Autocensure dans le monde de l’édition française ?

Peb_sj_3 Paul-Eric Blanrue est historien, collaborateur à la très historiquement correcte revue Historia et auteur d'une dizaine de livres. Il vient d'écrire un livre intitulé Sarkozy, Israël et les juifs (Marco Pietteur, collection « Oser dire », mai 2009) que l'on peut facilement trouver dans les librairies belges ou canadiennes mais pas …en France où on ne peut se le procurer que sur internet

Voici la réponse qu'invoque le directeur des Editions Blanche pour justifier son refus :

"Pour le publier, c’est hélas non, car outre les risques (mesurés malgré tout) de sortir ce livre, on n’aura pas une ligne de presse et encore moins de média télé ou radio (…). Et ce ne sont pas quelques remous sur Internet qui feront vendre le livre en librairie"

Pourtant, Paul-Eric Blanrue se borne "à décortiquer l'influence des groupes de pression pro-israéliens et les changements de la politique étrangère française. L’auteur y voit la mise de la France à la remorque d'un Etat qu’il juge à la dérive ; une association, qui, selon M. Blanrue, se situe en rupture avec la tradition gaullienne de notre République et risque de nous entraîner prochainement dans des conflits majeurs" [Polémia].

Cette affaire n'est pas sans rappeler la mise à l'écart récente d'Aymeric Chauprade par le ministre de le défense

11 réflexions au sujet de « Autocensure dans le monde de l’édition française ? »

  1. Polydamas

    En même temps, Blanrue fait partie des gens les plus acharnés pour montrer que le saint suaire est un faux, on retrouve ses écrits partout sur le cercle zététique. C’est pas quelqu’un que je vais regretter, s’il est écarté.

  2. Olivier

    Effectivement cette censure, ou auto-censure, est pitoyable. Le monsieur est effectivement partisan de l’inauthenticité du Linceul, ce qui n’est forcément grave – sauf qu’il n’est pas très attentif à reconnaître la force des arguments adverses -, mais il est aussi, sinon partisan, ou moins partisan de lui reconnaître une forte plausibilité, de la thèse de l’inexistence historique de Jésus-Christ.
    Mais ce n’est pas une raison pour ne pas déplorer ce manque de liberté flagrant dont il pâtit.

  3. Romain Dyli

    Juste une petite question au SB:
    Quand vous dites que la revue Historia est historiquement correct, j’ai du mal à comprendre votre sous entendu.
    Connaissez vous cette revue? Vaut-elle le coût d’être lue?
    MErci

  4. L. Chéron

    Cher Polydamas et caeteri,
    les faits (historiques ou autres) ne peuvent être raisonnablement tenus pour établis si la contradiction des énoncés de leur réalité n’a pas été critiquée. Il ne faut donc jamais souhaiter sa censure. Celle-ci, exceptionnelle, relative et modérée, ne peut se justifier que par des raisons d’ordre public.

  5. Sancenay

    Faut-il confondre le cas de Blanrue avec celui de d’Aymeric Chauprade ? A priori je n’en suis pas convaincu.
    D’ailleurs Monsieur Chauprade, de par la pertinence de ses interrogations, sur les enjeux du retour de la France dans l’Otan a eu finalement accès tout dernièrement en direct au journal de FR3 , un jour où le Président Obama paradait en France.
    Tout en y exprimant le fond de ses réserves il y a d’ailleurs fait preuve d’une grande diplomatie…

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