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Valeurs chrétiennes : Education

Avez-vous un dictionnaire Michel Lussault/français ?

Challenges s’est plongé dans "Hyper Lieux", dernier ouvrage de Michel Lussault paru en février 2017, qui vient de claquer la porte du Conseil supérieur des programmes

Unknown-10(…) Bref toute une cohorte hétérogène de professionnels (officiels ou, pour beaucoup, informels) qui rendent possible l'" hypertouristicité " de Venise, qui vivent de cette rente de plus en plus disputée. (…) En tous cas, dans ce séjour à Venise, l'importance de cette nouvelle forme à diffusion virale, de mise en scène spatiale de soi m'avait frappé. (…)

(…) Venise est sans doute l'un des endroits ou l'on saisit le mieux le caractère ambivalent de ce genre de tourisme, qui assure la survie d'un espace et d'une société tout en les aliénant par la construction d'un artefact spatio-temporel très particulier : le site touristique mondialisé. (…)

(…) En tous cas, c'est ici dans ce type d'endroit, sans circonscrire une telle expérience à des sites touristiques, que j'éprouve que le Monde contemporain, bien loin d'aliéner purement et simplement le rapport des individus à leurs espaces de vie, enrichit et complexifie sans cesse ces derniers et multiplie le nombre de ceux qui nous sont accessibles. (…)

(…) En réalité, on observe le caractère stratégique, pour tout acteur social et quelle que soit l'action considérée, de la localisation, c'est-à-dire de la détermination du bon emplacement permettant d'espérer la réalisation des fins poursuivies. (…)

(…) Du coup, le local redevient à la fois central dans les pratiques quotidiennes de tout un chacun et la référence d'un nombre croissant d'imaginations géographiques et politiques. (…)

(…) On se souvient qu'il y a quelques années, d'aucuns déploraient la reproduction ad libitum des " non lieux " : je serais plutôt tenté de voir des lieux partout. (…)

(…) Pour le (dé)montrer, je commencerai par l'analyse des hyper-lieux connectés et ubiquitaires les plus " iconiques " : les shopping mails, les aéroports, les gares qui participent pleinement de ce que la mondialisation et l'économie globalisée promeuvent comme modalités d'organisation des sociétés et comme valeurs mais qui, déjà, s'avèrent plus variés, subtils et complexes qu'il n'y parait. (…)

(…) Puis dans la continuité de cette première approche et du cadre conceptuel qu'elle m'aura permis de poser, j'examinerai d'autres lieux du Monde – toujours avec le souci d'objectiver en quoi ils appartiennent à un genre commun, que l'hyper-lieu emblématise, et en quoi leurs (nombreuses et importantes) différences spécifiques font sens. (…)

Et en conclusion :

(…) On trouve dans ce texte assertorique l'ensemble des grandes thématiques du néolocalisme et bien des alteractivistes des alter-lieux adhéreraient à nombre des pétitions de principe qu'il contient – ce qui conforte mon hypothèse d'un air du temps/air de l'espace localiste critique, qui fait pendant à celui de l'hyper-lieu mais en partage toutefois certaines des modalités (au premier chef l'hyperspatialité, mais aussi les logiques affinitaires et expérientielles). (…)

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22 commentaires

  1. Traduction S.V.P…

  2. Chaque domaine de recherche possède son propre langage un peu spécifique et pas forcément compréhensible pour le non initié. On pourrait faire la même chose avec Villani en extrayant des citations de ses articles mathématiques ou de son remarquable ouvrage « théorème vivant » mais il me semble que le ridicule de la situation apparaitrait rapidement…
    Je précise que je n’ai pas la moindre sympathie, et loin de là pour Michel Lussault et ses idées nuisibles de pédagogo.

  3. Lorsque l’on ne sait rien dire d’essentiel et de neuf sur le fond, une certaine pédanterie alambiquée de la forme, peut faire illusion auprès des gens de même acabit.

  4. Cé bô kom du MEIRIEU….

  5. On se demande ce qu’il a dit après qu’il a parlé et je lui croit pour moi le crâne un peu fêlé (Molière).

  6. Très drôle ce sketch de Michel Lussault!
    Le seul problème, c’est que je ne sais pas quand est-ce qu’il faut rire…
    PS. Dommage que Raymond DEVOS ne soit plus de notre monde; il en aurait fait quelque chose.

