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L'Eglise : L'Eglise en France

Absolument rien au-dessus des lois de la République ?

Absolument rien au-dessus des lois de la République ?

Le député LREM Florent Boudié a interrogé le ministre de l’Intérieur à propos du rapport Sauvé :

Monsieur le ministre de l’intérieur, chargé des cultes, vous avez rencontré il y a quelques instants Monseigneur de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France.

Le rapport rendu par Jean-Marc Sauvé, au nom de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, est une déflagration, aussi bien pour le culte catholique que pour l’ensemble de la société française. Il faut saluer l’esprit de responsabilité de l’Église de France qui a choisi, en 2018, de créer la commission Sauvé pour regarder en face les abus sexuels dont plus de 300 000 enfants et personnes vulnérables ont été les victimes depuis les années cinquante – des crimes glaçants commis par des prêtres, par des religieux ou par des laïcs. Le défi que la commission Sauvé lance à l’Église de France et à notre société, c’est le devoir de vérité, un préalable indispensable pour engager le travail de réparation des vies brisées, pour prévenir les violences psychiques et sexuelles, pour protéger les enfants, aujourd’hui et demain.

Mais une phrase a été prononcée par Monseigneur de Moulins-Beaufort. Une phrase dont la gravité interroge et heurte profondément, et qui ne peut recevoir qu’une réponse : celle que vous avez formulée avec la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. Et cette réponse, c’est que non, il n’y a rien, absolument rien au-dessus des lois de la République. 

Aucune règle du silence, où qu’elle puise ses sources, théologiques ou philosophiques, ne saurait s’y opposer, parce que la République se doit d’être du côté de la parole libérée et protégée et parce qu’elle est le seul juge des crimes qui doivent être remis entre les mains de l’autorité judiciaire. 

Réponse de M. Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur :

Comme vous et comme chacun ici, j’ai été très touché par les révélations du rapport de M. Sauvé, personnalité indiscutable choisie par l’Église catholique il y a trois ans, qui, pendant de longues années, a enquêté, à la tête d’une commission, sur les crimes sexuels commis au sein de l’Église catholique. Je veux à mon tour saluer le courage qu’a eu l’Église de France en commandant ce rapport et en donnant mandat à M. Sauvé pour faire toute la vérité sur cette ténébreuse histoire.

J’ai en effet demandé à M. le président de la Conférence des évêques de France de venir me voir à la suite de l’interview au cours de laquelle il a déclaré que les lois de Dieu étaient au-dessus de celles de la République. Je me suis permis de lui répéter, comme je le fais lorsque je m’adresse aux représentants de tous les cultes, qu’aucune loi n’est supérieure aux lois de l’Assemblée nationale et du Sénat qu’aucune loi n’est au-dessus de celles de la République, et que la République française respecte tous les cultes et toutes les confessions dès lors que ceux-ci respectent la République et ses lois.

Je remercie Monseigneur de Moulins-Beaufort de l’échange long et fructueux que nous avons eu, notamment à propos de la question du secret de la confession, abordée par le rapport Sauvé – même si elle n’en constitue pas l’unique objet. Je veux répéter ici la loi de la République, rappelée par M. le garde des sceaux. Le secret de la confession, qui figure dans notre droit depuis quasiment 200 ans, est considéré comme un secret professionnel, au même titre que celui des médecins ou des avocats. Il souffre cependant d’exceptions, notamment lorsqu’il concerne les crimes commis sur des enfants de moins de 15 ans. Il est évident qu’aucune sanction ne peut être prise à l’encontre d’un religieux ou de toute personne qui a connaissance de faits d’abus sexuels commis contre des enfants, et qu’ils doivent en faire part à la justice de notre pays pour protéger les enfants.

Du côté des chacals, la Ligue des Droits de l’Homme s’en est prise, à la fois à l’Eglise et à l’Etat :

[…] Indépendamment du débat juridique sur la responsabilité pénale des prêtres qui n’auraient pas dénoncés des crimes et délits commis sur des mineurs, ces propos révèlent deux problèmes fondamentaux.

