Avortements clandestins : la propagande pro-mort ne varie pas

Selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Guttmacher Institute, les pays où l'avortement est interdit ou limité connaissent un nombre important d'avortements clandestins.

AAinsi, selon ces organismes, les deux régions réputées les plus "restrictives", l'Afrique et l'Amérique latine, affichent des taux d'avortement élevés, de 29 et 32 pour 1.000 femmes en âge de procréer, tandique qu'en Europe de l'Ouest, où l'avortement est généralement légal, le taux d'avortement n'est que de 12 pour 1.000.

Message : il faut légaliser le droit à l'avortement pour faire baisser le nombre d'avortements. CQFD !

La propagande grossière est bien connue et nous avons connu la même avant 1975 (250 000 à 300 000 avortement clandestins en France avant la légalisation selon la propagande). Le véritable chiffre se situait entre 50 000 et 80 000 avortements clandestins en France. La légalisation a donc entraîné un doublement voire un quadruplement des avortements en France (210 000 par ans actuellement).

Plus récemment au Portugal, les organismes pro-mort annonçaient 30 000 à 40 000 avortements clandestins avant la légalisation. Après, on en compte… 1600. Au Maroc, même propagande en 2008.

Ce type de mensonge n'est pas le seul : l'idée selon laquelle bon nombre de femmes meurent des suites d'un avortement clandestin se révèle souvent fausse après enquête.

Bernard Nathanson (1926-2011), l'ancien avorteur qui avait mené le mouvement pour la légalisation de l'avortement aux États-Unis, avait admis avoir inventé la statistique selon laquelle 50 000 américaines mourraient d'avortement chaque année.

3 réflexions au sujet de « Avortements clandestins : la propagande pro-mort ne varie pas »

  1. Marie

    J’écoute en ce moment un reportage sur ce sujet sur BBC world radio. Sur trois témoignages poignants (de jeunes femmes ayant avortés) deux intervenant sont depuis devenus pro-vie. Cela a déstabilisé le journaliste 😉

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