  7. Un petit sondage dans le Dictionnaire de géographie que le même Michel Lussault a commis avec Jacques Lévy permettrait également d’obtenir des résultats intéressants.
    De mémoire, un acteur est un actant doué de représentations, d’intentionnalité propre et de capacités stratégiques autonomes.
    Pour connaître plusieurs vrais géographes, je peux assurer que le jargon de Michel Lussault les fait rire ou les consterne, et que ses méthodes de recherche très particulières (notamment ce qu’il appelle l’analyse du fait) sont très loin de faire l’unanimité.

  8. Édifiant…

  9. ça y est !! J’ai tout compris !!!
    Dans une tranche de gruyère y a des trous.
    Donc, plus y a d’gruyère, moins y a d’gruyère !… Et, plus tu pédales moins vite, moins t’avances plus davantage… CQFD !!!!
    Trop fort !!

  10. Et dire qu’il y en a qui se gargarisent avec du pipi de chat et qui sont persuadés de siroter de l’hydromel.

  11. C’est fou comme l’égocentricité et l’idéologie peuvent aliéner un homme.

  12. @JN
    La comparaison avec les mathématiques — dont la langue n’est pas accessible au profane — ne me paraît guère probante (elle l’aurait davantage été s’il s’agissait d’un texte de géographie physique).
    Ici, le jargon est employé sans nécessité, par pur pédantisme ou pour donner un vernis « scientifique » à une collection de banalités.

  13. Il aurait pu exprimer l’unique idée de sa pensée banale en 3 lignes avec des mots simples:
    On fait ce qu’on veut des lieux pédagogiques ou non, on y enseigne ce qu’on veut comme on le veut, on y vit comme on veut.
    C’est de la fumisterie vaseuse, « de la pédanterie alambiquée de la forme » comme l’écrit Exupéry; et, en plus, ce type doit se croire très intelligent, , il vit dans sa bulle. Au fou!

  14. Le précieux ridicule.
    Et malheureusement il en reste combien comme ça au ministère, dans les rectorats et les universités?

  15. Pour un géographe, je le trouve assez clair. Et en soi le propos est pertinent. Je ne suis pas non plus un partisan du pédagogisme, d’ailleurs mes deux derniers sont dans une école hors contrat.

  16. Il a certainement été lu et compris à Genève, à la Haute École d’art, par un artiste éphémère qui « essaie toujours d’hybrider ses références en allant par exemple chercher des réponses formelles dans d’autres champs du savoir ; ceci permet d’injecter de nouvelles dialectiques et d’échapper à une lecture unilatérale de l’objet produit ». Régalez-vous, le reste est sur http://www.bvoltaire.fr/apres-vagin-de-versailles-plug-anal-de-paris-voici-clitoris-de-neuchatel/

  17. @ Meltoisan :
    Pierre Desproges nous aurait sorti lui aussi un sketch du tonnerre sur ce genre de personnage ! Ou bien il l’aurait rhabillé proprement pour l’hiver dans les formidables émissions « Tribunal des flagrants délires »…
    Et toujours à propos du regretté Desproges, je propose à tous de réécouter aussi les « Chroniques de la haine ordinaire », c’est revigorant au possible !

  18. Je dirais même plus : la non-conceptualisation des logotypes lacaniens déstructurent le propos pédagogique qui, dès lors, sous-estime trop l’incidence a-rationnelle des potentialités de la post-modernité…

  19. Ce type faisait partie des malades mentaux la tète de l’éducation nationale, ne riez pas il en reste un stock, tout aussi dangereux. Ces hypertrophiés de leurs Ego, malade de Néologismitude sont des crétins dangereux nuisibles néfastes, parasites, etc…
    L’éducation nationale pourra repartir quand on aura limogé tous ces cons et que surtout, ils ne seront remplacés par personne !
    On peut supprimer des postes et faire de grosses économies !

  20. Je n’ai aucune sympathie pour ce monsieur, mais c’est un peu facile de se moquer. Chaque domaine a son jargon, y compris la géographie.

  21. Grand-guignolesque !

  22. professeur tournesol,
    langage technique n’est pas jargon.
    l’enfumage de la compagnie des incapables va de plus, de pair avec l’usurpation et la calomnie.
    Et le plus pitoyable et le plus terrible ce ne sont pas ces pédants tyranniques, mais bien ceux qui leurs permettent d’exercer leur tyrannie.

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