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Culture de mort : Euthanasie

A propos du Rivotril [Addendum avec l’avis du Dr Philippe de Labriolle]

A propos du Rivotril [Addendum avec l’avis du Dr Philippe de Labriolle]

La présidente de la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs a diffusé ce texte, rédigé par un Professeur associé de Médecine Palliative, à propos du Rivotril, qui permettrait d’éliminer nos anciens dans les EHPAD. Je ne suis pas un spécialiste du sujet et je laisse les spécialistes le commenter :

Un décret autorisant la disponibilité transitoire en ville de certains médicaments (paracétamol injectable, Rivotril®…) a semé le trouble chez certains avec la crainte d’une « légalisation » de l’euthanasie qui ne dirait pas son nom en particulier dans les établissements pour personnes âgées (EHPAD).

Nous affirmons avec force que cette crainte n’est pas fondée.

L’infection par le Covid 19 provoque chez certains patients, en particulier les plus fragiles, des atteintes respiratoires graves pouvant parfois entraîner la mort par asphyxie.

La réanimation nécessaire à la prise en charge de ces troubles respiratoires est extrêmement lourde et ne peut être supportée par les patients les plus vulnérables. Pour lui éviter une obstination déraisonnable, une décision de non-réanimation peut être prise avec le patient s’il est en état d’exprimer sa volonté ; sinon, elle est prise de façon collégiale, c’est-à-dire après une réflexion associant ses médecins, son équipe soignante et chaque fois que possible l’avis d’une équipe de soins palliatifs ou une équipe gériatrique, en respectant ses directives anticipées ou, à défaut, après consultation de sa personne de confiance ou de sa famille (loi du 2/2/2016 sur la fin de vie).

Assurer à ces patients un accompagnement digne et le soulagement de leurs symptômes reste une priorité. Pour éviter la sensation d’étouffement une sédation (diminution de la conscience) peut être nécessaire et parfois en urgence car la dégradation peut être rapide.

Des propositions thérapeutiques graduées selon la gravité de la situation et indiquant dans quelles circonstances et comment manier ces médicaments ont été faites par la SFAP (société française d’accompagnement et de soins palliatifs). Il s’agit d’aider les équipes à anticiper ces situations et à pouvoir réagir rapidement.

Il existe un grand nombre de médicaments à visée sédative dont le Rivotril® fait partie. Comme les autres (Valium®, Seresta®, Lysanxia®, Temesta®, Xanax®, Lexomil®…), selon les doses, il agit contre l’anxiété avec un effet amnésiant puis comme sédatif. Certains sont très difficilement disponibles actuellement en raison de nombre de patients à traiter. Il était donc utile de rendre le Rivotril® plus facilement accessible.

La crainte d’une intention d’euthanasie relayée par les réseaux sociaux n’est pas fondée. Restons tous responsables de nos propos. Il est difficile pour les soignants, infirmiers(ières) et médecins, de poser ce geste d’endormir un patient en asphyxie comme il est difficile pour les familles de ne pas pouvoir accompagner leur proche. A la souffrance, n’ajoutons pas la culpabilité.

Addendum. Voici l’avis du docteur Philippe de Labriolle, médecin psychiatre, praticien des hôpitaux depuis la fin des années 80 :

Ce texte lénifiant, et les tergiversations d’Alliance Vita n’y changent rien. L’argumentation est parfaitement accessible à l’honnête homme, comme suit:

  • le Rivotril est une benzodiazépine (BZD, principale famille d’anxiolytiques) fortement anti-épileptique. Telle était l’AMM (autorisation de mise sur le marché) de sa prescription, qui a débuté dans les années 60. Le Vidal mentionne la première de ses contre-indications comme étant l’insuffisance respiratoire grave, proscription commune à toutes les BZD.

  • le décret 2020-360 du 29 mars 2020 (voir ce texte) autorise la dispensation du Rivotril “hors AMM” dans le cadre du Covid-19. Ce décret est abrogé sur ce point le 12 mai 2020. Puis nouvelle autorisation dans la même indication (Covid-19) par le décret 2020-1262 du 16 octobre 2020, c’est à dire “hors AMM” et “par dérogation à l’art L5121-12-1” (voir ce texte). Elle est toujours en vigueur.

