Bannière Salon Beige

Partager cet article

Pays : Angleterre

Angleterre : l’Etat se désengage un peu de l’école

Pour la rentrée 2011, 24 écoles d'un nouveau type vont ouvrir au Royaume-Uni : appelées «écoles libres», elles sont financées par l'État mais leur création est laissée à l'initiative d'associations locales, de professeurs et même de parents d'élèves. Ces écoles sont une des promesses de campagne de David Cameron, dans le cadre de sa «Big society» basée sur un désengagement de l'État et une plus grande place laissée à la société civile. Sur le plan de l'éducation, ces établissements autonomes sont libres d'organiser leur enseignement comme ils l'entendent.

Pour lancer ce type d'école, un certain nombre de conditions doivent être réunies. À la base de tout : les parents. Le groupe ou l'organisation qui veut créer l'établissement doit apporter la preuve qu'il existe une réelle demande locale des parents d'élèves. À cela s'ajoutent la présentation d'un projet éducatif et d'un plan financier. Si le dossier est validé par le ministère de l'Éducation, c'est l'État qui prend en charge les dépenses de l'établissement – qui reste gratuit pour les parents – et son implication s'arrête là. Le recrutement des professeurs, le nombre d'enfants par classe, l'organisation des emplois du temps et le contenu des programmes enseignés, eux, sont entièrement décidés par le comité directeur de l'établissement, c'est-à-dire le cas échéant par les parents eux-mêmes.

Voilà un nouvel exemple de ce qui pourrait être fait en France pour réformer le ministère de l'éducation nationale, par le bas, respectant ainsi le principe de subsidiarité et la responsabilité des parents, et non par le haut.

Partager cet article

4 commentaires

  1. Voyons, Monsieur Janva, vous avez passé l’âge de croire au Père Noël !
    [Si je ne crois pas au Père Noël, je crois aux miracles !
    MJ]

  2. N’est-ce pas la multiplication des “madrasas” qui risque d’être la conséquence de ce désengagement de l’état?

  3. Cela aura pour première conséquence de favoriser la création d’écoles islamiques .
    La démission de l’état dans ses principales profite toujours aux groupes de pression les plus puissants .Et cela bien entendu se fait au détriment de tout ce qui peut constituer une nation . Qu’est ce qui sera enseigné dans ces “écoles ” ? Les principes d’enseignement y seront ils au moins proches de ce qui constitue l’entité britannique ? Apparemment M.Cameron est loin d’avoir tiré les leçons des émeutes du mois d’août .
    [Avant de fantasmer pour savoir si cela va profiter aux musulmans, il faudrait connaître la nature des 24 écoles qui viennent d’être créées sous cette mesure…
    MJ]

  4. Les musulmans ne sont pas encore la majorité dans la plupart des coins de Grande Bretagne. Mais ils ont une grande influence dans l’enseignement public (bah oui, faut pas les “offenser”, surtout).
    Le plus probable est donc que se créent des écoles “non islamisée” pour répondre à la demande des parents qui préfèrent que leurs enfants reçoivent une éducation plus britannique… plus morale, aussi, et de meilleur niveau, si possible. Cette demande est certes moins “bruyante” que celle de “quasi-madrasas”, mais bien plus nombreuse.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services

Aidez le Salon beige à financer son développement informatique pour agir le plus efficacement possible contre les dérives de la loi prétendument bioéthique.

Aidez le Salon beige à préparer les prochains combats pour la loi de bioéthique