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Culture de mort : Avortement

“Cachez ces restes sanglants de foetus que je ne saurais voir”

Dans Monde & Vie, Eric Letty revient sur la suspension du professeur de Manosque :

M "Manosque, c’est la ville de Giono, à qui l’on doit quelques chefs-d’oeuvre de la littérature. « Un de Baumugne » n’est pas le moins intéressant : il raconte l’histoire d’un paysan tombé amoureux d’une jeune femme séquestrée par son père parce qu’elle a eu un enfant toute seule, comme on dit. C’est une belle histoire, qui de nos jours n’aurait pas lieu d’être : la jeune femme n’aurait qu’à s’adresser au Planning familial, ni vu ni connu. Car le Planning familial, lui, a le droit de s’exprimer dans les salles de classe. Il y est même invité: n’assure-t-il pas la promotion d’un droit fondamental, celui de tuer l’enfant pas encore né ? La faute de Philippe Isnard a consisté à mettre en cause ce prétendu droit en montrant à ses élèves à quoi il ressemble, en pratique. C’est essentiellement cela qui lui est reproché. Tartuffe n’est pas mort, il a seulement changé de discours : «Cachez ces restes sanglants de foetus que je ne saurais voir.» S’ils les voyaient, en effet, les adolescents ne risqueraient-ils pas d’en être choqués ? Pour les rasséréner, le lycée a même demandé le renfort d’une cellule de soutien psychologique !

Mieux vaut prévenir que guérir, répond en gros Philippe Isnard. Mieux vaut que les gamines de seconde auxquelles on proposera peut-être un jour cette «solution» en cas d’«accident», sachent ce dont il s’agit. Mieux vaut que les garçons soient responsabilisés et ne s’en lavent pas les mains. Car il ne faut bien sûr pas compter sur le Planning familial pour leur donner ce type d’informations. Luc Chatel s’est déclaré «choqué». Ce qui me choque, quant à moi, c’est le contexte dans lequel le professeur pro-vie (est-ce un crime ?) a été persécuté – le mot n’est pas trop fort –, poursuivi par son administration et jeté en pâture à la presse politiquement conforme, alors que son enfant s’était fait renverser par un véhicule et se trouvait entre la vie et la mort. Il est d’ailleurs beaucoup question de vie et de mort dans cette histoire.

Ce qui me choque aussi, mais sans me surprendre, c’est que lorsque le ministre s’exclame qu’«On ne peut pas laisser passer de telles pratiques», ce ne soit pas à l’avortement qu’il pense. Ce qui me choque enfin, c’est que Nicolas Sarkozy, qui faisait en octobre des ronds de jambe au Vatican et du gringue à l’électorat « catho », n’ait pas cru bon de reprendre son ministre."

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2 commentaires

  1. Ne serait-ce pas l’administration ou le planning familial local qui a payé un homme de main pour renverser l’enfant de Philippe Isnard ?
    Le hasard n’existe pas !
    Il faut un procès et que les vrais coupables aillent en prison pendant au moins 10 ans.
    Quand va-t-on passer le Karcher sur les Ayatollahs de la secte laïciste ?

  2. Il faut rappeler que l’Ecole a le devoir de former les esprits: “comprendre c’est égaler”.
    Je ne vois pas comment on peut être libre si l’on accepte sans barguigner la Vérité d’Etat, si l’Ecole est le lieu de la religion sans Dieu et bientôt sans l’Homme…Ah que je me suis ennuyé dans cette fade Education Nationale qui n’était ni éducative ni Nationale.Dès que j’ai obtenu mon bac je m’en suis échappé avec un soulagement sans nom et c’est à cet instant que j’ai découvert la Liberté. Français, encore un effort et vous finirez peut-être par aimer être libres. Mais n’allez plus voter pour ces châtreurs fous de la ploutocratie, ils ne sont rien sans vos suffrages, ils ne seront rien si vous revenez à la vie.

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