D’abord, celui des violences sexuelles systémiques, quelle que soit l’institution qui les produit, dès lors que des auteurs d’infractions sexuelles sont structurellement protégés et que l’absence de prise de conscience par l’institution de ces violences empêche de prendre les mesures de prévention plus que nécessaires visant à les éviter.

Ensuite, la réponse du ministère de l’Intérieur à la suite de ces propos interroge tout autant. La passivité de l’Etat face à la révélation de ces centaines de milliers de crimes et de délits impunis avec autant de victimes, comme sa mansuétude face à l’attitude des plus hauts représentants de l’Eglise catholique de défiance flagrante aux lois de la République, sont des plus inquiétantes. C’est d’autant plus préoccupant au vu des décisions particulièrement sévères et définitives à l’égard de paroles ou d’attitudes de dignitaires ou d’institutions relevant du culte musulman.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) rappelle que les cultes sont et doivent être traités de la même manière par l’Etat dans le strict respect des lois de la République. Le gouvernement se doit d’y veiller sans exclusive ni complaisance.

La LDH demande à l’Etat de s’engager fermement contre les violences sexuelles et abus sur mineurs systémiques qui doivent constituer un sujet de mobilisation majeure de toutes les institutions.

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24 commentaires

  1. Donc, pour le barbare nommé Florent Boudié, ” il n’y a rien, absolument rien au-dessus des lois de la République”.
    Autrement dit : la République a le droit de TOUT faire : la République a le droit de mentir, la République a le droit de voler, la République a le droit de violer, la République a le droit de tuer, la République a le droit de massacrer : le pervers Florent Boudié accepte TOUT.
    Si la République fait une loi ordonnant de tondre tous les roux, et de diminuer leur salaire par deux, Florent Boudié obéira sans hésiter ! Et à tous ceux qui résistent, il déclarera : “Il n’y a RIEN, absolument RIEN au-dessus des lois de la République”.
    Si demain la République fait une loi ordonnant de crever tous les yeux verts, Florent Boudié sera le premier à obéir ! Il hurlera comme un fanatique : “Vous devez obéir ! Vous devez avec moi crever tous les yeux verts ! Vous n’avez aucun droit de refuser cette loi, car il n’y a RIEN, absolument RIEN au-dessus des lois de la République”.
    Si demain la République fait une loi ordonnant de massacrer les juifs, Florent Boudié applaudira des deux mains et fustigera tous ceux qui refusent d’obéir ! Il leur criera de sa voix de stentor : “Vous devez obéir ! Vous devez avec moi massacrer les juifs ! Car la République en a décidé ainsi, et il n’y a RIEN, absolument RIEN au-dessus des lois de la République”.
    Voilà où on en est !
    Ce Florent Boudié est le type même du barbare ! Il ne se pose AUCUNE question, il obéit bêtement et méchamment à tous les ordres du pouvoir, quels qu’ils soient.
    Demain, quand le tyran l’ordonnera, Florent Boudié vous torturera. Florent Boudié vous électrocutera. Florent Boudié vous démembrera. Florent Boudié vous brûlera. Florent Boudié vous gazera. Et si la République l’ordonne, il travaillera avec joie dans les tanneries de peau humaine, en répétant comme un refrain : “Il n’y a rien, absolument RIEN au-dessus de la loi de la République”.
    Voilà les barbares qui nous dirigent !
    Payés avec nos impôts !
    Et pleins de bonne conscience…
    (Et le pire est qu’il y sans doute, à l’assemblée, plusieurs dizaines de Florent Boudié !!!)

    • La République a bien fait une loi pour massacrer tous les Vendéens !
      C’est paltoquets n’étaient pas nés mais approuvent certainement.

  2. la République et ses “valeurs” veut interdire à l’ Eglise l ‘usage des sacrements , qui ont pour fin de mener à la vie éternelle; dernier souci de la République nihiliste.

  3. St Paul rappelle plusieurs choses à ce sujet :
    1) que nous devons nous soumettre à tout pouvoir, puisqu’il vient de Dieu.
    2) Qu’il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes
    3) Que c’est une honte d’avoir recours au tribunal des hommes plutôt que de régler nos divergences au cœur de l’Église.
    4) “Ne formez pas d’attelage boiteux avec les non-croyants….”