  • Une prescription hors AMM consiste à donner un produit pour le profit espéré dans une autre pathologie que celle qui fait l’objet de l’AMM. Par exemple, l’indication d’un myorelaxant précis pour son action positive dans l’addiction à l’alcool. La prescription hors AMM exploite un effet collatéral d’un médicament, tel qu’il peut être observé comme un bénéfice inattendu, mais bienvenu, lors de sa prescription dans l’AMM. Autre exemple, l’effet anti-dépresseur de l’Isoniazide (Rimifon) chez les tuberculeux.

L’imposture gouvernementale, et celle de ceux qui la masquent est évidente: jamais une contre-indication ne peut être inclus dans un usage “hors AMM”, car l’ignorance ou le dédain d’une contre-indication n’est JAMAIS un soin. Or, quel est l’effet recherché par le recours au Rivotril (injectable qui plus est) chez un patient d’Ehpad en détresse respiratoire sinon d’atténuer l’agonie en accélérant le décès, alors que l’orientation salvatrice en Réa lui est abusivement refusée.

L’euthanasie est elle ici le terme adéquat? Quelle place est-elle faite à la volonté du patient et à sa personne de confiance? La qualification juridique la plus exacte me parait être “homicide volontaire par empoisonnement sur personne vulnérable excipant d’une incitation légale à rebours des dispositions du Code Pénal”

Quant à la faute médicale doublée d’un refus d’accès aux soins adéquats, on attend toujours la protestation ordinale formelle.

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39 commentaires

  1. Quelle confiance accorder à ce genre de déclarations, quand les autres pays n’appliquent pas ce genre de mesures ?

  2. Relevé sur le site du Vidal :
    “Contre-indications du médicament RIVOTRIL
    Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
    insuffisance respiratoire grave,
    syndrome d’apnée du sommeil,

    Le Rivotril est destiné à soigner l’épilepsie.
    https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-mrivot01-RIVOTRIL.html

    Si cette prescription, totalement contre-indiquée, n’est pas une volonté délibérée d’euthanasie dans le secret confinement des EHPAD, j’ai du mal à en comprendre une autre finalité…
    😡🤬😡🤬😡

    • Alors, restons sereins:
      – Rivotril° : Contre-indication : insuffisance respiratoire grave.
      – Indication : Sédatif. Donc, donner du Rivotril° s’il n’y a pas d’insuffisance respiratoire, il n’y a pas de problème. Sinon, c’est de l’euthanasie.
      Gardons un sage discernement, sans être benêt…

  3. Et pourtant, sur les réseaux sociaux circule une photo montrant
    8 personnels soignants (7 femmes et 1 hommes), bien masqués comme il faut,
    et tenant chacun une feuille de papier pour construire les deux phrases suivantes :
    ” EN EHPAD ON TUE AU RIVOTRIL”
    “RESTEZ CHEZ VOUS”

  4. Démonstration typique d’un “Alpha” vis à vis des “Delta” dans le meilleur des mondes.
    Nous avons été créés à l’image de Dieu et pas des hamsters. Que cet “Apha” aille administrer son Rivotril aux hamsters et se fasse payer en crottes de hamsters.
    Il faut appeler les choses par le nom : c’est de l’euthanasie. Qu’il assume au moins le mot.

  5. Cela paraît une explication raisonnable. C’est comme avec la morphine que vous administrez à un cancéreux en phase terminale et qui est très douloureux. C’est l’intention et le dosage utilisé qui font l’euthanasie, pas le nom du produit. Si vous donnez la dose nécessaire, sans plus, pour soulager le patient ça n’est pas de l’euthanasie (même si indirectement ça accélère la mort par dépression respiratoire). Si vous augmentez la dose parce que vous trouvez que la mort ne vient pas assez vite, ça c’est de l’euthanasie. C’est dans l’intention de celui qui tient la seringue que se trouve l’euthanasie. Il est moralement licite de donner un médicament qui peut provoquer indirectement la mort, si ça n’est pas le but recherché (soulager la douleur ou l’angoisse).
    Par analogie une chimiothérapie donnée pour soigner un cancer peut entrainer la mort par aplasie médullaire. Ca n’était pas le but recherché, ça n’est pas de l’euthanasie.

