en partance pour l’Amérique. Ce Vendéen s’appelait Paton. 70 ans plus tard, ses arrières-petits-enfants combattaient l’armée nordiste aux côtés du général Lee.
    Et ce Vendéen avait un arrière-petit-fils colonel de l’armée confédérée qui avait eu son nom modifié : Patton.
    Le colonel Patton épousa une jeune fille et eût un fils en 1886 qui sera connu lors de la seconde guerre mondiale comme étant l’un des plus brillants généraux de l’armée américaine : George S. Patton. Le général Patton a de qui tenir car ne l’oublions pas, il fit une virée de galerne glorieuse en août 1944, en Normandie, descendit vers la Bretagne et la libéra complètement.

  6. “Laval renforce la politique de collaboration avec l’Allemagne”
    Affirmation sans fondement et vision de l’histoire plus que partiale. Contre vérité assenée par Radio Londres
    Aucune politique militaire, diplomatique, économique, n’a été faite avec l’occupant.
    La plus grosse erreur d’Hitler a été d’accorder l’armistice à la France et ainsi permettre le maintien de l’empire colonial

  7. En lisant! Cest histoire est rapportée par le marquis de la Franquerie dans son livre La Vierge Marie dans lhistoire de France. un livre que je conseille à tous ceux qui veulent découvrir les racines de la France quune entreprise diabolique essaie darracher du cœur et de la mémoire des Français depuis trop longtemps.

  8. Merci, de tout coeur d’approfondir mes connaissances et mon amour pour l’Histoire…. oui merci pour votre grande connaissance de ce qui a fait notre pays.

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