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Bioéthique

Bioéthique : des participants foncièrement contre la PMA

La Manif Pour Tous tire un premier bilan à mi-parcours :

  • Forte participation dans les « débats-citoyens » malgré les dysfonctionnements constatés dans l'organisation
  • Un thème omniprésent : le débat sur la procréation (PMA sans père et GPA) qui occupe plus de la moitié des réunions publiques
  • Forte expression, aux quatre coins de la France, de l'attachement citoyen aux droits des enfants d'avoir un père et une mère
  • Affirmation claire et largement partagée du rôle irremplaçable du père et de l'injustice pour l'enfant d'être sciemment privé d'amour paternel
  • Outre les droits de l'enfant, les motifs de réserve et d'opposition claire à la PMA sans père et à la GPA développés par les participants dans les réunions publiques sont très divers (besoins affectifs et éducatifs des enfants, conséquences sociales, risque de marchandisation de la procréation, détournement de la médecine, éthique…)

Conclusion : on est très loin de ce qu'annonçaient les partisans de la PMA sans père qui affirmaient que ce n'était même plus un sujet de débat pour les Français. Si un consensus tend à se dégager, c'est en fait en faveur de la prise en compte et du respect des besoins et droits de l'enfant : le rôle de l'Etat est de garantir aux enfants nés par PMA le droit d'avoir un père et une mère. Professionnels de santé et de l'éducation, observateurs, associations et journalistes partagent ce constat, comme en témoignent de récents articles de la presse régionale ou d'investigation. (Lire le dossier de presse complet)

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, observe :

« La Manif Pour Tous note que sur le total des trois premiers mois, plus de 50% des débats-citoyens portent sur la procréation (PMA sans père et GPA). Loin d'un consensus en leur faveur, ces sujets font plus que jamais débat dans la société ». « Dans toutes les réunions ouvertes à la participation du public, les participants s'expriment le plus souvent de manière argumentée et posée, dans un climat d'écoute de la part des organisateurs comme des participants. Nous ne pouvons que nous réjouir de voir que malgré la complexité des sujets et les difficultés souvent rencontrées pour connaître l'agenda des réunions et les modalités de participation, la mobilisation pour les débats-citoyens est importante partout en France. Cela traduit la vigilance citoyenne sur ces sujets et l'attachement aux droits des enfants ».

La Manif Pour Tous a ainsi constaté une très large opposition des participants à l'idée de légaliser la PMA en l'absence de père pour l'enfant : d'une manière générale, pour quelques prises de parole favorables, de nombreuses personnes – parfois plusieurs dizaines – exposent au contraire les graves et nombreux problèmes en cause et leur souhait que la France soit respectueuse de l'anthropologie, de la finalité de la médecine et de ses engagements internationaux. C'est ce qui ressortait du sondage Ifop publié au début de ces états généraux de la bioéthique : les deux tiers des Français (64%) estiment que l'Etat doit garantir aux enfants nés par PMA le droit d'avoir un père et une mère. Dans la même étude, plus des trois quarts des Français estimaient qu'un débat serein et apaisé sur la PMA et la GPA ne serait pas possible avant au moins quelques années. Et seul un Français sur dix (10%) estimaient que de tels débats ont pour conséquence de rassembler les Français.

En ce qui concerne les autres enjeux des états généraux de la bioéthique, fondamentaux eux aussi, La Manif Pour Tous regrette la part très restreinte qui leur reste, y compris sur l'intelligence artificielle, les neurosciences, la médecine prédictive ou encore la fin de vie.

LMPT observe aussi certaines tentatives de fraudes sur le site officiel des états généraux de la bioéthique…

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11 commentaires

  1. Ce n’est qu’un combat : continuons le début.

  2. Méfiance sur ces “débats” : c’est le meilleur moyen de nous neutraliser, de nous compter, de nous estimer. La preuve ; à chaque séance, on a mes copains les RG qui font leur fifiche en nous zyeutant.