    Il faut donc obéir à tout pouvoir SAUF si ce qui nous est commandé est contraire à la foi, les moeurs et la charité envers nos frères ; charité selon les vues de Dieu, Sa sagesse et non selon les vues de l’homme…et de ses pseudo-droits dits démocratiques.
    Il faut donc voir les choses tant du point de vue naturel que surnaturel ; naturel quand le confesseur se doit d’inviter un meurtrier, un pédophile etc…à se dénoncer lui-même aux autorités civiles…et surnaturel quand le dit-confesseur peut lui refuser l’absolution si celui qui se confesse refuse de faire la pénitence qui lui est donnée et qui se doit d’être impérativement en lien direct et proportionné au mal occasionné (3 ave Maria pour un meurtre semblerait totalement absurde).
    Surnaturel, car ce qui compte avant tout c’est la justice que Dieu rendra à chacun au ciel et non (seulement) par les hommes sur terre, même si celle-ci est corroleraire à la première mais lui est assujetti néanmoins dans l’ordre d’importance.
    Obliger à délier peu ou prou le secret de confession fera évidemment fuir les meurtriers, pédophiles etc…ce qui serait totalement ineficace et d’un non-sens complet, alors qu’une confession entièrement secrète et une orientation morale du prêtre envers le pénitent, de façon libre et pédagogique, sera plus efficient en termes de résultats.
    De plus, une confession mise en condition relative quant au serment du secret, ferait également fuir toutes les autres âmes et mettrait ainsi gravement en péril la possibilité pour eux de se sauver (au ciel !).

    Dans tous les cas de figure. les lois de l’Église, étant de Dieu (avant Vatican II qui a échangé les droits de Dieu en devoirs pour Lui envers les hommes et vice-versa) sont non seulement supérieures aux lois de la République, mais leur sont même antinomiques !
    Il faut encore ajouter que le scandale de la pédophilie dans l’Église, en plus d’être inférieur en gravité commis par les athées francs-maçons républicains, malgré le rapport “Sauveur” (lui-même franc-maçon !), tient à juste titre son origine de la modernisation de l’Église, de son assujettissement aux dictats de la franc-maçonnerie depuis Vatican II (voir discours de Paul VI à l’ONU); c’est le serpent qui se mort la queue.
    Que l’évêque convoqué par le ministère dit vouloir réfléchir sur une adéquation entre le secret de la confession et les lois uniques de la République (non jugé pour les crimes de l’avortement) en dit long sur ce qui reste d’honnêteté, de fermeté dans la foi…et de la foi tout court de ces pseudo-évèques issus de Vatican II.
    ….on ne discute pas avec satan: on le combat par la prière, le jeûne. la pénitence, le sacrifice et la Tradition de L’Église… avant Vatican II.
    Tout le reste n’est que mensonge et sophisme !
    Bien à vous dans Le Seigneur !

    • Je ne suis pas d’accord avec nombre de vos assertions. Cependant je pense, probablement comme vous, que Mgr. EMB n’aurait pas dû répondre à l’injonction du ministre. Il se fourvoie fréquemment cet évêque.

  4. Il manque un commentaire du point de vue catholique, cher Michel Janva, surtout pour rappeler à vos lecteurs l’héritage violent de cette révolution satanique (1789) qui a détruit l’idée de “César et Dieu” : la séparation de l’Eglise et l’état (1905), et la soumission de Dieu et Son Eglise à l’état Français laïc. Comme si cet état définit le bien et le mal et puis, qu’il pourrait avoir le monopole sur la vérité. Seule l’Eglise a ce monopole et elle seule définit le bien et le mal, déjà depuis 2000 ans. Combien de martyrs n’ont pas donné leur vie pour la défense de ces prérogatives Ecclésiales. Est-ce que vous avez oublié, cher Michel Janva, que l’état est toujours, depuis 1789, l’ennemi numéro 1, du bien public, et surtout, qu’il n’a aucun droit de se mêler des affaires Ecclésiales ?
    Malheureusement, votre évêque se conduit comme un pantin, il se plie, comme le porte parole du NewChurch,
    Vatican 2.
    Dans les deux textes, je vise surtout les “droits de l’homme”, sans formuler les droits de Dieu, puis l’idée que “nulle loi n’ est au dessus de la loi républiquaine” (Chirac) et finalement, l’idée de “la laïcité”, [basée sur les “valeurs républicaines”, une cartouche vide] ! Je n’ai jamais compris ce que cela signifie.
    Cette idée de la laïcité FR n’existe nulle part ailleurs en Europe, sauf dans les pays communistes athés.
    L’idée même que la République de 1789, est une construction au dessus de Dieu, est trop ridicule, pour continuer à tisser sa toile ici.

