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Avortement légal : Présent sur les déclarations de Le Pen

Présent du 14 juillet analysait dans le détail la nouvelle position du candidat à l’élection présidentielle mardi dernier sur Radio Courtoisie (post de Michel; AFP). Jean Madiran :

Il n’est pas aisé de bien comprendre ce que Jean-Marie Le Pen a voulu signifier par ses déclarations à l’antenne de Radio-Courtoisie, mardi dernier, selon lesquelles une remise en cause des lois sur l’avortement « n’est pas un des thèmes du combat politique d’aujourd’hui ».

12sem […] Il ne sera ni rapide ni facile de « remettre en cause les lois sur l’avortement ». Mais si l’on n’y travaille pas dès maintenant, on n’y arrivera jamais. Et en cessant de les remettre en cause, on supporte sans protester, on cautionne, on respecte en fait le prétendu « droit » dont elles organisent et protègent l’exercice.

[…] Le « devoir d’état des hommes politiques » qui, selon Le Pen, se limite à « gérer la cité », peut-il méconnaître ce désastre [200.000 avortements par an] ?

Jeanne Smits remarque quant à elle qu’on attend des candidats, s’ils constatent à juste titre que l’avortement ne peut actuellement être aboli du jour au lendemain, qu’ils se prononcent au moins sur des mesures législatives intermédiaires : s’engageront-ils, par exemple, à rétablir un vrai droit à l’objection de de conscience pour le corps médical ? On ajoutera : s’engageront-ils à faire cesser le soutien systématique de la France à la culture de mort dans les instances internationales ?

23janvier042Ces questions s’adressent à Le Pen, mais aussi aux autres qui, comme Christine Boutin, professaient encore de fermes positions pro-vie il y a quelques années mais renoncent maintenant à remettre en cause l’avortement légal.

Le devoir des politiques est une chose – le nôtre, si nous voulons des réponses à ces questions, est de nous mobiliser dès maintenant pour la Marche pour la Vie du 21 janvier 2007.

Henri Védas

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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14 commentaires

  1. Je partage l’avis de M.Madiran.
    Ayant appartenu à la génération “sauvetages” dans les années 85-90 , j’ai la désagréable impression que ce combat, qui est crucial, primordial et fondamental,que cette cause ne suscitent plus la ferveur dont ils ne sauraient se passer.

  2. M. Le Pen n’a JAMAIS été contre l’avortement.
    Une militante active du F.N. (de 1981 à 1999), qui a toujours vu le Président du Front se dérober lors des débats sur la question précise de la loi Veil.

  3. @ Jutte
    Présent mentionne en effet le manque d’intérêt des dirigeants du FN à évoquer concrètement le remplacement de la loi Veil par une loi pro-vie ces dernières années, en particulier le peu d’écho qu’a eu la proposition du centre Charlier d’une “Loi pour la Vie” :
    http://www.agrif.fr/combat/loi-vie.asp
    Mais, pour être juste envers Le Pen, il faut aussi rappeler qu’il est classé année après année parmi les députés les plus pro-famille et pro-vie du Parlement européen, et est actuellement en tête de la délégation française d’après l’observatoire indépendant Euro-Fam :
    http://euro-fam.org/eurunion/eu-parl/votes/votes-eu-parl.php?LG=EN&LJ=FR
    (cliquer sur “France” dans le menu déroulant “country”)

  4. […]

  5. [HS]

  6. Et Maigret ? il me semble avoir vu dans son programme qu’il a toujours pour but de supprimer la loi Veil, même si des mesures transitoires lui semblent nécessaires.

  7. Oups ! je ne parlais pas du fameux commissaire, mais de Bruno Megret, pardon

  8. [H.S.]

  9. 200 000 avortements : ce chiffre inclue t il les avortements par stérilet, pillule du lendemain ??

  10. les acteurs du FN ont peut-être une vision différence de l’avortement mais quoi qu’il en soit, c’est le programme FN qui domine.
    Sur le site du FN, page propositions/famille, on lit :
    LA FAMILLE
    LA PRÉFÉRENCE FAMILIALE
    PROTÉGER ET ACCUEILLIR LA VIE
    1. Inscrire le droit à la vie dans la Constitution
    2. Abroger les lois sur l’avortement
    3. Permettre l’adoption prénatale
    http://www.frontnational.com/doc_prop_identite.php

  11. @ lock
    Je voudrais vous croire, mais d’où tenez-vous que le programme “domine” ? Qui ira dire au candidat du FN à la présidentielle qu’il est tenu de se présenter sur ce programme ?

  12. Premièrement on peut se poser la question de savoir si l’interdiction de l’avortement est vraiment adéquate aujourd’hui. Du point de vue de l’individu, une naissance, suivie de l’éducation d’un enfant, a un impact énorme sur la vie des parents et du reste de la famille. On peut donc considérer que c’est une décision qui doit être prise librement. En outre, un avortement a toujours des conséquences très négatives sur la femme qui y a recours, au moins psychologiquement, lorsque ce n’est pas physiologiquement. Si l’avortement n’est jamais une bonne solution, il arrive ainsi que ce soit la moins mauvaise.
    Il faut noter aussi que de manière générale, la philosphie du programme du Front National est de préfèrer les mesures incitatives aux mesures coercitives.
    On peut donc considérer que des mesures palliatives seules comme principalement le revenu parental d’éducation et l’adoption prénatale, sont plus justes et pertinentes qu’y ajouter l’interdiction pure et simple.
    En outre, et c’est décisif, diviser les Français sur ce sujet secondaire est totalement contre-productif, alors que la situation dramatique de la France impose de les rassembler sur les urgences du jour : le chômage, l’immigration, l’insécurité, et la survie de la France en tant que Nation. Si le FN perd l’élection présidentielle de quelques pourcents en ayant fait fuir des électeurs sur la question de l’avortement, cela ne va strictement rien arranger, non seulement sur ces sujets prioritaires bien sûr, mais aussi sur la question du respect de la vie du fœtus lui-même.
    Car il est bien évident qu’il faut d’abord réouvrir le débat dans le pays sur le sujet, avant d’éventuellement poser la question de l’interdiction au peuple. Cela entrainerait immédiatement l’incompréhension des Français, et la levée de boucliers des puissants lobbies pro-IVG, qui mettraient en échec immédiatement et durablement tout tentative de revenir sur l’avortement.
    Et réouvrir le débat, cela implique de recréer la démocratie à tous les niveaux de la société française, ce qui ne peut bien évidemment se faire du jour au lendemain, et demande un certain nombre d’années.
    Ceux qui persistent à penser qu’il faut interdire l’avortement devraient se poser la question nécessaire et fondamentale de savoir comment ils vont pouvoir la réaliser dans les faits. Car en science, et surtout en science politique, l’application est aussi importante que la théorie.

  13. @ Jean
    vous ne semblez pas partager le postulat que l’enfant à naître est un être humain… vos conseils tactiques paraissent par conséquent un peu décalés.

  14. En partant de ce postulat, je vous dis que votre stratégie qui consiste à faire de l’interdiction de l’avortement un thème de campagne est une erreur. Il faut d’abord libérer la parole sur le sujet, et faire évoluer les mentalités. Car la question de la réalisation de cette interdiction est NECESSAIRE. Si vous échouez par trop de précipitation, alors le combat est perdu pour au moins 20 ou 30 ans. Et vous serez bien avancé.
    Je répète : en politique, il y a les idées, et la façon dont on va les réaliser. Et cette dernière NE PEUT PAS être négligée, sous peine d’échec. Elle est un constituant à part entière, incontournable, de la science politique. Elle est aussi importante que les idées.

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