Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Société

A l’approche de la finale, parlons rugby…

Avec l'abbé Amar :

"[R]ugby et esprit catholique font décidément bon ménage. Admirable quand il est joué avec art, le rugby devient brutal si on le joue avec maladresse. Jouer un match complet ne réclame pas seulement une bonne condition physique mais aussi la maîtrise de soi et l’esprit d’équipe. Celui qui marque un essai n’est pas forcément le plus costaud mais bien souvent celui qui conclut une action collective. Comme dans la vie chrétienne, l'isolement et l'orgueil n'y ont donc aucune place. L'exercice des vertus telles que la persévérance, l'abnégation ou l'humilité y sont magnifiées. Mais elles ne sont pas spécifiques à ce sport, loin s'en faut et tant mieux.

Par contre, je ne peux m'empêcher à ces trois lieux où, pour un catholique, Dieu se révèle : la Tradition, l'Ecriture, le Magistère. En route pour une courte leçon de catéchisme en terre ovale …

Pour aller en avant, il faut regarder en arrière. Au rugby, LE péché mortel c'est la passe en avant. On ne peut avancer que si l'on passe le ballon en arrière. La passe en avant est à ce point interdite qu'elle est sanctionnée par un arrêt du jeu, une rupture qui casse la dynamique des équipes. Du coup, pour toute action, chaque joueur est invité à jeter un regard derrière lui afin de faire avancer toute l'équipe. Regarder en arrière, c'est se tourner vers le passé et assumer son héritage. Le but n'est pas d'y rester mais bel et bien d'avancer. On ne peut aller de l'avant que si l'on sait d'où on vient : je ne trouve pas de meilleure expression pour définir ce qu'est la tradition ! Le rugbyman serait-il un catholique qui s'ignore : un champion de la transmission ?

Pour bien jouer, il faut connaître les règles. Codifiées, écrites, elles permettent de dynamiser la partie et d'assurer la sécurité de tous. Mais pour jouer, voire pour apprécier le match depuis les tribunes, il faut aussi connaître les méthodes, les techniques et les subtilités du jeu. Le bon rugbyman doit donc bien posséder les fondamentaux. Avoir compris l'art de son sport préféré, lu les règles, les avoir écoutées et assimilées de l'intérieur. Elles donnent un souffle et de l'âme à son jeu. J'ai l'impression de parler de … la Bible ! Une parole extérieure, que je reçois, qui me chahute, me choque parfois mais dont les enseignements ne cessent d'enrichir ma réflexion et imprégner mes actions ! Les 10 commandements, les 8 béatitudes, les 4 évangiles, les deux testaments, les paraboles … tout cela a été écrit. Non pas pour figer des textes mais pour en vivre ! 

Maître du jeu, l'arbitre exerce un service inégalé. A ce stade (c'est le cas de le dire) les points communs sont nombreux. Arbitre d'un côté, Pape de l'autre. Gardien des règles pour le premier, gardien du Magistère pour le second. Tous deux partagent une redoutable mission qui les expose à la critique, les commentaires et les éloges (plus rares il est vrai). C'est là aussi que ma comparaison ne joue plus complètement. Si les décisions de l'arbitre sont respectées et irrévocables, il peut tout de même se tromper. Pas le Pape, infaillible lorsqu'il parle de foi ou de morale. Reconnaissons-le, de ce point de vue, Benoît XVI est un sacré rugbyman ! Il n'a de cesse de dire qu'il faut revenir aux fondamentaux (la prière, le catéchisme, les sacrements …) et nous invite à regarder en arrière pour mieux aller de l'avant. L'histoire est faite de croissance et de progrès, de transmission continue, nous dit-il. Jamais de rupture."

Que dire d'autre ? Allez les Bleus !

Vous souhaitez que votre patrimoine serve à défendre vos convictions, plutôt qu'être dilapidé par un Etat prédateur et dispendieux ?

Savez-vous que le Salon beige est habilité à recevoir des legs ?

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

Partager cet article

5 commentaires

  1. On peut espérer que l’Abbé Amar ne commettra tout de même pas pas l’imprudence de plaquer “le sacré rugbyman ” ( je le cite) qu’il évoque dans un langage de “com” plus proche de celui ,plutôt familier du football, que celui
    généralement au moins, plus fair play, du rugby.
    Je ne pense pas que la tradition authentique invite réellement à parler ainsi du Saint-Père, même en s’imaginant faire de l’humour au cours de ces fameuses gesticulations de “com” si chères aux “Padres”.

  2. Beau texte…
    Cela fait partie des rares moment où je regrette de ne plus avoir de télévision…
    Allez les bleus : aucune chance de gagner mais avec le panache et beaucoup de foi, on peut faire plier les prévisions les plus justes !

  3. Pour aller en avant?!?! c’est possible…car les voies du Seigneur sont impénétrable …
    cherchez la Vérité !!!

  4. Sancenay, je comprends ce que vous voulez dire par rapport à des tentatives de “com'” privilégiant une forme au demeurant presque toujours très maladroite. Je ne connaissais pas ce blog, c’est peut-être son défaut.
    Toutefois dans des régions où le Rugby est très implanté et fait partie de la vie locale pour presque tout le monde, ce n’est pas une mauvaise idée de s’y référer quand l’occasion de le faire pertinemment et avec mesure se présente. À la limite, ce serait une erreur de l’ignorer quand l’actualité met au premier plan un événement qui va intéresser beaucoup de gens, même parmi les fidèles.

  5. Allez, j’ose un pronostic pour dimanche :
    – Bleus : 21
    – All Blacks : 16
    On va gagner, je le sens !

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services
Copied!