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Bioéthique

Bioéthique : les contradictions avouées de Jean Leonetti

Le député Leonetti, rapporteur du projet de loi sur la bioéthique, se torture l'esprit face aux question de Ouest-France :

"Vous posez un principe : j'interdis [la recherche sur l'embryon], et vous y dérogez ensuite. Comment justifiez-vous cette position ?

L À mes yeux, il existe une différence de nature, et une hiérarchie, entre l'embryon et la cellule souche. L'embryon destiné à naître doit faire l'objet d'une protection. On ne doit pas le manipuler pour en faire quelque chose de différent, augmenter ses performances, choisir la couleur de ses yeux… Les cellules souches embryonnaires sortent de ce cadre. Issues d'un embryon qui n'est pas retenu dans un projet parental, elles me sem blent donc moins « intouchables ». Des dérogations sont donc accordées si la recherche peut apporter un progrès médical."

Ce que le député "omet" de préciser, c'est que pour récupérer ces cellules souches embryonnaires, il faut éliminer l'embryon : le tuer. Concernant ce fameux progrès médical, le député prend soin de préciser :

"Nous ne sommes plus en 2004. La cellule souche embryonnaire portait alors tous les espoirs. On allait guérir les maladies d'Alzheimer, de Parkinson, réparer des organes défectueux. Aujourd'hui, les résultats tardent à venir. D'autre part, les expériences sur les cellules souches adultes offrent une alternative qui ne pose pas de problème éthique. Pour autant, il ne faut pas fermer la porte à la recherche sur les cellules souches embryonnaires. On ne peut pas savoir sur quoi elle débouchera. Les deux doivent être menées conjointement."

Comprenez : on tue des embryons pour récupérer leurs cellules souches et cela ne donne aucun résultat satisfaisant, contrairement à la recherche sur les cellules souches adultes. Mais on continue quand même !

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6 commentaires

  1. Ne pas chercher de logique dans la pensée révolutionnaire : la logique est réservée à l’Église : la Révolution n’a pas de saint Thomas d’Aquin !
    Il est normal que leur pensée soit défaillante et illogique mais ils en ont cure : la culture de la mort sera poussée en avant quoiqu’il arrive.

  2. Toute l’astuce est dans les dérogations, c’est le même schéma que pour l’avortement et autre, toujours la même tactique pour faire “progresser”. Il faut donc s’opposer à toutes dérogations, faire du respect de la vie un absolu, fondé sur la dignité de la personne et le respect dû à la loi divine.

  3. Et plus loin on retrouve sa définition du “projet parental” :
    “En réalité, lever l’anonymat, c’est faire primer le biologique sur l’affectif et sur l’éducatif. Cette dérive vers le tout génétique est dangereuse.”
    Je suis très inquiet car avec de tels raisonnements il ne va tenir longtemps contre la légalisation de l’euthanasie, ou plutôt des “dérogations” d’euthanasie !
    On y est tout proche. Récemment j’ai entendu sur Canal Académie le Dr Regis Aubry, président de l’observatoire de fin de vie, opposant résolument affiché à l’euthanasie, que si la loi Leonneti avait existé à l’époque de l’affaire Humbert, le Dr Chaussoy n’aurait pas été accusé, ce qui est proprement effarent.
    J’ai aussi entendu le Pr André Vacheron (toujours canal Académie) expliquer qu’il faut admettre les situations exceptionnelles comme celle du jeune Vincent Humbert car “[il] pense qu’il appartient au juge de déterminer si on peut dépénaliser la personne qui a aidé le demandeur à se suicider”.
    On a de plus en plus besoin de médecins qui s’affichent clairement comme objecteurs de conscience pour “respecter la vie de la conception à la mort naturelle”.

  4. Pour faire un suivi de sujets connexes déjà abordés sur le SB : http://www.revue2presse.fr/presse/une/le-parisien
    “Vieillissement de la ppulation, ça va coûter cher”
    C’est pour ça qu’ils veulent l’euthanasie ?

  5. Le crime doit être poursuivi sans dérogation, que ce soit sur l’embryon, sur la personne en fin de vie et sur la personne handicapée, tout laxisme en la matière est criminel.

  6. “l’embryon destiné à naître” , mais il est qui lui : il se prend pour le Créateur , en toute modestie évidemment !
    C’est de l’acharnement anthropologique sur fond de galette à se partager entre nouvelles “gens de qualité” !
    Honte à ces margoulins apprentis-sorciers!

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