Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Politique en France

Aucune reconquête authentique n’est à espérer sans un redressement moral préalable

Aucune reconquête authentique n’est à espérer sans un redressement moral préalable

Du Glaive de la Colombe :

Si l’insipidité de la campagne présidentielle a de quoi inquiéter sur l’état de nos institutions, au moins n’aura-t-elle pas troublé le Carême des quelques catholiques encore conscients des priorités authentiques. Dieu sait que ce ne fut guère le cas ces dernières années. A l’instar de l’incendie de Notre-Dame en 2019, cette invitation providentielle au recueillement doit être perçue, selon nous, comme un nouvel avertissement du Ciel devant l’imminence de catastrophes.

Assumons jusqu’au bout notre réputation de Cassandre : à vision humaine, nous ne voyons aucune raison d’espérer une amélioration politique et sociale en France puisque la mise en garde de la Semaine Sainte 2019 est restée lettre morte. Bien sûr, la reconduction de « Jupiter » pour cinq ans serait la pire des choses, mais la dissolution du pays est désormais telle que tout autre vainqueur des Présidentielles aura les pires difficultés à l’enrayer, en supposant qu’il en saisisse les causes fondamentales.

Ainsi nous parait-il significatif que la question de la dette notamment ait été savamment édulcorée au point de taire ses liens avec la démographie et donc la défense de la vie. Un pays qui chaque jour refuse à six-cents de ses enfants de naître se condamne au vieillissement de sa population, à la stagnation de sa consommation, au creusement de sa dette etc. De même faut-il voir là une des causes de l’indéniable grand remplacement alimenté par les instances mondialistes au nom du manque de fécondité de l’Occident. Sur le plan spirituel et civilisationnel, un Islam conquérant ne fait qu’exploiter cette brèche que nous avons créée et cela d’autant plus facilement que les chrétiens désertent les églises, du fait du matérialisme ambiant et de la servilité de la hiérarchie catholique envers le pouvoir politico-médiatique.

Les « points non-négociables » supposés conditionner le vote catholique sont objectivement des éléments essentiels, quoique non-exclusifs, au relèvement de notre pays. Nous en avons toujours défendu une conception extensive à rebours de la mouvance catholico-conservatrice coagulée un temps par La Manif pour Tous avant de se propager entre François Fillon, Marine Le Pen et aujourd’hui Eric Zemmour. Nous nous attendions donc à être aussi insatisfaits sur ce point en 2022 que nous l’étions en 2017 mais les responsables sont moins les candidats que les catholiques toujours prêts à transiger sur l’essentiel.

Récemment, les médias se demandaient pourquoi les catholiques ne revoteraient pas Macron en 2022. Mais il faudrait se demander comment ils ont pu le faire en 2017, comme certains ont soutenu François Fillon et aujourd’hui Valérie Pécresse promoteurs de l’avortement. On peut noter de réels efforts d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen en faveur de la famille mais nous sommes encore loin d’atteindre les exigences non-négociables catholiques même entendues de façon étroite. Celles-ci devraient également s’appliquer au « Tout sauf Macron » qui ne saurait profiter, pour des catholiques, à un candidat en contradiction avec leurs convictions essentielles.

Au-delà du non-négociable, nous nous sommes depuis longtemps interrogés sur les associations chères aux conservateurs, de la France catholique et de la République laïque, du Royaume et de l’Empire, de la Sainte Vierge et de Napoléon, l’appartenance d’Eric Zemmour et de son entourage proche au judaïsme ajoutant aujourd’hui l’association de l’Evangile, fondement de notre civilisation, et du Talmud aussi antichrétien que le Coran. De même, on pourra regretter que Marine Le Pen comme Eric Zemmour ne se soient pas montrés plus soucieux de l’atteinte aux libertés publiques sous prétexte sanitaire, ou alors très tardivement.

Quoi qu’il en soit, aucun relèvement du pays, aucune reconquête authentique, n’est à espérer sans un redressement moral préalable, individuel et collectif, les gouvernants ayant à cet égard devoir d’exemplarité. Quoi qu’en disent les libéraux bon teint, la distinction évangélique du spirituel et du temporel ne change rien à l’affaire : le Christ a reçu tout pouvoir au Ciel et sur la Terre (Matthieu XXVIII, 18). Quelle que soit l’organisation du pouvoir, « l’Éternel est notre Juge ; l’Éternel est notre Législateur ; l’Éternel est notre Roi ; c’est Lui qui nous sauvera !  » (Isaïe, XXXIII, 22).

Partager cet article

4 commentaires

  1. C’est vrai, nos candidats étaient bien silencieux sur la dette.

  2. “Si le sel s’affadit il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé par les passants…”
    Combien de ces “catholiques de cafétéria” qui ne mettent les pieds dans une église qu’à Pâques ou à Noël, relativistes, pro-avortement, pro-LGBT, consuméristes, plusieurs fois divorcés ou séparés, moralement élastiques (et pas que pour le sexe…) prêts à se coucher devant le rouleau compresseur islamiste.
    Pour garder le contact, bien des évêques suivent ce chemin, par mimétisme, celui de la perdition…

  3. Et aucun redressement moral n’est à espérer sans une grande ascèse dans la douleur, pas de souci, cela arrive…
    Donc restons dans l’espérance.

  4. la République a guillotiné le Roi très chrétien, les prêtres, les religieux , autant que les nobles ;
    elle appelle cela : laïcité.
    et maintenant la République veut submerger les Gaulois , déchristianisés par Vatican II, par des djihadistes
    importés par la Licra ;laquelle veut nous faire goûter les joies du vivre ensemble avec Mahomet.
    cela ne produit que des Bataclans , qui iront en s’ aggravant jusqu’à un carnage généralisé.

Publier une réponse