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France : Société

Blocages anarchistes : que fait “l’autorité” ?

Hier matin, entre 800 et 1000 jeunes ont bloqué les principales voies d’accès au centre de Poitiers pendant 3 heures, transformée en ville quasi déserte. Les étudiants ont convergé depuis l’université vers 7h en direction de sept points de circulation qu’ils ont bloqués avec des palettes ou des poubelles. Après l’intervention des forces de police, la situation est redevenue normale vers 10h. Visiblement le mouvement anarchiste est parfaitement organisé…

Des échauffourées ont opposé une centaine de jeunes aux forces de l’ordre au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) lors d’une manifestation lycéenne. Ensuite, pendant plus d’une heure, une centaine de jeunes ont caillassé des policiers et les CRS qui leur faisaient face. Des jets de pierre ont également eu lieu à proximité de lycées de Noisy-le-Sec et Villepinte. Des incidents ont éclaté durant la manifestation de ce matin à Marseille. Quelques groupes de jeunes visiblement sans rapport avec la manifestation ont caillassé les forces de l’ordre et leurs véhicules. Les gardes mobiles ont immédiatement réagi par des tirs de gaz lacrymogène. La manifestation est arrêtée.

Anar Hier, 59 universités et quelques 500 lycées étaient toujours bloqués ou fermés. Et souvent dégradés. Les enseignants et chercheurs de l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales) avaient fait de leur école un lieu de débat. Hier soir, ils sont sortis «sous les injures», laissant leur bâtiment à une cinquantaine d’occupants extérieurs à l’école. La présidente déplore le vol d’une dizaine d’ordinateurs, contenant des années de recherche, et des dégradations, comme le saccage de la salle de vidéoconférences. Elle a osé demander l’aide des forces de l’ordre. Sans effet, jusqu’à hier soir. Les occupants ne sont pas étudiants. Une banderole les présente :

"Travailleurs, sans papiers, taulards, étudiants, lycéens, chômeurs, précaires, […] pianistes, squatters, chiens, chats". "Nous ne sommes pas là pour pleurnicher sur le grignotage de nos-acquis-sociaux-conquis-de-haute-lutte par le Front populaire, la gauche plurielle et autres organisations de tous poils qui nous promettent un salariat plus sympa". Sur le papier, ils disent vouloir "faire un lieu ouvert, sans propriétaire, ni corporatisme (y compris étudiant) où nous tenterons d’inventer des formes de lutte adaptées à la situation".

Michel Janva

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4 commentaires

  1. Bien fait pour l’EHESS ; ça leur apprendra à fréquenter n’importe qui.

  2. On récolte toujours ce que l’on sème.

  3. Au sujet des casseurs, il y avait encore tout à l’heure une émission (France 5) sur ce thème. M. de Robien y était, ainsi que Julie Coudry (Confédération Etudiante).
    Le mot d’ordre médiatique est clair: les casseurs sont des groupes (“nébuleuses”) extérieurs à la manifestation contre le CPE. Jeunes de banlieues, militants extrêmistes de droite ou de gauche, hooligans footeux, peu importe, les téléspectateurs doivent comprendre que ce ne sont pas des étudiants ni des lycéens.
    Rien n’est dit sur les dégradations de type “peinture murale” dans les campus universitaires ou dans les lycées.
    Ces dégradations sont bien sûr directement incriminables aux étudiants et lycéens militants.
    Or, il est bien évidemment impossible de leur faire payer les frais de remise en état… sans injustice. Personne ne sait qui a utilisé le pinceau.
    Pour résoudre ce problème, une solution est envisageable. Les syndicats étudiants qui revendiquent à juste titre leur statut représentatif de l’ensemble des étudiants (bien pratique pour immobiliser un campus, même si 5 à 10% d’étudiants prennent la peine de voter), et dirigeant ces manifestations, sont responsables.
    Les présidents d’université ont ainsi, facilement et avec justice, un moyen très accessible de restaurer leurs locaux sans prélever sur le contribuable.
    Mais aucun journaliste ne l’a encore suggéré… il faudrait poser la question aux intéressés.

  4. Et remettre en cause des privilèges bien établis? Autant dire mission impossible.
    Ceci dit, la vraie question devrait plutôt être: que veulent tous ces casseurs et comment les arrêter? Perso, j’ai déjà ma petite idée sur la question.

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