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Histoire du christianisme

700e anniversaire de l’arrivée des papes en Avignon

A Avignon a ouvert aujourd'hui les célébrations du 700e anniversaire de l'arrivée des papes dans la cité, en 1309, avec une série d'événements prévus jusqu'à décembre. Un timbre spécial a été édité à l'effigie du Palais des papes. D'août à septembre, un son et lumière gratuit animera sa façade. Les 3 et 4 octobre un concert sera donné dans la grande chapelle avec une messe polyphonique du XIVe siècle reconstituée à partir de manuscrits anciens et des madrigaux sur les sonnets du Canzoniere de Pétrarque.

Av Avignon fut la capitale de la chrétienté pendant près de 70 ans (1309-1378) et connu neuf papes. Outre le Palais des papes, cette période a laissé en héritage une trentaine de palais ainsi que de nombreuses églises et couvents ornés d'oeuvres d'art. Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d'Avignon, a accueilli le cardinal Poupard, Légat du pape Benoît XVI, les 7 et 8 mars 2009. KTO et la radio RCF couvrent l'événement. Mgr Cattenoz a déclaré :

"A Rome habituellement, on parle d'Avignon comme de la «captivité avignonnaise». Je crois qu'il faut arriver à rectifier cette vision. Samedi 7 mars, on aura une conférence de Jean Favier qui est spécialiste de l'histoire des papes en Avignon, pour montrer les raisons du choix d'Avignon. C'est aussi parce que la situation à Rome était catastrophique. La venue des papes et leur stabilisation en Avignon pendant 70 ans, c'est une réalité de la vie de l'Eglise. Je crois qu'on ne peut pas parler de «captivité». C'est tout autre chose. J'ai souhaité que l'Eglise elle-même marque par un geste important l'histoire de la venue du pape."

Michel Janva

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6 commentaires

  1. Jean Favier,pour moi, c’est l’auteur de « L’homme et l’invisible » : un trés grand bouquin (que je recommande à tous les lecteurs du blog) (il existe en collection de Poche)
    Est-ce du même Jean Favier (écarté des universités parisiennes pour pensée non correcte) qu’il s’agit?

  2. Bonjour,
    juste pour rectifier un petit détail. Avignon ne fut jamais la capitale de la chrétienté, mais la résidence des Papes, évêques de ROME, pendant quelques siècles.La capitale de la chrétienté restait bien évidemment Rome, même pendant l’exil pontifical.
    Merci pour la qualité de vos articles et bon carême
    Ad Jesum, per Mariam, sub Petro,
    Théophile

  3. Bonjour!
    Un détail : Je serais heureux qu’un article de ce blog (très apprécié à la maison) ne soit pas victime du novalangue « ovinojournalistique » qui consiste à écrire ou dire « en Avignon » . Soit nous parlons provençal et alors l’on dit « en Avignoun » simplement du fait que la lettre suivante soit une voyelle comme pour « en Antibo », soit nous évoquons l’ancien domaine pontifical et l’on dit « en Comtat Venaissin », en français, le nom d’une ville est précédé de « à ».
    Je vous l’accorde c’est un détail, mais le sens réel des mots nous échappe un peu plus d’année en année.
    Merci de votre amicale et complice attention.
    C+

  4. A Christophoros,
    Je ne suis pas d’accord. On doit dire « en Avignon » et non « à Avignon », non pas pour des raisons géographiques, mais pour des raisons grammaticales.
    Tout comme on ne dit pas « si il », mais « s’il » ; on ne dit pas « à Avignon », mais « en Avignon », afin de ne pas doubler la voyelle.
    Bref il faut écrire :
    « S’ils étaient en Avignon, c’était en raison de la situation catastrophique dans laquelle était plongée Rome à cette époque. »
    Et non pas :
    « Si ils étaient à Avignon, c’était en raison de la situation catastrophique dans laquelle était plongée Rome à cette époque. »

  5. A Xtophe
    Je dois vous avouer que j’ai un peu plagié.
    Cet abus du « en » est l’objet d’un article d’un très sérieux livre de grammaire relatif aux difficultés les plus courantes de la langue française et rétablit quelques règles très utiles dont celle-ci.
    Par amitié je l’ai cité de façon incomplète, car il est un peu mordant avec les contrevenants! Cela étant, c’est un bouquin mordant, il n’épargne personne, je me suis senti un peu penaud à sa lecture…
    Je puis vous assurer qu’il est parfaitement contraire à la grammaire française de dire ou d’écrire en Alès, en Arles, en Eu, en Audierne en Auray ou en Angoulème (Francois d’Angoulème n’aurait pas apprécié).
    « En » a un caractère réservé à une région ou un pays, c’est exclusif.
    Bien cordialement
    C+

  6. Mmmmh… N’y aurait-il pas là une petite exception dont est si riche notre langue française ? 😉
    Je me suis permis pour ma part de répéter ce qui m’avait été enseigné il y a une quinzaine d’années par mon professeur de latin… Celui-ci nous prescrivait l’usage de l’adverbe « en » pour les localités commençant par le son « a »…

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