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France : Société

Augmenter le prix du panier de la ménagère : désinvolture du gouvernement

Concernant la crise des éleveurs, on peut lire cet article de l'IFRAP :

En-dordogne-les-eleveurs-etaient-une-cinquantaine-postes-ce_3022495_1200x800"Les Français n’ont qu’à payer leur viande plus cher ! C’est la solution lumineuse préconisée par le Président Hollande. Désinvolte est le terme qui convient. Les causes des problèmes français sont ailleurs et hélas compliquées à redresser. […]

La solution préconisée par le gouvernement repose donc sur les exhortations destinées aux consommateurs pour acheter français, couplées au développement du label viande française, et aux demandes renouvelées à la filière pour augmenter le prix de vente au consommateur en faisant remonter cette augmentation au producteur.

Une idée « bleue ». Tiens donc, en voilà une bonne idée, faudrait-il dire ? Sauf que la signalétique « viande de France », qui n’est pas un label, existe déjà depuis plus d’un an et n’a pas reçu le succès attendu. Sauf aussi que toute la filière perd de l’argent ou voit ses marges contraintes au maximum, et que le problème est très compliqué par la  diversité des cas et des solutions à apporter. Sauf, enfin et surtout, que préconiser d’alourdir le coût du panier de la ménagère dans les circonstances actuelles et croire que les Français vont suivre est vraiment une idée « à côté de la plaque ». […]

De façon générale, le modèle français reste celui qu’il était traditionnellement : production extensive à partir d’entreprises familiales de petite taille, sous-équipées, sous-modernisées et sans fonds propres, dépendant donc de prêts d’un secteur bancaire d’autant moins bien disposé à leur égard que les faillites se multiplient. Par ailleurs, les réglementations environnementales françaises sont particulièrement étouffantes et coûteuses par rapport à celles des  pays concurrents, ce qui contraint encore plus les finances des éleveurs. Lorsque l’on ajoute comme en ce moment les effets de la baisse de la consommation française, de l’embargo russe, de la chute des ventes à la Chine et de la sécheresse, on comprend la situation désespérée de nos éleveurs.

Les mesures que vient d’annoncer le gouvernement, ainsi que les revendications des éleveurs, passent complètement sous silence cet aspect de compétitivité, au point qu’il est assez atterrant  de constater que le terme n’est même pas prononcé par le ministre en charge.

La situation est compliquée par le fait que les dénis sont présents des deux côtés, tant celui du gouvernement que celui des éleveurs. Le gouvernement est pressé d’éteindre le feu, et concentre donc son action sur des aides financières. Il en annonce 600 millions, mais en fait seuls cent millions en sont vraiment, les 500 restants correspondant à des garanties données aux éleveurs – à qui on propose de s’endetter de nouveau alors qu’ils sont exsangues… Les éleveurs ont beau jeu de souligner que là n’est pas leur problème. Quant aux mesures de fond et de long terme pour redonner une vision d’avenir à la filière, on n’a pas compris où elles se situent. Serait-ce dans un nouveau « machin » administratif censé aider à l’exportation, et doté d’un misérable budget de 10 millions d’euros ? La stratégie du ministre consiste en fin de compte à acheter la paix sociale et l’abandon des manifestations et blocages grâce à des aides financières qui ne résolvent rien, et pour le surplus à jouer les Ponce Pilate en rejetant sur les différents acteurs de la filière la responsabilité de s’entendre sur la répartition des efforts nécessaires pour permettre aux éleveurs d’augmenter leur prix de vente. […]

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24 commentaires

  1. Deux études:
    La part budgétaire dédié à l’alimentation à domicile décroit (effet de saturation, inflation supérieur à l’évolution des prix alimentaire)
    Voir:
    http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/CONSO09c.PDF
    Les Français mangent de moins en moins de viande.
    http://www.credoc.fr/pdf/Sou/Consommation_viande_CCAF2010.pdf

  2. il y du vrai et du bon dans cette analyse mais parler de “production extensive à partir d’entreprises familiales de petite taille, sous-équipées, sous-modernisées ” est erroné : je parcours les fermes du grand Ouest, très concernées par le malaise et on est vraiment dans une industrialisation massive avec le flux d’investissement que cela suppose. Une illustration : regardez dans les champs au cours de vos vacances la disparition des bottes de paille “transportables à la main” : tout est mecanisé, c’est un fait.