    • Sauf que le rivotril est très fortement déconseillé par l’OMS et interdit dans certains pays parce que très dangereux, mais en France il n’est pas dangereux c’est bien connu

      • L’association Alliance VITA souligne la grande efficacité de ce produit, proportionnelle à la dose administrée, exigeant pour le corps médical, une formation spécifique aux soins palliatifs, et une utilisation dans une intention anxiolytique.
        Alliance VITA est une association du mouvement pro-vie en France militant principalement contre l’avortement et l’euthanasie1. Elle se donne comme objectif de « promouvoir la protection de la vie humaine et le respect de la dignité de toute personne » et prend position contre l’avortement et contre toute union juridique entre personnes de même sexe, et notamment contre le mariage entre personnes de même sexe.
        PS : soins palliatifs ne veut pas dire euthanasie

    • sans commentaire…

  6. Ceux qui pensent qu’un de leur proche a été euthanasié par une telle injection pourront toujours répondre à l’appel du Prof. Paul Trouillas, neurologue à Lyon :
    https://qactus.fr/2020/11/16/q-infos-appel-du-professeur-paul-trouillas-neurologue-a-lyon/

  7. parfaitement exacte cet article

  8. Les contre indications du Rivotril sont formelles
    Il n’y a pas besoin d’être médecin pour juger.
    C’est bien de l’euthanasie déguisée

  9. tout médicament est dangereux et on peut tuer un patient avec quasi n’importe quoi…pas besoin de rivotril pour cela

    le rivotril qui à la base est un antiépileptique, comme toutes les benzodiazépines a un effet sédatif et permet lors d’agonie de soulager le patient qui VA MOURIR…. et non de le tuer.

    (je suis oncologue)

    cet article correspond parfaitement à la réalité

    • J’approuve à 100% . Le problème c’est qu’il y a 65 millions de médecins en France.

    • Dans le cas d’une agonie liée à un cancer en phase terminale, l’on sait que le patient va mourir et il est important de soulager ses souffrances sans avoir l’intention d’accélérer la mort.
      Dans le cas d’un patient covid, est-on sûr qu’il va mourir, ou décide-t-on qu’il va certainement mourir, parce qu’il a moins de chances de supporter la réanimation qu’un patient plus jeune et ayant moins de comorbidités, et que les moyens de réanimation sont insuffisants ? À partir du moment où l’on a décidé que le patient allait mourir, il est important de le soulager, mais va-t-il vraiment mourir en réanimation, ou a-t-il plus de risques de mourir en réanimation qu’une personne moins fragile, parallèlement à un nombre de moyens de réanimation limités ?
      Il me semble que c’est très différent de l’agonie en phase terminale de cancer.
      En outre, la légalisation de l’exception individuelle ouvre la boîte de Pandore: lorsqu’on légalise un moyen de soulager la souffrance d’un patient qui va mourir, il se trouve que face à des moyens limités, il peut devenir tentant de décider qu’un patient va mourir. Il est possible que les médecins n’aient pas la volonté d’euthanasier, et il est certain qu’ils font de leur mieux avec les moyens qu’ils ont, mais quand ce sont les mêmes instances politiques qui réduisent les moyens médicaux et qui légalisent parallèlement des moyens de soulager la souffrance lorsque les moyens médicaux font défaut, n’est-il pas légitime de dénoncer cette légalisation de la mort miséricordieuse comme dans le programme Aktion T4?

    • Les jugements viendront…

  10. Personellement dans l EHPAD ou je travaille depuis 9 ans nous n avons jamais utilisé de RIVOTRIL et encore moins durant le C19.
    Cependant en phase toute terminale de vie,on peut etre amené à utiliser des Benzodiazepines pour soulager certains symptomes (tout dépend des doses administrées)en particulier difficultés respiratoires car laisser mourir d’étouffement une personne n’est certainement pas une bonne façon de l’accompagner à quitter ce monde.

