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France : Société

Augmentation de l’accession à la propriété privée

L'attrait pour la propriété s'est confirmé entre 2002 et 2006 avec un tiers d'acquéreurs de plus qu'au cours des années 1980 bien que les plus modestes aient des difficultés accrues pour acquérir un logement, selon une étude de l'Insee publiée mercredi. Plus de 600.000 ménages français ont acheté chaque année leur résidence principale entre 2002 et 2006, contre un peu moins de 550.000 sur la période 1997-2001.

Autre tendance : l'accession à la propriété se développe dans les zones rurales, qu'elles soient éloignées ou périurbaines: 29% des accédents récents y résident, contre 25,5% au début des années 1990.

La DSE souligne l'importance de la propriété privée :

"La propriété privée et les autres formes de possession privée des biens « assurent à chacun une zone indispensable d'autonomie personnelle et familiale; il faut les regarder comme un prolongement de la liberté humaine. Enfin, en stimulant l'exercice de la responsabilité, ils constituent l'une des conditions des libertés civiles ». La propriété privée est un élément essentiel d'une politique économique authentiquement sociale et démocratique et la garantie d'un ordre social juste. La doctrine sociale exige que la propriété des biens soit équitablement accessible à tous, de sorte que tous en deviennent, au moins dans une certaine mesure, propriétaires, sans pour autant qu'ils puissent les « posséder confusément»."

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8 commentaires

  1. C’est très bien, et c’est pourquoi la taxe carbone, qui pénalise les ménages vivant en zone péri-urbaine, puisqu’ils doivent chauffer leur maison, et utiliser leur(s) voiture(s) pour aller travailler, conduire les enfants à l’école, faire leurs courses…est une mauvaise action.
    Mais de cela, les bobos qui vivent en centre ville et se déplacent en vélib, n’en ont cure !

  2. A quel prix? De quelle manière? Sur quelle durée? Comment lier le prix des biens et les niçveaux de salaires et de revenus? Quelle est la part de cette facilitation dans l’endettement global? Et la part dans la crise actuelle? Et quelle est la part des banques dans l’allongement des durées à 25 ou 30 ans y compris pour des couples de 45 ans?
    Et quelles sont les possibilités d’entretien? Il suffit de visiter beaucoup de logements pour s’en convaincre tout ceci n’est pas payé et leur liberté est aussi celle d’une pauvreté de vie insigne.
    Et puis, les difficultés pour les non salariés, et les non fonctionnaires surtout, est-elle prise en compte?

  3. Dans le même temps, il faut voir le nombre de gens dépouillés de leur propriété !
    Par exemple, avec 25 % de droits de succession entre parents et enfants, et en comptant quatre successions par siècle, cela fait que l’Etat, tous les siècles, dépouille le peuple de 100 % de leur propriété.
    Si cela se faisait par un coup d’Etat, ce ne serait pas accepté. Mais en divisant par quatre et en étalant cela sur un siècle, personne ne bronche !

  4. @ Michel JANVA
    Louis SALLERON, grand oublié aujourd’hui, a formidablement bien développé cet aspect des binômes propriété responsabilité individuelle et propriété et libertés individuelles et des corps sociaux que vous rappelez par votre citation du Compendium de la DSE.
    C’était dans son livre : “Diffuser la propriété” qui a du paraître au début des années soixante aux Nouvelles Editions Latines.

  5. Félicitons la Vendée pour ses programmes d’aide à l’installation des familles et où 75% des ménages sont propriétaires, contre 50% en moyenne nationale.

  6. A Bergstein.
    Le cas des droits de successions dus par des enfants est très très rare.
    L’abattement de plus de 150.000 € fait que dans une famille “type” 2 parents 2 enfants, seuls les patrimoine de plus de 600.000 € ( à 4 enfants c’est donc 1.200.000 € …)sont imposés et la 1ere tranche n’est pas à 25%.
    Au final seuls les héritiers qui ne font pas partie de la famille du décédé ou les très grosses fortunes payent des droits de successions.

  7. “La propriété privée et les autres formes de possession privée des biens « assurent à chacun une zone indispensable d’autonomie personnelle”
    Mais bien sûr !!!!
    http://www.tpactivite.com/images/jeux_exterieur/bac_sable_forest.jpg

  8. A l’attention de Bergstein: quatre successions en un siècle avec un taux moyen de 25% de droits de succession n’aboutissent pas à une spoliation de 100% au profit de l’état au bout des quatre générations (mais à environ 70%, ce qui est déjà énorme). Les calculs sur ce sujet ne sont pas simples et les moyennes ne signifient pas grand’chose: actuellement 80% des successions en ligne directe sont exonérées de droits de succession (ceux qui ne laissent pas grand’chose à leurs héritiers leur laissent “tout”, ceux qui ont beaucoup à leur laisser laissent beaucoup au fisc et peu aux héritiers).
    L’encouragement à l’accession à la propriété, si elle responsabilise certains des accédants, présente aussi l’avantage pour l’état d’assurer des rentrées d’impôts, foncier (voire d’ISF, au bout de peu de temps dans certaines régions où les prix grimpent en flèche) chaque année et, moins régulier, à l’occasion des successions … et des ventes.

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