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Europe : politique

Avec l’euro, l’Espagne et l’Italie sont réduits au statut de pays du tiers-monde

Dans son numéro de mercredi, Minute rapporte la question posée par l’éditorialiste du « New York Times », à propos de la « débâcle de l’euro »:

«Pourquoi le Japon, beaucoup plus endetté que l’Italie, peut emprunter à 1 % contre 7 % pour l’Italie? Pourquoi le Royaume-Uni emprunte-t-il à un peu plus de 2 %, alors que son budget est nettement plus en déséquilibre que celui de l’Espagne, qui emprunte à près de 6 %?»

Réponse de Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008 :

«En adoptant l’euro, l’Espagne et l’Italie se sont en fait réduites elles-mêmes au statut de pays du tiers-monde, obligés d’emprunter en devises étrangères, avec encore moins de souplesse. Les nations de la zone euro ne peuvent pas faire marcher la planche à billets, même en cas d’urgence, elles sont en manque de financement, contrairement aux nations qui ont conservé leur propre monnaie».

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3 commentaires

  1. Tout à fait d’accord, mais la France aussi !!!!

  2. Krugmann me fait bien rire : c’est un économiste néo keynesien cette théorie de la stimulation de la demande par la redistribution qui a servi à justifier l’endettement public, et il a conseillé à OBAMA d’accroître la dette publique pour relancer l’économie. Il vaut mieux selon lui ” pécher par excès que par défaut”, ce qui revient à préconiser les emprunts internationaux, comme ceux qu’il regrette pour les pays euroépens : les Etats européen en difficulté n’ont pas la possibilité de demander à la Fedéral Reserve de leur prêter du dollar sans contrepartie, comme elle l’a fait pour OBAMA.
    Soit dit en passant, KRUGMAN n’avait pas vu venir la crise de 2007-2008 : c’est un prophète à rebours.

  3. L’abdication de la souveraineté se paie au prix le plus fort, les français commencent à le decouvrir.

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