    • C’est difficile de vous répondre cher M.. Vous dites : ‘Comme si cet Etat définit le bien et le mal et puis, qu’il pourrait avoir le monopole sur la vérité. Seule l’Eglise a ce monopole et elle seule définit le bien et le mal,’. Vous ajoutez : ‘votre évêque se conduit comme un pantin’
      Je réponds : L’Eglise est experte en humanité. Jésus est la Vérité car il est une personne divine. Un Cicéron ou un païen confucianiste peut poser des actes justes et bons. La raison humaine peut discerner. Mais le baptême et Romains 12,1 expliquent comment booster le discernement de l’homme déchu. Je ne savais pas que Michel Janva avait un évêque.
      La laïcité est un fruit du Christ et de Son Eglise : ‘Rendez à César ce qui est à César et à Dieu …’ Le laïcisme des laïcards est une perversion de ce fruit. Distinguer mais non pas séparer. La laïcité à la française, vous allez le constater bientôt, a de grands mérites car elle évite le ‘In god we trust’ des protestants peu sûr d’eux-mêmes. Regardez le wokisme made in USA qui envahit le monde. Son terreau est lié à un messianisme protestant perverti. La France va résister efficacement à cette folie quasi planétaire car elle est pourvue d’un laïcisme qui reste connecté de manière ténue à une certaine forme de bonne laïcité. Je ne développe pas ici. Votre message est lié à un fidéisme qui manque de vitalité réelle pour pouvoir vivifier jusqu’au martyr.

      l’idée de “la laïcité”

  5. Oui, bien sûr, le secret de la confession doit rester absolu, inviolable, inconditionnel comme il l’a toujours été. Quel prêtre digne de son ministère accepterait de le violer ? Et quel pédéraste irait se confesser à un “prêtre” devenu auxiliaire de police ? Et pourquoi s’arrêter aux actes pédophiles ? Pourquoi ne pas obliger à dénoncer les assassinats (y compris donc les avortements), mais aussi les fraudes fiscales, sociales ou le vote pour des partis réputés “nauséabonds” (comprendre : politiquement incorrects) ? Cette république qui se vautre dans la fange de ses “avancées sociétales” diaboliques a beau jeu de prétendre que ses lois devraient être au-dessus de la conscience morale des citoyens ; elle montre son vrai visage : celle d’une dictature prenant exemple sur les plus criminels des régimes politiques qui ont endeuillé le XXe siècle.

    • Je partage votre analyse. Cependant la cause de la perversité actuelle des iniquités républicaines, qui auraient anéanti Ferry Jules ou Jaurès ou Combes, est liée à un phénomène sectaire bien plus fondamental. C’est celui du matérialisme. Le matérialisme est une croyance irrationnelle qui mène au nihilisme et au suicide collectif. Or cette secte matérialiste, ce paradigme matérialiste, est à bout de souffle et s’effondre dans une sorte de folie collective démente. Baptiser, baptiser, baptiser dans la Vie devient une évidence raisonnable après ces 300 ans de matérialismes larvés ou triomphants dans des rationalismes dominants.

  6. Mgr de Moulins-Beaufort ( quel beau nom!) n’a pas manqué, je l’espère de rappeler à Darmanin que c’est à Dieu , et non au confesseur, que le pénitent avoue ses péchés et demande pardon. C’est donc à Dieu que Darmanin doit s’adresser pour lui expliquer tout ça! Je me demande d’ailleurs si un bon contact avec Dieu ne lui ferait pas du bien.

