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Culture de mort : Avortement / Pays : Etats-Unis

66 cliniques américaines ont arrêté de pratiquer des avortements depuis juin

66 cliniques américaines ont arrêté de pratiquer des avortements depuis juin

Soixante-six cliniques ont cessé de tuer des bébés aux États-Unis depuis la décision de la Cour suprême. Dans les 100 jours ayant suivi cet arrêt historique, 13 États ont totalement interdit les avortements sur leur sol et deux autres — le Wisconsin et la Géorgie — l’ont fortement restreint, d’après un rapport de l’institut Guttmacher, qui milite pour l’accès à la contraception et à l’avortement.

Dans ces 15 États, qui comptaient 79 cliniques pratiquant des avortements, 26 ont complètement fermé. Quarante cliniques ont arrêté de pratiquer des avortements tout en continuant à fournir d’autres soins. Les 13 établissements qui continuent de pratiquer des avortements sont tous situés en Géorgie, où il reste légal d’avorter mais uniquement dans les six premières semaines.

Plus de 125 000 avortements avaient eu lieu en 2020 dans les 14 États n’ayant plus aucune clinique (dont le Texas, le Missouri, la Louisiane ou l’Arizona) et plus de 41 000 en Géorgie.

D’autres États, comme l’Indiana, l’Ohio, ou la Caroline du Sud, disposent de lois interdisant les avortements qui ont été bloquées en justice, mais pourraient bientôt entrer en vigueur.

Parallèlement, le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a signé une série de 13 lois élargissant l’accès à l’avortement. Certaines de ces lois prévoient d’allouer plus de 200 millions de dollars pour l’avortement et de couvrir le coût de « certains contraceptifs en vente libre ». De plus, un fonds est prévu pour subventionner les praticiens qui font avorter des femmes ayant un faible revenu. Une loi prévoit d’accélérer le processus d’octroi de licences pour les praticiens qui ne sont pas originaires de Californie mais qui souhaitent rejoindre cet Etat pour pratiquer des avortements. Une loi interdit toute enquête ou poursuite contre une femme, ou le personnel médical, suite à un avortement, une fausse couche ou à une « mort périnatale ». Un terme qui peut qualifier le décès d’un enfant jusqu’à ses deux ans. Cette loi « légalise effectivement l’infanticide » selon Mary Rose Short, directrice de la sensibilisation de California Right to Life. D’autres textes promeuvent la Californie comme « destination pour le tourisme de l’avortement », en interdisant la divulgation des informations médicales liées à l’intervention, et la coopération entre les forces de l’ordre californiennes et celles d’autres Etats dans le cas de poursuites éventuelles. De plus, un « fonds de soutien » allouera jusqu’à 20 millions de dollars aux femmes cherchant à avorter en Californie. En novembre, les électeurs californiens doivent décider de valider ou non un amendement inscrivant le « droit » à l’avortement dans la Constitution de l’Etat.

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2 commentaires

  1. Deo Gratias !

  2. Merci à qui ? à la Cour suprême.
    Et à ? … au Président Donald Trump.
    Si un seul parti européen dit de droite, ou plus, osait réaliser le quart de ce qu’ a fait le Président Trump, contre ces crimes de masse, ce serait l’hystérie générale aussi bien à gauche que dans les droites d’abandon (R.N compris avec sa “cheffe” inculte)’

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