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Culture de mort : Avortement

Avortement : un évêque portugais dénonce la manipulation

Ilidio Mgr Ilidio Leandro, évêque de la petite ville de Viseu, au Portugal, a indiqué que si le référendum du 11 février avait porté seulement sur la dépénalisation de l’avortement, il aurait voté oui. La presse portugaise s’est jeté sur ces commentaires : elle tenait enfin son responsable catholique pro-avortement ! Don Ilidio s’est empressé de préciser son propos afin qu’il ne soit plus déformé par la presse, ni sorti de son contexte, expliquant qu’il aurait voté oui à l’absence de poursuites et peines pour la femme ayant avorté, dans la mesure où

"généralement la femme est victime de ces situations parce qu’elle est abandonnée par la société et par l’Etat – les aides n’existent pas – et souvent aussi par son compagnon, tandis que le professionnel de santé accepte de pratiquer l’intervention pour en tirer un bénéfice."

Dans ce contexte, la femme "est la victime et celle qui reste dans la solitude" : "elle recherche un avortement quand elle n’a pas d’autre choix".

Jeanne Smits, qui nous rapporte cet épisode, fait remarquer que c’est la logique de la loi pour la vie proposée par l’AGRIF et le Centre Charlier : ne pas poursuivre la femme ayant avorté, mais faire peser plus justement la responsabilité sur ceux qui la poussent à l’acte et organiser un contexte favorable à l’accueil de la vie.

L’évêque a souligné qu’il n’y avait pas une question (celle de la dépénalisation accordée à la femme, qui fait l’objet d’une première proposition) mais trois, les deux autres portant sur la libéralisation totale de l’avortement jusqu’à dix semaines pour la première, et sur la réalisation de ces avortements dans des centres de santé légalement autorisés. Il a dénoncé le fait que les partisans du oui se centrent exclusivement sur la première question. Il s’agit de faire croire aux électeurs qu’ils mettent fin à une situation difficile imposée à celle qui ne porte pas l’entière responsabilité de son acte, alors qu’en réalité la dimension la plus grave de ces atteintes organisées à la vie se situe dans le fait de faire de l’avortement un droit et de le faire organiser et accomplir par l’Etat.

En outre, selon le cabinet de police judiciaire du ministère portugais de la justice, 223 crimes d’avortement ont été enregistrés depuis le dernier référendum par lequel les Portugais avaient dit non à la dépénalisation en 1998. 34 d’entre eux ont donné lieu à un procès ; 18 personnes au total ont été condamnées, au plus à des peines de prison avec sursis. On ne peut donc pas dire que l’avortement fasse l’objet d’un acharnement répressif : ce qui montre bien que le but réellement poursuivi est de faire de l’avortement un droit.

Michel Janva

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2 commentaires

  1. dépénaliser la victime oui, le médecin : non.
    surtout lutter contre le remboursement ( ou l’augmentation des tarifs) : il y aura encore plus d ‘avortements en france quand ils seront mieux payés.
    Pour l’instant ils sont réalises en clinique car peu rétributeurs…

  2. Peut on lutter?
    de toute façon si le non l’emporte, ils feront enocre un autre référendum plus tard… Et puis un autre si besoin…. Et encore un autre… Avec des slogans toujours plus idiots jusqu’à ce qu’ils en trouve un qui fait mouche : “On tue parce que la mort c’est la vie” “On tue par compassion” etc….
    Je ne vois franchement que la prière et le jeune tant la bête qu’il faut abattre est phénoménale !

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