    • Moussa Darmanin ne connaît pas Dieu. Sa planche de salut sera le purgatoire. Moussa ne connaît pas l’homme nouveau. Moussa est un païen qui joue un rôle dans un jeu politicien. Je ne comprends pas pourquoi EMB s’est rendu à la convocation. Il avait certainement ses ‘bonnes’ raisons.

  7. Ce débat est stupide. Dans une laïcité chrétienne véritable, il y a distinction des pouvoirs. Il est donc assez vain de savoir si les lois de Dieu sont plus fortes que celles de la République.
    Mgr de Moulin Beaufort a mille fois bien fait de défendre le secret de confession, mais sa phrase très maladroite et rallume un débat stérile du niveau Don Camillo Pepone ! La bonne approche est que les lois de l’Eglise doivent s’intègrer dans le droit positif, autant que faire se peut bien sûr (si ce n’est pas possible c’est une rupture de la règle de laïcité par l’Etat).

    • EMB n’a pas tellement défendu le secret de la confession. Il suffit d’entendre ce qu’il a dit à la sortie du cabinet ministériel. Oui, sa sortie initiale fut une phrase jaculatoire stupide ou géniale, je pense qu’elle se révèle maladroite car il s’est rendu auprès de césarillon. Les lois de l’Eglise peuvent essayer d’être promues dans le Droit positif de l’Etat, mais il faut un terreau de chrétiens pour réaliser cela. Baptiser, baptiser, baptiser au lieu de commander et de financer un rapport Sauvé, homme lié à la secte des antichrétiens.

  8. Au-dessus des lois de la République, il y a ma conscience ; au-dessus d’elle, les lois de l’Église et au-dessus de ces lois, il y a Dieu : il en est ainsi des lois républicaines sur le divorce, l’avortement, le “mariage” contre-nature, la PMA, etc. auxquelles non seulement il ne faut pas se soumettre, mais qu’il faut combattre.

    Au fond, la République, c’est la Contre-Église, la fille aînée de la franc-maçonnerie, le nouveau Leviathan.

    • Assez d’accord avec vous. Je dirais que la tabula rasa de la violence républicaine de 1792 est liée à la volonté anti-chrétienne d’un retour à une Nouvelle Rome parisienne. C’est un néo-paganisme imprégné des idées matérialistes deshumanisantes des fausses lumières. Or le rationalisme matérialiste est à bout de souffle, cette sorte de paradigme sociologique s’effondre sous nos yeux. D’autres paganismes violents le déstabilisent (wokisme, islam, transhumanisme délirant). Même le féminisme, issu du matérialisme, est devenu une nouvelle victime de cet effondrement paradigmatique. Confiance, les forces vives et raisonnables issues du Christ sont en marche dans notre patrie terrestre. L’humano-divinisme vient vers nous ! Maranatha.

  9. Parfois je m’interroge: les pires ennemis de l’Eglise ne sont-ils pas internes?
    Qu’un FC soit hostile à l’Eglise et se batte pour la détruire est compréhensible et attendu – même si nous ne sommes pas d’accord et avons parfaitement le droit/devoir de la défendre.
    C’est plus gênant lorsque l’attaque, plus ambiguë, vient des propres rangs de l’Eglise, plus meurtrière encore lorsqu’elle vient de prélats en situation de responsabilité – pas seulement de France, les lecteurs du SB sont suffisamment avertis pour en connaître un nombre certain.
    Le combat est spirituel, pas humain; les meilleurs armes sont donc spirituelles: chapelet, adoration. Et oubliez tout doute: la réalité vient toujours à notre secours. Pour notre part: “que le mensonge ne passe pas par moi” (recommandation d’A.Soljenytsine)

    • Interrogez-vous sur la qualité épiscopale de Mgr. PONTHIER. Prendre le socialiste Sauvé, proche des Francs-Maçons, pour rédiger, avec l’aide d’antichrétiens, un rapport sur des perversions sexuelles situées dans un Etat dirigé par qui on sait, Etat d’une nation qui s’autodétruit par le dogmatisme du meurtre par avortement, est un choix irresponsable et quasi instrumentalisé par Satan ! Les conclusions du rapport ne pouvaient que s’attaquer à Jean 20,23 (fondamental pour L’Eglise de Jésus-Dieu). C’est un verset dont Satan ne peut plus bénéficier. Donc les Puissances et dominations spirituelles qui gouvernent la rédaction du rapport appuient sur ce point de détail fondamentalement insupportable pour les esprits mauvais. Le diable se cache dans les détails.