  3. Si on passe pas un cran au-dessus, ils vont la faire passer leur loi. Et vite fait en plus.

  4. OK, LMPT remporte la première manche. Mais il faut vite penser au coup d’après. Ils vont passer en force au Parlement, et là, il n’y aura plus de débat.

  5. LMPT : 1
    LGBT : 0
    On avance.

  6. Pas de quoi pavoiser. Ce gouvernement pratique, comme le précédent, l’illusion consultative. On collecte les avis, on fiche les opposants et après on légifère et se fichant des opposants fichés. Passons vite la vitesse supérieure.

  7. D’accord. Mais le retentissement médiatique de ce camouflet imposé aux LGBT ? Il est nul. Alors on fait quoi ? On attend que BFMTV vienne nous voir ?

  8. Tiens on dirait qu’il y a quelques nuages sur l’arc en ciel LGBT.

  9. Pas sûr que ça soit très gay, côté LGBT, ces temps-ci.

  10. Je confirme : aux réunions débats, les LGBT étaient bien véners de nous voir nombreux, pondérés, implacables.

  11. Embarras idéologique ou méconnaissance du sujet ? Une ministre botte en touche sur la PMA (VIDEO)
    Ministre du gouvernement d’Edouard Philippe, Jacqueline Gourault ne semble pas particulièrement à l’aise avec un certain point de campagne du candidat Emmanuel Macron, qui promettait l’ouverture de la PMA aux couples de femmes.
    Invité sur le plateau de France 3 le 18 mars, le ministre auprès du ministre de l’Intérieur français, Jacqueline Gourault, a semblé mal à l’aise lorsqu’un journaliste lui a demandé sa position sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes. Une promesse de campagne du candidat Macron.
    Le ministre a tout d’abord paru peiner à se souvenir de ce qu’était la PMA, avant de formuler une réponse pour le moins sibylline aux journalistes du plateau : «C’est une question éthique, personnelle, auquel [sic] j’apporterai ma réponse, quand le sujet viendra.»
    L’un des deux journalistes sur le plateau a présumé : «Vous n’êtes pas vraiment favorable…» Et Jacqueline Gourault de répondre : «J’apporterai ma réponse quand le sujet viendra et je mettrai tout ce que je crois dans la discussion.»
    Les journalistes lui ont alors rappelé qu’elle ne s’était pas fait connaître pour être en faveur du mariage homosexuel durant le quinquennat de François Hollande. Selon l’hebdomadaire Marianne, elle avait d’ailleurs pris position sur son blog de sénatrice MoDem en 2013 : «Le mariage est un héritage de notre histoire qui, je crois, devrait être préservé en ce qu’il a de symbolique […] Pour des raisons culturelles et de tradition, je crois qu’il aurait été préférable de faire évoluer le Pacs vers une nouvelle forme d’union civile.»
    Elle n’a pas dit autre chose aux deux journalistes de France 3, le 18 mars : «J’étais opposée au mot “mariage”, j’ai pensé que pour des raisons culturelles, qui pouvaient choquer un certain nombre de Français, il fallait [sic] mieux trouver un autre terme et s’unir d’une autre manière.» Et d’ajouter : «Je pense qu’il faut dans ces domaines, écouter, débattre, écouter les comités d’éthique, écouter les scientifiques…»
    «Ecouter les religions ?», l’interrompt un des deux journalistes de France 3, en précisant : «C’est ce que veut faire Emmanuel Macron.» «Bien sûr, tout le monde doit être écouté», a conclu Jacqueline Gourault.
    Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, célibataires ou en couple, est actuellement débattue dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique qui doivent se terminer cet été. Le président de la République s’est en revanche toujours prononcé pour le maintien de l’interdiction de la GPA (grosse pour autrui).
    https://francais.rt.com/france/48946-pma-grosse-hesitation-jacqueline-gourault-video

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