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Bioéthique / Culture de mort : Avortement / Culture de mort : Euthanasie / Liberté d'expression

Beaucoup de soignants quittent la profession, écœurés des actes mortifères qu’on leur fait commettre

Odile Guinnepain, infirmière en soins palliatifs et responsable de l’antenne « Nos mains ne tueront pas », a bien voulu répondre aux questions du Rouge & le Noir. Extraits :

43_main_rs-8738e"Une délégation de professionnels de santé sera en tête de la marche pour la première fois cette année. Pourquoi ce choix ?

Tout simplement pour faire entendre la voix des soignants sur toutes ces problématiques liées à la vie parce qu’on oublie qu’elles les concernent directement. Qui pratique les IVG, les IMG, qui délivre les MCU (moyens de contraception d’urgence), qui administre les sédations terminales dont beaucoup sont euthanasiques, qui administre les traitements et pratique les actes pour la PMA, … ? Ce sont des professionnels de santé : médecins, sages-femmes, infirmières, pharmaciens, etc… Par la force des choses, tous ces actes nécessitent l’intervention de soignants. Pour autant, cela ne signifie pas qu’ils le font aisément ou dans une consciencieuse indifférence ! Nous n’avons pas choisi ce métier pour détruire la vie. Nous l’avons choisi pour la servir !

C’est la raison pour laquelle nous serons présents en délégation à la MPV ; afin de manifester notre refus de participer et de nous rendre responsables de tous ces actes, et indirectement, de leurs conséquences ; mais aussi pour demander une clause de conscience beaucoup plus libre. Beaucoup de soignants quittent la profession, écœurés des actes mortifères qu’on leur fait commettre.

Quels sont les enjeux pour les professionnels de santé de la révision de la loi de bioéthique qui s’ouvre actuellement ?

Ils sont nombreux car les projets actuels ne visent qu’à transgresser toujours la loi naturelle ou à continuer d’ouvrir les portes de la culture de mort. Par exemple, la PMA, qui, déjà et en soi, transgresse la conception d’un enfant dans la relation homme/femme, va s’ouvrir à des femmes vivant ensembles ou à des célibataires. Les professionnels vont donc se rendre complices de faire « engendrer » des enfants fabriqués et non conçus que l’on fera sciemment orphelins de père ! Oui, dès les premiers actes, soit les injections aux femmes, d’hormones stimulant la production d’ovocytes (prescrites par des médecins et pratiquées par des infirmières hospitalières ou libérales), les soignants se rendront complices de ces « fabrications » d’enfants moralement illicites. Auront-nous l’accès à l’objection de conscience dans la PMA pour toutes ?

Si l’aide médicale à mourir ou l’aide médicale au suicide sont légalisés, qui va injecter les produits létaux ? Ce sont les médecins qui vont les prescrires, ce sont les infirmières qui vont poser les seringues contenant les produits ou les injecter directement et ce sont les aides-soignantes qui poursuivront les soins de nursing et de confort en assistant aux agonies provoquées (pas forcément confortables !) des patients. Et ce sont les pharmaciens qui délivreront les produits létaux ! Comme pour la PMA mais aussi l’IVG, l’IMG etc.. à tous les niveaux de la chaîne, ces actes concernent éthiquement et en conscience tous les professionnels de santé : Sacré responsabilité morale !

Il en sera de même pour la congélation des ovocytes ou des spermatozoïdes effectués par des biologistes, de même pour la GPA qu’elle soit « médicale » ou pour permettre aux hommes vivant ensemble ou célibataires d’avoir des enfants. L’acte et la surveillance médicale des mères porteuses étant faite par des professionnels du soin. Et tant d’autres violations….

Comment jugez-vous la situation actuelle de la liberté de conscience du corps médical ?