  11. Toutes les phrases disent des choses exactes ou presque, et l’ensemble laisse une impression de mensonge…ça devient malheureusement habituel en matière de communication qu’elle soit civile ou religieuse.

  12. Le Rivotril ne fait que remplacer un autre produit (midazolam) avec les mêmes caractéristiques qui se trouve être en rupture d’approvisionnement. La dérogation ne génère en soi aucune suspicion.

    La controverse ne vient pas du produit lui-même mais des recommandations qui accompagnent son utilisation et du seuil d’administration envisagé dans le cadre de l’épidémie de Covid19 face à la gravité des symptômes.

    ” Au vu de la situation, et du fait que les patients peuvent s’aggraver en quelques heures, avec risque d’asphyxie parfois très rapide, la décision ne peut pas être prise quand celle-ci survient. Elle est donc prise de manière anticipée et collégiale, par le médecin traitant avec le médecin coordinateur en Ehpad, avec si possible l’aide d’une équipe soins palliatifs ou gériatriques et la famille est évidemment consultée et informée à ce moment-là. Cela permet de s’assurer que l’infirmière a le médicament à disposition au moment où l’asphyxie survient, afin de l’administrer et d’éviter des souffrances au patient”

    Rapporté aux symptômes, il existe une ambigüité quand au moment de l’administration, puisque la note indique (maladroitement ?) que l’autorisation est étendue même dans les cas où la gène respiratoire est encore faible. Pourquoi une telle recommandation ? (parce-que la situation peut s’aggraver en quelques heures….il faut donc anticiper).

    Cela ne présage pas pour autant une mauvaise utilisation à des fins d’euthanasie active mais cela en ouvre la possibilité (dans une période prédéfinie et transitoire).

    Dès lors, une fois de plus, les professionnels sont invités à agir sans comprendre vraiment les contours de cette action.

  13. Votre commentaire est excellent, merci !

  14. Le commentaire que je trouvais malheureusement excellent, est celui de @axelled.

  15. Merci de cette mise au point.
    Comment ne pas rappeler aussi que les dépistages PCR fréquents en ehpad ont permis la prise en charge des malades avant même l’apparition de symptômes et ont de ce fait grandement réduit la létalité des malades de la covid des plus de 80 ans.

  16. Ce texte justifie la décision de laisser mourir des malades en invoquant des procédures collégiales, des réflexions d’experts, le respect de la volonté des patients, la volonté d’éviter l’obstination déraisonnable…, déjà pas toujours respectés en temps normal, alors assez irréalistes en période d’épidémie, mais qu’il est alors peut-être d’autant plus opportun de rappeler…

  17. Il y a quatre conditions pour le volontaire indirect qui dit qu’il est permis dans certaines conditions de poser un acte qui produit un effet bon directement voulu, même si cet acte peut causer aussi un effet mauvais concomitant.

    1. L’action doit être en elle-même bonne ou indifférente.
    2. L’intention de l’agent doit être bonne : en particulier, elle ne doit pas porter sur l’effet mauvais.
    3. L’effet bon ne doit pas venir de l’effet mauvais; ou, ce qui revient au même, l’effet mauvais ne doit pas être un moyen pour obtenir l’effet bon.
    4. Enfin, quatrième condition, il faut une raison grave, c’est-à-dire proportionnée, pour agir ainsi: qu’il n’y ait pas d’autre mode d’obtenir l’effet bon, et que l’effet bon soit supérieur ou au moins d’égale importance à l’effet mauvais qui est permis.

  18. Le propre de l’idéologie est de manier des raisonnements cohérents entre eux mais sur le fondement d’un postulat faux, d’où l’impression de bons sentiments mensongers en lisant ce texte.
    Il est cohérent de soulager la souffrance de patients qui agonisent.
    Agonisent-ils parce que tous les moyens médicaux ont été utilisés en vain pour les soigner ou parce qu’il a été décidé de réserver ces moyens à des personnes moins fragiles ?
    Il est cohérent d’éviter une obstination déraisonnable. L’obstination déraisonnable est-elle qualifiée dans le seul intérêt du patient ou en tenant compte du fait qu’il serait plus raisonnable de concentrer les efforts de soin sur des patients moins fragiles ?

