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France : Société / Histoire du christianisme

Au Moyen-âge, la semaine de travail aurait été de 35 heures avec 190 jours de congés

Selon la CFTC Metallurgie Yvelines :

Travaillait-on plus au moyen-âge, et jusqu’à la Révolution? Le monde était si différent ! Les perspectives de la vie terrestre, qui était courte, n’étaient pas terrestres hormis le souci de la (sur)vie.

Ø Quand les travaux de la saison le demandent, les paysans travaillent dur la journée et vivent au rythme du soleil : leurs tâches sont effectuées du lever du soleil jusqu’à son coucher. Le travail est beaucoup plus léger à certaines périodes de l’année : en hiver, le froid, l’enneigement, le gel de la terre et la courte durée de l’éclairement solaire leur permettent de rester à l’abri dans leurs masures. Ils en profitent pour entretenir leurs outils et organiser des veillées. (1)

Ø Au Moyen-âge, la semaine de travail aurait été de 35 heures avec 190 jours de congés

Nos ancêtres n’étaient pas les brutes de travail qu’on imagine. Autour de l’an 1000, attendez-vous à un choc, nous avions 190 jours de congés par an. Les fêtes de villages, les fêtes des saints locaux, les fêtes des corporations : ça n’arrêtait pas. Et les jours de jeûne (Carême, Avent, les vendredis), difficile d’effectuer des tâches harassantes.

Même les paysans ne trimaient pas à longueur d’année. L’été oui, du lever au coucher du soleil avec une mise à l’abri du soleil au zénith, selon les contrées; mais dès les premiers frimas, une fois le bois coupé et rentré, c’est assez tranquille au coin du feu, on bricole à droite à gauche, on s’occupe des animaux, mais on ne met plus que rarement les pieds aux champs, sauf pour le défrichage et l’aménagement (fossés, épandage).

Bref, calé sur le calendrier chrétien et le grand rythme des saisons, son travaillait moins d’un jour sur deux, mais on travaillait tous.

En ville même topo : dès que le soleil se couche, on ferme la boutique. La loi interdisait de travailler à la lueur des bougies, à cause des risques d’incendie.

Bref, il n’est jamais question de travailler plus pour gagner plus : on parlait plus de « gagner son ciel » que de rechercher la richesse. (2)

S’il est bien évidemment hors de question de transposer ce modèle social aux temps actuels, on peut néanmoins faire deux remarques : premièrement, ces époques ont produit des monuments magnifiques et un art incroyable. Elles ont défriché et aménagé le territoire. Deuxièmement, il faudrait creuser l’idée de bonheur durant ces périodes. Cette idée qui s’est éteinte au XVIIIème siècle, ce qui a déclenché la Révolution française. Et depuis, avec les révolutions industrielles, les guerres mondiales et la course au « toujours plus », cette question lancinante revient, que se posait déjà le roi David rongé par l’envie prédatrice et ses conséquences : « qui nous fera voir le bonheur? »"

Ajoutons que c'est la Révolution française, avec notamment la loi le Chapelier, qui a détruit cet édifice millénaire et est à l'origine de la condition ouvrière du XIXe. Il aura ensuite fallu un siècle et l'arrivée des catholiques sociaux pour sortir de cette situation.

Le Salon Beige est visité chaque jour par plusieurs dizaines de milliers personnes qui veulent participer au combat contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme.

Je ne souhaite pas que le Salon Beige devienne une galerie commerciale avec des publicités voyantes, mais au contraire qu’il reste un outil de combat culturel.

Le Salon Beige est un lieu où chacun trouve les informations et les argumentaires dont il a besoin pour sa réflexion personnelle. C’est un lieu gratuit et une bibliothèque de référence vivante.

Si chaque personne lisant ce message donnait, notre levée de fonds serait achevée en une heure.

Aujourd’hui, je vous remercie de faire un don de 5€, 20€, 50€ ou de tout autre montant à votre portée, afin que le Salon Beige puisse poursuivre son combat.

Merci,

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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11 commentaires

  1. Plus j’avance dans la vie, moins je trouve des avancées dues à la révolution.

  2. Ne disait on pas à l’époque : Heureux comme Dieu en France…

  3. Dès qu’on se renseigne un peu sur le moyen âge on reste sidéré de découvrir que tout ce qu’on croyait savoir est faux. Le 12ème siècle en particulier est fascinant : boum démographique, économique, technologique, éducatif, et bien plus encore. La véritable “renaissance” date en vérité du 12ème siècle.

  4. Alors qui sont les fainéants ?

  5. Tiens tiens, voilà que les “Lumières” ont mis le populo au bagne, bien plus fermement que les méchants seigneurs médiévaux, et bien plus que les abbayes.
    Comme ça change du discours dominant.

  6. Braudel: ” Autrefois, le paysan français était un paresseux qui se lève tôt”

  7. D’autres personnes confirment tout à fait ce constat. C’est très peu su mais c’est exact.

  8. C’est d’abord les protestantismes libertaires qui ont détruit l’Europe, avant de détruire la France par la Révolution radicalo-libérale d’abord, puis son socialisme ensuite (comprendre communisme en fait!), deux déviations du capitalisme libéral (privé apatride à droite, d’état fiscaliste et totalitaire à gauche).
    On ne peut vaincre le socialisme par le libéralisme qui en est le père.
    Marcel Clément remarquait que la première gauche fut libérale libertaire, celle de 1789, toujours à gauche en Amérique du Nord. Mais en France, cette “gauche” se retrouve … à “droite” d’une nouvelle gauche, nouvelle “norme” de l’esprit de gauche.
    Hélas, Vatican 2 a opéré cette révolution à Rome même: des hommes d’Eglise devenus de toutes les gauches, depuis la libérale jusqu’à la radicalo-libertaire…
    Kyrie eleison…
    M’est avis que l’esprit chrétien est incompatible avec l’esprit de gauche, quel qu’il soit!
    Essayer de se dédiaboliser en jouant le “centre” ne sert à rien: un catholique normal n’étant ni de droite ni de gauche, l’esprit de gauche le casera toujours à l’extrême “droite” vue du “monde”…
    Il n’y a en fait qu’un esprit de gauche, subjectif qui détruit réalisme et réel…

  9. En plus ils ne se prenaient pas le choux comme nos évêques à essayer de réécrire le Notre Père. Ils le disaient en latin et je suis sûr qu’ils en comprenaient bien mieux le sens que maintenant. Pour montrer notre valeur nous sommes bien obligés d’être tentés et c’est notre résistance au péché qui montre notre valeur et nous fait rentrer en gloire. Si nous ne sommes jamais tentés nous ne montrons rien et nous valons tous la même chose. Rien.

  10. J’admire la CFTC Métallurgie Yvelines d’avoir trouvé ces informations et d’avoir osé les publier. Merci!
    Ces “paresseux qui se lèvent tôt” et qui avaient 190 jours de congé par an ont construit les cathédrales qui nous émerveillent toujours mille ans plus tard alors que les quasi esclaves des 35 heures etc….obligés de travailler comme des fous à deux par famille pour survivre construisent les cages à lapins actuelles qui durent à peine plus de 50 ans!

  11. Evidence mais alors quelle cohérence à répercuter les slogans en boucle sur le gauchisme du FN par une partie de la droite ?

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