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Bioéthique

3e manifestation devant le Sénat ce soir

3e manifestation devant le Sénat ce soir

La journée a mieux commencé qu’hier au Sénat : l’article 2 du projet de loi bioéthique (autoconservation des gamètes sans motif médical) est supprimé ! A 119 voix contre… 119 !

Le Sénat vient de rejeter l’article 2 du projet de loi de bioéthique qui ouvrait l’autoconservation des gamètes sans motif médical. Les innovations relatives aux donneurs étant également rejetées, le droit en vigueur relatif aux dons est maintenu.

L’association Juristes pour l’enfance se félicite d’un tel vote, l’autoconservation des gamètes sans raison médicale étant néfaste pour de multiples raisons :

  • L’autoconservation des ovocytes suppose un prélèvement ovocytaire, traitement lourd et qui n’est pas sans risques pour la femme. Il est contraire au principe de bienfaisance d’exposer une femme à un tel acte sans raison thérapeutique.
  • La promesse d’une grossesse ultérieure est fallacieuse car, si les ovocytes conservés sont prélevés « jeunes », le corps de la femme concernée va vieillir et le succès de l’APM ultérieure n’est en rien garanti.
  • Il convient d’adapter les carrières professionnelles afin d’offrir la possibilité aux femmes d’avoir des enfants jeunes plutôt que de reculer l’âge de la maternité sous prétexte d’adapter les femmes aux contraintes du marché. Une telle mesure constitue un recul dans le combat pour l’égalité homme-femme, notamment dans le milieu professionnel. Dès lors que les femmes auront la possibilité de vitrifier leurs gamètes, elles « paieront » directement ou indirectement le choix qu’elles poseront de ne pas le faire et d’avoir des enfants dans un temps biologique.
  • L’intérêt de l’enfant commande qu’une femme ait un enfant lorsqu’elle est en âge de procréer naturellement. Reculer l’âge de la procréation à la fin de la période de fertilité de la femme, soit à l’âge de la ménopause, c’est imposer à un enfant une mère âgée. Cela ne va pas sans entraîner des difficultés peu saines pour l’enfant : risque de perdre sa mère prématurément, ne pas pouvoir partager certaines activités avec elle (compte-tenu de son âge ne lui permettant pas de suivre le même rythme qu’une personne de 30 ans), être confronté dès sa jeunesse aux problématiques de vieillissement de sa mère et de prise en charge d’une personne âgée.
  • L’incitation dans le projet de loi à l’autoconservation des gamètes visait à permettre d’augmenter le stock de gamètes disponibles pour les dons. Des candidats à la PMA ont déjà rapporté les pressions dont ils étaient parfois victimes, pour à l’occasion de la PMA, accepter de donner leurs gamètes pour d’autres couples. Dès lors que des personnes demanderont l’autoconservation de leurs gamètes, le risque de pression exercées pour les amener au don est présent. Or, un don fait dans de telles conditions présente un consentement vicié et des risques juridiques importants.

Juristes pour l’enfance se réjouit que le bon sens comme le bien des femmes et des enfants l’emportent enfin sur les perspectives de profits associées à la marchandisation tous azimuts de la procréation.

L’article 4 a été entièrement réécrit. Exit donc la filiation d’intention qui aurait ouvert grand la porte à la GPA. Ainsi la conjointe de la mère devra demander l’adoption de l’enfant.

 

Pour le 3e soir de suite, La Manif Pour Tous appelle à un rassemblement devant le Sénat contre le projet de loi anti-éthique.

La révolution de la filiation contenue dans le texte du projet de loi doit être examinée par les sénateurs. Il est urgent de stopper les délires qui conduisent à vouloir écrire sur un acte de naissance qu’un enfant aurait deux mères et pas de père. C’est faux. C’est un mensonge. Toutes les lois ne pourront jamais rendre possible ce qui n’existera jamais. Depuis que l’homme est homme, tout enfant naît d’un père et d’une mère. Nier cela, c’est nier la réalité et vivre dans un monde parallèle. C’est ce que les opposants à un projet de loi ni bio, ni éthique, et même profondément anti-éthique, exprimeront ce soir.

Pour le 3e soir de suite devant les portes du Sénat, La Manif Pour Tous appelle à faire pression sur les sénateurs pour qu’ils retrouvent peu à peu le sens de la raison, c’est-à-dire le bon sens. La GPA doit également être débattue par les sénateurs pour renforcer son interdiction en France et son accès pour les ressortissants français. La dignité des femmes n’ayant pas de frontière, l’interdiction en France, mais pas aux Français partout dans le monde, est très insuffisante.

Pour mémoire, voici le discours prononcé par Guillaume de Prémare (ICHTUS) lors de la manifestation de dimanche :

Chers amis,

Nous sommes le fruit d’une civilisation civique plus que bimillénaire qui nous a mérités le beau nom de citoyens. Alors nous sommes citoyens et nous faisons de la politique.

Cependant, nous ne sommes, au fond, ni vraiment de droite, ni vraiment de gauche. La gauche et la droite sont aujourd’hui des catégories en lambeaux. Combien se disent-ils « de gauche » et servent désormais les intérêts du Marché derrière leur agenda dit « sociétal » ? Combien se disent-ils « de droite » et valident désormais cet agenda sociétal, acceptant la déstructuration de la famille et des repères éthiques élémentaires de civilisation ?

Ayons bien conscience que famille et civilisation sont liées. Ce n’est pas d’abord à l’école que l’enfant entre en société, c’est dans la famille. D’une certaine manière, c’est dans la famille que l’enfant entre en civilisation : dans la famille en effet, ce n’est pas la loi du plus fort qui règne, ni la loi de l’argent. Que le Marché réduise la famille à un concept liquide et il pourra alors régner en maître parce qu’il aura la main sur les consciences, si j’ose dire sur les âmes.

Alors, nous résistons à la marche vers le Meilleur des mondes, qui est l’empire de la Technique et du Marché. Nous résistons à l’extension permanente du domaine du marché : extension du marché au vivant, extension du marché à la procréation, extension du marché à la mère, extension du marché à l’enfant ! Vous entendez bien : cette loi bioéthique est un pas supplémentaire vers une réalité que nous aurions pensée impossible dans notre civilisation : livrer la mère et l’enfant au marché !

Il y a un an, la France profonde, la France laborieuse des oubliés de la globalisation marchande, était sur les ronds-points de nos pays de France pour retrouver un lien de communauté, faire œuvre civique et œuvre de résistance. Cette France a repris le travail, mais elle est toujours là, avec ses aspirations profondes : faire une communauté, éduquer ses enfants et vivre dignement du fruit de son travail.

Cette France attend des repères, de la stabilité, de l’enracinement culturel et familial, elle souffre d’être menée en bateau par les idéologies, elle en a marre qu’on lui vende les utopies d’une fausse émancipation alors même qu’elle constate son asservissement.

Cette France est toujours là, elle incarne les ressources morales du peuple. Nous ne pourrons rien faire sans les ressources morales du peuple, nous ne pourrons rien faire si nous ne faisons pas des familles qui font un peuple.

Alors, soyons un peuple !

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1 commentaire

  1. prier, manifester c’est bien mais voter c’est surement plus efficace
    ét les catholiques devraient se demander pourquoi des sénateurs de “droite” se sont accoquinés à ceux de la gauche pour voter contre leurs idées

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