  19. La confusion entre soins palliatifs et euthanasie est inquiétante.

  20. Contre-indications du médicament RIVOTRIL
    Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
    – insuffisance respiratoire grave,
    – syndrome d’apnée du sommeil,
    https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-mrivot01-RIVOTRIL.html

    Respiration : le clonazépam pourrait provoquer un arrêt respiratoire. Cet effet sur la respiration pourrait être plus marqué pour les personnes atteintes de problèmes respiratoires ou de lésions cérébrales, ou pour celles qui utilisent d’autres médicaments qui ont un effet suppresseur sur le centre respiratoire (par ex. la codéine, la morphine). En cas de problèmes respiratoires graves, discutez les risques et les bienfaits de la prise de ce médicament avec votre médecin.
    https://ressourcessante.salutbonjour.ca/drug/getdrug/rivotril

    Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : dépression respiratoire (voir rubrique Mises en garde et précautions d’emploi).
    INSUFFISANT RESPIRATOIRE
    Chez l’insuffisant respiratoire, il convient de prendre en compte l’effet dépresseur des benzodiazépines et apparentés (d’autant que l’anxiété et l’agitation peuvent constituer des signes d’appel d’une décompensation de la fonction respiratoire qui justifie le passage en unité de soins intensifs).
    https://www.doctissimo.fr/medicament-RIVOTRIL.htm

    Ne prenez jamais Rivotril 2 mg, comprimé quadrisécable :
    · Si vous avez une insuffisance respiratoire grave (maladie grave des poumons).
    · Si vous avez un syndrome d’apnée du sommeil (pauses respiratoires pendant le sommeil).
    http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=68429141&typedoc=N

    • Avec votre raisonnement on ne donnerait pas de morphine aux cancéreux en phase terminale (pour soulager la douleur mais également avec effet secondaire non recherché pour lui même d’accélérer le décès par dépression respiratoire). Je ne vous le souhaite pas !
      Ici on parle de gens à l’agonie, pas de gens en bonne santé.

      • Avec votre raisonnement on finit un jour devant un tribunal.

        Moi je suis le petit fils d’une femme qui était à l’agonie le 12 octobre 1917, les médecins n’avaient plus aucun espoir et on attendait sa mort dans la nuit. Elle reçut l’extrême onction et les derniers sacrements. Le matin elle vivait encore et s’endormit. Vers le début d’après midi elle se réveilla et se leva guérie… Le soleil venait de danser à Fatima… Elle avait 17 ans.

  21. Le point de vue exprimé dans cet article de la SFAP ainsi que dans certains commentaires verse dans l’angélisme.

    Il est vrai qu’il ne faut pas confondre non-acharnement (y compris avec sédation) et euthanasie, et que la règle du volontaire indirect permet de soulager un patient qui est objectivement mourant quitte à accélérer légèrement son trépas.

    Cependant, de là à causer le décès d’un patient non-mourant (ou pas encore) en administrant du Rivotril trop tôt ou à une dose trop élevée, il n’y a qu’un pas (surtout que ce médicament est contre-indiqué dans ce genre de situations). Et sans vouloir juger les intentions des uns et autres, il serait illusoire de prétendre que ça n’arrive jamais. Non seulement, dans un contexte de surcharge des services, ce genre de décision peut être pris de façon précipitée, mais encore certains parmi le personnel soignant peuvent être en faveur de l’euthanasie et ne pas trop se poser de scrupules.

    En bref : oui, il y a un cadre d’accompagnement palliatif où cet usage peut être moral, mais cela ouvre aussi la porte à des dérives potentielles d’euthanasie. Ne pas le signaler, c’est rater la moitié de la question.

    PS : je ne sais pas s’il y a 65M de médecins en France, mais ça me semble sain que plusieurs personnes aient une réflexion construite en matière de morale.