  3. Vous dîtes “désinvolte” à propos de Hollande je dirais plutôt “cynique”.Quand on ne règle jamais rien on ignore ce qu’est une fin de mois.

  4. un “sans dent”
    peut-il se permettre de manger de la viande plus chère ???

  5. Il faut que la ménagère paie plus, ben voyons, c’est forcément là la solution !
    Il faudrait plutôt légiférer sur les marges de chacun, que le producteur fixe sont prix de vente, calmer aussi les actionnaires trop gourmands et qui exigent des bénéfices hors de la réalité.

  6. Pour que les consommateurs aient envie de manger de la viande de boeuf ou de mouton, encore faudrait-il que les bouchers qui servent de la viande non halal aient le droit de l’écrire sur leurs boucheries: la loi le leur interdirait! On marche sur la tête!
    Bilan des abattoirs en France : sur 286 abattoirs (source Min. Agriculture 2010) on en trouve :
    127 (44%) qui ne pratiquent pas le halal :
    dont 91 (71,5%) qui abattent aussi du porc, dont 27 (21%) qui ne pratiquent que l’abattage du porc: autrement dit ce sont les musulmans qui refusent d’y faire tuer et non le contraire !
    10 abattent les caprins et chevreaux, 1 le gibier seul.
    Sur les 25 qui restent 3 appartiennent à Jean Rozé et 3 à Charal, qui travaillent pour les seules grandes surfaces et tuent souvent des vaches de réforme et non du bœuf (cf. reportage M6) .
    CONCLUSION: si vous voulez acheter de la viande de bœuf ou du mouton dans de vraies boucheries de ville, ou sur les marchés, il vous reste 110 (38,4% ) abattoirs qui ne pratiquent pas le halal, dont 91 qui le font parce que ce sont les musulmans qui le refusent, pas la direction des abattoirs !
    Les abattoirs libres de tuer halal ou non et qui ne l’acceptent pas sont au nombre de 19 sur 286 (soit 6,6%) !!!
    source: le site vigilancehallal.com

  7. Pour ceux et celles qui veulent savoir si la viande qu’ils achètent est issue d’une bête abattue avec ou sans étourdissement, l’OABA a publié la liste des abattoirs qui pratiquent l’étourdissement : http://www.oaba.fr/pdf/reglementations/Notice_liste_abattoirs_15janvier2013.pdf
    Le numéro d’abattoir est obligatoire sur l’étiquetage, il suffit de s’y reporter.

  8. Tous ces commentaires sont édifiants.
    Nous avons le gouvernement le plus bête du monde et le plus nul depuis que la France a un gouvernement.
    Il suffit d’écouter pérorer ces ministricules pour s’en convaincre. Il n’y a pas un seul ministre qui soit compétent dans son domaine.
    A croire qu’on est allé chercher les culots. (culot signifie le plus nul dans les prépas). En plus, leurs diplômes sont en carton.
    Les mesurettes annoncées par l’hystérique tremblotant sont inefficaces, inutiles et vaines.
    C’est la façon de gérer le marché qu’il faut revoir.
    C’est notre souveraineté qu’il faut reprendre.
    Et ça ne sera pas gratuit puisque “ce n’est pas l’état qui paie”.

  9. Pourquoi Hollande ne supprime-t-il pas les charges scélérates qui écrasent les producteurs ? Qui s’est cru assez malin pour défier et même insulter notre cliente et vieille amie la Russie ? Le minuscule Hollande dans son orgueil démentiel! Il avait même décrété une sorte de blocus continental contre la Russie le cuistre! Et bien voilà le résultat.

  10. je pense que beaucoup de foyer avec de jeunes enfants sont comme nous: nous mangeons beaucoup moins de viande que quand nous, nous étions enfants (à l’époque, il “fallait” manger de la viande au moins une fois/jour): en effet, c’est bien trop cher pour nous. Résultat: beaucoup de jambon, de poisson surgelé, un poulet parfois, et une viande seulement si on a des invités, à chaque fois qu’on fait les courses. On aimerait faire manger plus de viande aux enfants, mais faire monter les prix ne nous fera pas acheter plus, au contraire!!!
    ajoutons que la question de la viande hallal joue aussi dans la méfiance vis-à-vis de toutes les viandes autres que la viande de porc.
    Là encore, si on savait clairement ce qui est hallal et ce qui ne l’est pas, on serait moins méfiants, on achèterait plus volontiers d’autres viandes que le porc, par volonté de ne pas payer de dîme indirecte aux musulmans.