Actuellement, sous certaines conditions, les médecins ont accès à l’objection de conscience dans 3 problématiques :

Actuellement, l’objection de conscience est accessible aux médecins pour trois types de situations :

Le refus de stérilisation : « Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer cet acte visée contraceptive mais il doit informer l’intéressé de son refus dès la première consultation. » (article L.2123-1 du code de la santé publique).

L’interruption volontaire de grossesse : « Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention selon les modalités prévues l’article L.2212-2.  » (article L.2212-8 du code de la santé publique)

« Un médecin ne peut pratiquer une interruption volontaire de grossesse que dans les cas et les conditions prévus par la loi ; il est toujours libre de s’y refuser et doit en informer l’intéressée dans les conditions et délais prévus par la loi. » (article R.4127-18 du code de la santé publique).

Cependant, La loi n°2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et la contraception a supprimé une disposition de l’ancien article L.2212-8 du code de la santé publique qui reconnaissait aux chefs de services des établissements de santé publics la possibilité de à s’opposer ce que des interruptions volontaires de grossesse soient réalisées dans leur service. Cela signifie donc que le chef de service a le droit de refuser de réaliser personnellement une interruption volontaire de grossesse mais il ne peut imposer ses propres convictions personnelles et professionnelles à l’ensemble de son service.

La recherche sur l’embryon : « (…) aucun médecin ou auxiliaire médical n’est tenu de participer quelque titre que ce soit aux recherches sur des embryons ou sur des cellules souches embryonnaires autorisées en application de l’article L.2151-5. » (article L.2151-7-1 du code de la santé publique) ;

Il est aussi important de préciser que ce n’est pas parce qu’un soignant ne pratique pas directement l’acte « grâce » à son objection de conscience qu’il en est complètement détaché. En effet, en âmont ou en aval, il administre les soins nécessaires aux femmes concernées. Ce n’est pas simple à vivre !

Pour ce qui est de la fin de vie, on assiste à des dérives sérieuses et bien plus fréquentes qu’on ne le croit, au sujet de la sédation à laquelle les soignants ne peuvent rien dire. En effet, la « sédation profonde, continue jusqu’au décès » telle qu’énoncée dans l’article 3 de la loi Claeys/Léonetti, n’est pas « officiellement » un acte euthanasique, donc portant atteinte à une vie humaine ; donc pas de clause de conscience possible dans ces cas-là. Ce souci touche en particulier les infirmières. En effet, les médecins étant prescipteurs et décideurs, ils ne sont pas « obligés » de prescrire une sédation qui, dans l’acte, serait désorsonnée. Par contre, lorsqu’elle est prescrite par un médecin à qui cela ne pose aucun problème de conscience, l’infirmière a obligation d’appliquer la prescription. Beaucoup d’infirmières vivent très mal ces situations et peinent réellement à se faire entendre sur les questions éthiques que posent ces actes et leur multiplicité. […]"

À tous les lecteurs du Salon Beige en France, j’irai droit au but : pour poursuivre son travail le Salon Beige a besoin de vos dons. Le combat culturel que nous menons est violent et nos opposants disposent de moyens infiniment plus importants que les nôtres. Nous sommes en permanence ciblés par des personnes et des groupes qui savent utiliser l’argent, les médias et … la justice pour nous combattre et nous détruire.

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Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule.
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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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7 commentaires

  1. Une ancienne amie sage-femme m’avait il y a au moins 20 ans qu’elle voyait des horreurs…

  2. Mais il ne faut pas démissionner ou quitter la profession ! Car alors resterons tous les partisans de cette culture de mort qui se répand partout, et qui, se voyant plus nombreux, vont se mettre à tuer à tour de bras !
    Il faut au contraire tenir bon, s’accrocher, courber le dos s’il le faut, mais rester ! Courage ! et nous, nous devons les soutenir coûte que coûte !
    Et comme mot d’ordre : “Nos mains ne tueront pas !”