  10. M. Darmanin ainsi que la LDH oublient une chose, c’est que le ministre de l’intérieur n’est pas le ministre des religions mais le ministre des culte et qu’à ce titre il ne peut intervenir sur les religions. De plus, je ne vois pas en quoi le secret (professionnel) de la confession pourrait souffrir d’une exception sur quelle loi de la république se base t-il ?

  11. Ce qui me met très, très mal à l’aise, c’est la réaction de celui qui devrait être le premier à rappeler que, “il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes”.
    Voir http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2021/10/13/secret-de-la-confession-le-prelat-et-le-ministre/ et surtout le communiqué publié en bas de page, qui blesse inutilement les catholiques dans leur foi.
    On a vraiment l’impression que bien des prêtres de tout rang ont perdu la foi. La troisième tentation du Christ commence par “si tu t’inclines devant moi…” ce qui aurait rendu alors toutes ses actions et paroles ultérieures fondamentalement viciées, perverties. La même injonction est aujourd’hui faite à l’Eglise. Chacun connait la réponse du Christ; pour ceux qui sont aujourd’hui en charge de l’Eglise, on a tout de même l’impression que leur réponse est différente.

  12. A propos du rapport, voici le lien sur celui des témoignages: https://www.ciase.fr/medias/Ciase-Rapport-5-octobre-2021-Annexe-AN32-Recueil-de-temoignages-De-victimes-a-temoins.pdf
    Les lecteurs qui le souhaitent trouveront sans peine les deux autres, rapport complet et résumé. Ce qui frappe d’emblée dans le rapport complet est la table des matières, où la commission prend beaucoup de temps à se justifier. On peut également être frappé par la disproportion inexpliquée des chiffres (env. 3000 témoignages recueillis, 300.000 victimes affirmées sans réelle justification) ainsi que le classement en diverses rubriques dont la logique m’a échappé, où les mêmes témoignages reviennent plusieurs fois sous plusieurs angles.
    Ce qui frappe dans les témoignages, seuls documents factuels, c’est la redoutable capacité à refuser le témoignage, mettre en doute la parole des victimes; y compris de la part des parents… On peut y lire une forme de sidération, une prudence nécessaire face à une accusation sans preuve – sauf à revenir à la situation d’avant l’inquisition, où l’accusé était sommé de prouver son innocence.
    La conséquence est limpide: le problème est moins d’ordre sexuel que d’abus d’autorité, dans ce cas, spirituel. le ravage d’un sacrement ne résout en rien cet aspect fondamental.
    L’excellent Homme Nouveau avait publié une étude dans ce sens, à partir du témoignage notamment d’une religieuse abusée.

  13. Mgr de Moulins-Beaufort, en sa qualité de Président de la Conférence des Evêques de France, a-t-il le droit de décider, tout seul, de lever le secret de la confession dans le cas d’aveu d’acte de pédophilie d’un prêtre ? (et s’il s’agit d’un laïc ?).
    D’autre part, indépendamment de cette question, ce n’est pas parce que nos gouvernants ne croient pas en l’existence de Dieu que Dieu n’existe pas.

    • En complément à mon commentaire :N’est-ce pas plutôt du pouvoir de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ? ( de lever le secret de la confession).

    • Si vous mettez Jean 20, 23 au milieu du débat, les choses se décantent d’elles-mêmes. Le secret de la confession est un pilier du catholicisme, de la vraie Foi, de la Foi, de la volonté de Jésus-Dieu. Aucun pauvre évêque, pape ou antipape ne peut rien contre ce roc de Vie qu’est Jean 20, 23.

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