    • la plupart des commentaires ici témoignent de la méconnaissance totale de notre travail de médecins…

      à croire qu’on tue les gens volontairement ou par inadvertance…

      on sait très bien ce que l’on utilise et à quelle dose.

      en phase terminale (cancer, covid…) , le patient étant ent train de faire une detresse respiratoire aigue , s’étouffant, on se doit de le soulager: on se fout complètement de l’effet dépresseur respiratoire des benzodiazépines car le patient étouffe et meure ou va mourir dans les minutes: lui apporter un soulagement c’est notre role de médecin, de catholique aussi

      heureusement que l’académie pontificale pour la vie est faite de personnes qui réfléchissent à la lumière de la foi catholique et qui nous soutiennent dans les soins palliatifs…

      après si certains médecins le détourne pour euthanasier que voulez vous…

      on retire tous les médicaments des hopitaux?? … (en plus c’est franchement pas le plus pratique pour tuer quelqu’un il y a bien plus efficace et disponible partout…)

  22. le docteur Philippe de Labriolle a juste oublié de préciser que l’orientation salvatrice en Réa est abusivement refusée alors même que TOUTES les Réa des cliniques sont vides ! Circonstances particulièrement aggravantes !

  23. Je ne suis pas d’accord avec la déclaration de la SFAP. Et la réponse du Dr. de Labriolle m’est peu convaincante.
    Le fond du problème est moins le produit que le nouveau protocole qui lui a été adjoint. Partons de ce fameux article 51 du décret 2020-1310 du 29 octobre 2020 (copié du décret du 28 mars 2020) :
    1. Il facilite l’usage en EHPAD du sédatif “Rivotril” remboursé à 100%. Mais surtout :
    2. Il préconise des “protocoles exceptionnels et transitoires”, notamment ceux de la SFAP (société française d’accompagnement et de soins palliatifs) à l’origine du texte diffusé dans cet article.
    Or, dans les faits, le protocole appliqué est celui imposé par les ARS (en mars 2020) qui ouvre la possibilité de “sédation” hors hôpital, après un simple appel téléphonique de validation auprès du Samu ! Voyons celui de l’ARS Île-de-France, document détaillé qu’on trouve en cherchant sur internet : ‘Décision d’admission des patients en unités de réanimation et unités de soins critiques dans un contexte d’épidémie à Covid-19’. Télécharger la version PDF de 8 pages, avec en en-tête le logo de cette ARS.
    Lorsqu’on rapproche le bas de la page 4 et le paragraphe 3.a. de la page 6, on a une situation de “non-admission en soins critiques” qui peut se décider AVANT même l’entrée dans une structure de soins médicaux et A DISTANCE (au téléphone avec le régulateur du SAMU). Autrement dit : alors que les soins en EHPAD ne sont que BASIQUES (hygiène, confort, …), la lourde décision d’un protocole de fin de vie est prise PAR TELEPHONE, tandis que l’application habituelle de la loi sur la fin de vie se fait DANS l’hôpital et en situation de SOINS HOSPITALIERS EFFECTIFS pour donner une chance de guérison ! Et la page 3 n’est pas suffisante pour nous rassurer sur le respect correct et A DISTANCE de la “procédure collégiale”. C’est un changement majeur car de simples soignants d’EHPAD se retrouvent dans des situations ordinairement traitées en hôpital, à entériner sur un simple appel une sédation de personnes âgées, ce qui peut être très traumatisant pour ces non-initiés. Il y a une AMPLIFICATION grave et EVIDENTE du risque de dérives euthanasiques au moment du “dialogue” téléphonique (par facilité, par méconnaissance du malade, par économie de ressources RH, par surcharge du SAMU, par manque de lits, par psychose sur le virus, etc.). De plus, on fait basculer un malade DIRECTEMENT en “traitement” de fin de vie, sans lui donner la moindre chance de tentative de guérison par un traitement hospitalier, ce qui pose question au regard du serment d’Hippocrate !

  24. Il fallait bien remplacer la chloroquine, devenue interdite, par un autre médicament…

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