  3. Je crois que beaucoup de chrétiens, dans le domaine des professions de la santé, sont en pratique empêchés de se lancer dans le métier qu’ils auraient aimé exercer, à cause de toutes ces lois contre la vie et contre les enfants. C’est notamment le cas d’un de mes enfants.
    Par exemple, il y a pénurie de gynécologues et il est craint que la pénurie devienne de plus en plus forte. La multiplication des procès, et les assurances qui couvrent ces médecins de plus en plus chères, y sont pour quelque chose. Mais pas seulement, et peut-être pas non plus en premier lieu. Un chrétien aujourd’hui peut-il devenir gynécologue ? Certes les lois actuelles ne l’obligent pas à avorter, qu’il soit obstétricien ou pas, une fois qu’il a terminé ses études, mais peut-il devenir gynécologue sans être obligé pendant ses études de pratiquer un avortement ou d’y assister ? Le métier de gynécologue ne va plus être exercé que par des non-chrétiens ? Les nombreuses personnes, parmi les non-chrétiens, qui ne veulent pas être complices de tueries (avortements, euthanasies) ou d’autres actions inhumaines/tortures (manipulations/congélations/etc. d’embryons) peuvent-elles devenir gynécologues (ou exercer un de ces métiers de santé) ? Alors, sans parler de l’aspect moral/éthique, (qui est pourtant si important), dans le concours de médecine, la concurrence intellectuelle devenant bien moindre, la profession de gynécologue ne risque-t-elle pas de devenir à la portée de personnes qui dans les concours actuels n’auraient pas leur place, au plan intellectuel —et donc au plan compétence à-venir—, dans quelque métier de médecin que ce soit ?
    Et des problèmes cruciaux analogues existent maintenant en particulier pour toutes les professions de la santé : sages-femmes, infirmiers, mais aussi pharmaciens, etc.

  4. Il est urgentissime de foutre en l’air ces abominables ”lois” de tueurs fous, de criminels comme jamais l’on en avait eu.
    Détruire ces saletés dites légales et impératif, les criminels , en général, on les neutralise sans retard et sans état d’âme.

  5. Oui, Semper Fidelis, ms pr rester, il faut absolument que les clauses morales soient claires et nettes, sinon impossible de rester malheureusement !!!
    Concernant l’ivg, la clause morale est aussi “accessible” pour les infirmières et sûrement les internes, c’est important de le dire, pour les autres motifs je ne sais.
    Ce n’est pas toujours facile d’avoir cette position au sein d’une équipe soignante, loin de là, mais au moins, “on a la loi avec nous” et les autres peuvent être intolérants avec nous (ou pas) et là, en effet, on courbe l’échine et on “serre les dents”, ms ils ne peuvent nous faire aucun reproche de ne pas participer à l’acte que ns trouvons répréhensible moralement.
    Et souvent ce positionnement, même silencieux et sans commentaire, fait réfléchir les collègues de l’équipe sur l’acte en question.

  6. Si vous n’achetez pas un berceau dans votre vie vous n’aurez pas vécu.
    Pouvons nous espérer que certains vont ouvrir leurs yeux !!! mais de la pillule du lendemain aux ondes basse fréquence en passant par la puce RFID il y a un long chemin d’explication sur cette culture de mort que l’on nous impose. Combien faudra- t’il de souffrance pour admettre le mal causé par la nourriture infecte et les médicaments poison venus d’ailleurs les ondes destructrices et les épandages d’aluminium de baryum etc
    Quand reverrons nous un ciel bleu azur des ruisseaux limpides, la disparition des antennes relais ainsi que la fin de l’adiction aux écrans et tablettes !
    Je vous assure il y a de quoi nourrir sainement beaucoup de monde sur la planète ceux qui prétendent le contraire ne rêvent que de couvrir les riches terres agricoles de béton ils rêvent d’argent ils rêvent de mort.

  7. IVG cela veut dire “Interruption d’une Vie Genante”. Comme cela les choses sont beaucoup plus claires

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