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Homosexualité : revendication du lobby gay

Bayrou contre le manifeste des 174

Une lectrice du Salon Beige a demandé à François Bayrou pourquoi il n’avait pas signé le manifeste des 174 contre "l’homoparentalité", question que je lui posais également à la fin de ce post. Sa réponse, donnée également sur RTL ce matin, est la suivante :  "Je ne suis pas favorable à l’adoption par des couples homosexuels, mais je n’en parle qu’avec une grande prudence. Le rôle d’un député n’est pas de signer des manifestes. En France, beaucoup de parents élèvent des enfants en étant homosexuels, en ayant quelquefois découvert leur homosexualité après avoir été marié, après avoir eu des enfants. Je n’ai pas envie d’une stigmatisation. Cette pétition dit qu’il faut un homme et une femme" pour adopter alors que de nombreux "célibataires adoptent" et "élèvent des enfants". On ne doit pas faire d’amalgame et de simplisme sur des sujets aussi lourds et compliqués et qui entraînent tant et tant de soucis et, quelquefois, de richesses humaines."

François Bayrou est de mauvaise foi et joue sur les mots. En effet, le manifeste préconise "la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère". Ceci est normal, de bon sens et conforme à la loi naturelle. Ceci veut-il pour autant dire que le manifeste stigmatise les personnes qui, blessées par la vie à cause d’un décès ou d’une séparation, élèvent seuls des enfants ? Bien sûr que non ! Le texte du manifeste est explicite : "Le déni de la différence sexuelle, du sens de la procréation et de la filiation laisse entendre que le désir d’avoir un enfant serait suffisant pour devenir "parent". Ainsi, la promotion de l’adoption par des partenaires de même sexe, de la procréation médicalement assistée, du "tourisme procréatif" et de la gestation pour autrui se répand. Cette promotion est en totale contradiction avec le Code civil, le droit de la famille (…). Il ne nous paraît pas conforme à l’intérêt de l’enfant de permettre son inscription dans une filiation qui ne serait pas structurée sur l’altérité sexuelle des parents".

Concernant l’adoption par les célibataires, on pourrait presque s’étonner que le législateur, en France mais pas dans tous les pays, permette à un célibataire d’adopter un enfant : est-il vraiment moral, pour satisfaire le désir personnel d’un adulte, de priver délibérément un enfant de ce repère essentiel qu’est le fait d’avoir un père et une mère. L’adoption pourrait être réservée en priorité aux couples mariés (ici §6) et ce dans l’intérêt des enfants. Enfin, n’oublions pas que cette législation permet déjà à de nombreux homosexuels d’adopter en tant que célibataires ( §4, ici), les enquêtes sociales étant facilement contournables.

Philippe Carhon

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4 commentaires

  1. L’adoption par un célibataire existe de manière traditionnelle pour que des enfants puissent être adoptés par leur oncle ou leur tante célibataire lorqu’ils ont perdu leurs parents. Le principe a été depuis quelque peu … dévoyé.
    Quant à F. Bayrou, il nous rejoue un grand classique : prétexter que des enfants sont élevés par des personnes homosexuelles (qui ont par exemple un père homosexuel … mais aussi une mère biologique dont il s’est séparé, mais qui existe) pour justifier l’adoption d’enfants qui seraient eux, privés de la connaissance de l’un de leurs deux parents par les techniques de procréation (FIV avec don de sperme ou mère porteuse avec don d’ovule) … bref, rien à voir !

  2. La pensée maçonnique à laquelle F. Bayrou a adhéré lui dicte son comportement progressiste, comme on peut le lire dans cet article.
    Son christianisme de facade ne trompe plus personne.

  3. Je remarques que ce qui se passe autour de l’adoption des enfants est très proche de ce qui se passe pour l’avortement du point de vue de la justification du droit :
    – l’enfant n’a aucun droit
    – l’adulte a tous les droits
    Du moins, c’est que le lobbying essaye de nous faire croire.
    On remarque (cf. Lexique du conseil Pontifical de la Famille) que la société cherche par tous les moyens à défaire de ses droits l’individus le plus faible : l’enfant.
    La société cherche à protéger les plus forts et à justifier leurs actes (de manière on ne peut plus maladroite) contre le seul droit le plus fort : la loi de la nature.
    Et ce combat se fait au détriment des plus faibles : les enfants !
    La marche de la vie va devoir dans les années à venir proposer une réflections sur les défenses des petits et des pauvres. Car les plus faibles (enfants, vieillards, malades fortement handicapés) ne peuvent se défendre eux-même et la société va à leur encontre en cherchant à les laisser seuls.
    Excusez-moi, mais, pour reprendre une idée de Jean-Paul II, c’est du Nazisme !
    UdP,
    Bob

  4. Parce que vous vous attendiez à autre chose de la part de Léchouilleurs Ier, roi des benêts, lui qui n’a pas hésité à saluer la constitution européenne sans racine chrétienne et critiqué le deuil à la mort du pape. Qui plus est initié en effet. Lui chrétien? Mais bien sûr, et moi je suis un marxiste musulman.
    Encore un minable erzats de Marcel Déat à rajouter à la liste noire des collabos de tous poils.

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