  11. Bien d’accord avec Saint-Georges.
    Il faut une certification “non halal”.
    Payer un peu plus cher pour une viande qui finit à la poubelle ou dans la gamelle du chien n’est pas concevable. Payer plus cher pour une viande de qualité n’est pas un problème. C’est même une nécessité pour la santé, car ainsi, on en réduirait la consommation et l’on aurait moins de problèmes cardio-vasculaires, moins de cancers intestinaux, moins de diabète…
    Les français mangent beaucoup trop de viande et de charcuteries…
    De plus, pourquoi soutenir une filière d’éleveurs qui considère les animaux comme des objets de production à rentabiliser ?
    Il faut soutenir les éleveurs traditionnels qui respectent leurs bêtes, les nourrissent et les soignent correctement car, halal ou pas, manger de la viande provenant d’animaux élevés en batterie, soumis à des conditions de “vie” atroces, c’est encourager le mal et s’empoisonner à coup sûr.
    Quand on s’est habitué à l’indifférence face à la souffrance animale, on ne peut s’étonner de constater combien certains sont acharnés à vouloir éliminer un homme amoindri et sans défense.
    “L’Homme” a perdu toute humanité depuis qu’il a tourné le dos à Dieu…

  12. J’ai une solution: ne pas mettre de TVA sur l’alimentaire et voilà, les prix baisse (ou les marges augmentent)

  13. @ Malalou, merci pour ce renseignement je vais diffuser.
    @ ODE, à propos de la taxe hallal sait-on à quoi elle sert et pourquoi nous payons cela aux musulmans ?
    Pour les agriculteurs, ce sont eux qui ont les frais d’élevage et qui doivent composer avec les saisons. C’est à eux de fixer leurs prix de vente et non aux acheteurs d’imposer leurs dictats.

  14. Et si le gouvernement appliquait la supression de toutes les taxes sur les produits de première nécessité nécessaires à l’existence en fonction des conditions climatiques (alimentation,habillement, logement:(la maison en paille du 3e petit cochon de la fable) ces produits de base nécessaires à l’existence ne seraient totalement détaxés qu’à la condition formelle d’avoir été cultivés, produits, manufacturés (pièces détachés comprises) uniquement en France.
    Par râle le ment tous les produits extra français concurrentiels seraient taxés de façon à ce que leur prix d’arrivée sur le sol français les mettent à parité de tous les produits français de qualité identique.
    Nous tournons ainsi l’accusation d’atteinte au libre échange que ne manqueront pas de brandir les opérateurs de l’import – export.
    Ces mesures gouvernementales qui n’ont jamais été générées en France sont de la plus élémentaire justice et toute l’économie française y trouvera son compte dans le respect de la Doctrine sociale de l’Eglise.
    En ce qui concerne tout ce qui est superflu, alimentation hors saison,produits non indispensables à la survie, ils peuvent être taxes de façon modulaire. ( j’ai connu le temps où les produits dits de luxe etaient taxes à 30% , cela n’empêchait pas une clientèle qui a les moyens de luxe es acheter regulierement et une autre de façon épisodique pour les cadeaux.quant aux parfums l’expérience malheureuse du Baron Bich (les crayons bic) démontra que même chez les plus démunis il existe un desir du rêve et qu’ils sont prêts à le payer, ses parfums Laroche (maison de couture à par tenant à son groupe) qu’il mit en vente à un prix de revient d’un bénéfice très bas en parfum pur sous forme de vaporisateur imitant le briquet n’eut aucun succès et il abandonna ce mode de vente déficitaire.
    Donc le superflu se vendra toujours même très fortement taxé.
    Les mesures de protection des produits français doivent donc concerner le nécessaire à l’existence et la mise en parité de tout le reste taxé quant à lui.tous ceux qui ont un desir de privilégier la France achèteront alors français de préférence à parité de prix de vente et de qualité égal.
    J’ai déjà proposé plusieurs fois cette solution chrétienne et ai écrit à ce sujet par rapport à la tva sociale sur le blogue des Royalistes du Nivernais dont je suis une rédactrice.

