Attentat de la rue Copernic : ce n’était pas la droite nationale

C L'auteur de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic, le 3 octobre 1980, aurait été retrouvéHassan Nahim Diab, 54 ans, l'homme soupçonné d'avoir posé la bombe qui tua quatre personnes et en blessa une trentaine d'autres, a été interpellé à Gatineau (Québec) hier. Libano-canadien diplômé de sociologie de l'Université de Syracuse (États-Unis) et professeur à l'Université d'Ottawa, objet d'une commission rogatoire internationale depuis l'automne 2007, il aurait été membre du FPLP-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe terroriste palestinien actif dans les années 1970 et 1980.

Pour mémoire, sur fond de campagne pour l'élection présidentielle de 1981, l'opinion publique avait cru dans un premier temps à une piste d'extrême droite dans un climat marqué à l'époque par une succession d'agressions contre la communauté juive. Une thèse largement exploitée par les partis de gauche dénonçant la complaisance, voire la collusion, du «pouvoir giscardien» et l'infiltration des milieux policiers par des néonazis (sic). La Fédération d'Action Nationale et Européenne avait alors été dissoute.

Michel Janva

5 réflexions au sujet de « Attentat de la rue Copernic : ce n’était pas la droite nationale »

  1. free

    Par ailleurs, on ne peut que constater l’embarras des medias et des “biens pensants” face aux derniers actes de sabotages sur les réseaux SNCF. On ne pense que les crimes et délits ne sont dûs qu’à l’extrême droite.

  2. trahoir

    Quasiment aucun crime ou délit n’est imputable à ce que la gauche nomme “extrême droite” en y englobant des personnes désorientées qui sont certainement devenues “alter” quelque chose aujourd’hui dans un souci de marginalisation constante après s’être fait passer pour d’horribles extrémistes de droite. A la différence de la gauche, à droite, aucun parti ou même groupe constitué n’a tué par armes et bombes à l’inverse de la gauche. En fait, même si elle l’avait voulu, la vraie droite a toujours été trop surveillée et infiltrée pour avoir le loisir de se structurer radicalement et secrètement comme le fait l’ “ultra” gauche (et autres anarchistes). Les gens de droite seraient emprisonnés directement si un quelconque groupe entreprenait de mener une action comme celles de soutien à des illégaux (type sans papiers clandestins), occupation de logement ou autres (type DAL), intrusion dans des installations publiques sensibles (type Greenpeace). Il n’y a qu’à voir comment les forces de l’ordre réagissaient devant les personnes s’opposant à l’avortement (garde à vue du prieur du Barroux) ou récemment lorsque de la commémoration du décès de Sébastien Deyzieu (alors qu’il était poursuivi par des CRS dans un immeuble privé) a été réprimé fortement. Les syndicalistes fonctionnaires de gauche de la police sont comme chez eux à droite sous couvert de leurs beaux uniformes que nous sommes les seuls à croire qu’ils portent fièrement.

  3. Anonyme

    Cher Salon Beige, merci pour ce “devoir de mémoire”… Je me sentais un peu isolé dans le vague souvenir que j’avais qu’à l’époque la droite nationale avait d’emblée été désignée responsable avant-même que l’enquête n’eût réellement commencé… Il faut dire qu’à l’époque tout acte soupçonné d’être “antisémite” était aussitôt attribué à la droite. La condamnable multiplication de tels actes a conduit à se tourner vers d’autres auteurs possibles, manifestement plus vraisemblables.

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