  15. Il vaut mieux ne pas manger de viande que de consommer des animaux “mille vaches” engraissés sans bouger, tués dans des souffrances atroces et dont la viande contient les bactéries de leurs système digestif.

  16. « … certaines villes consomment déjà des viandes 100% françaises. » En-est-on sûr ?
    Car a-t-on la garantie que ces viandes sont préparées naturellement selon la tradition et les normes française (abattage après étourdissement, traçabilité, qualité, …) et ne sont pas halal ni cascher ?
    Les consommateurs français (élèves, parent d’élèves, …) ou pas (touristes, visiteurs d’entreprises, …) ont le droit de savoir : Cela s’appelle la DÉMOCRATIE !

  17. Moi Président, je me fous de vos gueules, je suis marrane , complètement marrane, .
    Il s’en tape de la France puisqu’il est marrane, complètement marrane.

  18. Oui lève toi , c est bien là le problème. Une revanche sur sa famille expulsée d Espagne par Isabelle la catholique, direction , je vous le donne en mille, en Hollande.

  19. Vu sur orange, certains trouvent l élevage comme une aberration…. Voilà plus d agriculture, on mangera des fleurs….

  20. L’article de l’IFRAP va plus loin que ces extraits. Il précise que le Danemark taille des croupières aux éleveurs français, et pourtant ses coûts du travail sont démesurés. Alors, comment fait-il ?
    Eh bien, au lieu d’envoyer des “militants” attaquer une pauvre “ferme de mille vaches” (qui n’en a d’ailleurs que 800) avec le soutien du gouvernement, il a investi, concentré, agrandi et automatisé ses exploitations.
    Soit exactement ce que préconisait le général de Gaulle, face aux manifestations violentes des agriculteurs, dès… 1961.
    L’agriculture française (et les Français qui la défendent) n’ont donc jamais que 55 ans de retard (minimum). Si les “paysans” français sont dans la m…, c’est qu’ils tiennent à y être. De père en fils.
    A côté de cela, le problème de la main-d’oeuvre polonaise en Allemagne et celui de l’embargo décidé par votre ami Poutine sont des épiphénomènes anecdotiques.
    Que je sache, en 1961, il n’y avait pas d’ouvriers polonais bon marché en Allemagne, ni de sanctions russes face à l’odieux coup d’Etat nazi perpétré par les Etats-Unis en Ukraine.
    Mais les “paysans” français étaient déjà “en colère”, ils bloquaient déjà les routes — et ils sciaient même les poteaux télégraphiques.
    En France, c’est toujours la faute des autres, n’est-ce pas ?

  21. acheter la viande plus cher mais à des producteurs locaux en vente directe (en bio si possible)en colis revient à 12/14€ le kg; en manger moins – sans dédaigner les abats et les “bas” morceaux qu’il faut réapprendre à cuisiner – et augmenter les protéines végétales (pois chiches, pois cassés, lentilles, fèves etc), les céréales complètes en plus des oeufs et poissons – essayer aussi les algues!- …. Depuis 15 ans, je suis sorti ainsi de l’agroalimentaire industriel qui finit par ruiner le pays en plus de la santé.
    Mens sana in copore sano…

  22. Merci pour la liste des abattoirs HALLAL à faire circuler sans modération: A VOS ETIQUETTES..
    Et puis, shuntons les grandes surfaces qui étranglent nos producteurs. Nous avons tous un congélateur et des cousins à la campagne. Beaucoup d’éleveurs s’organisent pour la vente directe. On se regroupe pour les achats, et en plus cela crée du lien social.

  23. “Ils n’ont plus de pain ? Qu’on leur donne des brioches”
    Cette phrase n’a jamais été prononcée par Marie-Antoinette
    “Les Français n’ont qu’à payer leur viande plus cher ! ”
    Cette phrase a bien été prononcée Hollandouille Ier

  24. « Ils n’ont plus de pain ? Ils n’ont qu’a manger des brioches ! »
    En vrai cette fois-ci…

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