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L'Eglise : L'Eglise en France

Manifestations pour la messe

Manifestations pour la messe

Les Saint-Germanois ce sont rassemblés cet après-midi dans un double objectif.

Le premier était celui de l’action de grâce pour la décision du Conseil d’Etat qui ce matin à l’heure de la messe dominicale, a enjoint au Premier ministre de modifier les dispositions du décret  du 29 octobre 2020. La prière n’est jamais vaine et nos rassemblements précédents, parce qu’ils ont davantage fait confiance à Dieu qu’aux hommes ont permis cette victoire.

Le second objectif était de montrer que nous restons vigilants car cette victoire n’est que partielle tant que les nouvelles dispositions ne seront pas connues ! Nous ne savons que trop combien notre cher pays qui tourne le dos à Dieu depuis si longtemps maintenant, est abandonné aux mains d’hommes politiques dont la raison est malheureusement obscurcie. En ce premier dimanche de l’Avent, alors que débute ce temps liturgique d’espérance et d’attente de notre Sauveur, nous redoublons de ferveur et de prière pour que la France entière retrouve le chemin de la foi et tourne le dos à toutes les idéologies qui l’ont conduite si bas !

Angers : 200 participants au rassemblement de prière pour la messe. 

Manifestation relayée dans de nombreuses paroisses du diocèse. Discours du président de l’AFC d’Angers et de Philippe Pichot-Bravard.

«  Ce matin le Conseil d’Etat nous a rendu justice, (…) mais l’expérience nous a rendu méfiant. Nous n’avons pas confiance dans un État qui a pris la dangereuse habitude de s’immiscer dans les affaires religieuses. Que l’Etat sorte définitivement de nos sanctuaires, qu’il nous fiche la paix et nous laisse prier librement ! Une génération de catholiques s’est levée, elle ne se couchera pas ! Nous encourageons et soutenons nos évêques pour qu’ils restent fermes et vigilants. »

150 personnes à Tarbes et 160 personnes à Lourdes

Lyon :

A Paris et à Versailles, les manifestations ont été annulées suite à la décision du Conseil d’Etat.

Nantes :

Le rassemblement à Nice a bien été maintenu et a rassemblé plus de 200 personnes. Tous ces #31e se sont rassemblés aujourd’hui pour prier d’un même cœur et d’une même voix derrière l’AFC de Nice et plusieurs prêtres du diocèse qui étaient présents.

Nous avions trois objectifs:

  • Rendre grâce pour la décision du Conseil d’état
  • Se retrouver encore pour témoigner de notre attachement à l’Eucharistie et de son importance pour les catholiques
  • Rappeler à nos dirigeants que, même si la bataille semble gagnée, nous redoublons de vigilance dans les jours, semaines et mois à venir. Nous ne les laisserons jamais mépriser notre Eglise et notre Foi.

Entre différents chants, nous avons pu lire l’évangile des Béatitudes, rappeler ce que dit le Catéchisme de l’Eglise Catholique sur l’Eucharistie, réciter une dizaine de chapelet pour notre Pays et l’Eglise, réfléchir sur la situation actuelle avec le texte des Eveilleurs et enfin prier ensemble avec Saint Francois d’Assise pour rester des fidèles fermes dans leur Foi mais ardents dans la charité.

Les AFC de Toulon présentes pour rendre grâce de la décision du Conseil d’Etat et rester mobilisée pour défendre nos libertés :

Lettre à César d’un citoyen révolté et d’un chrétien indigné :

« Ave César, ceux qui sont en colère te saluent… » Un mot pourrait résumer cette missive que l’un de tes sujets irrités t’envoie. Un mot simple et lapidaire, un mot chargé d’histoire, un mot mémorable, écrit en lettres de sang, il y a plus de 1500 ans. Un mot prononcé fièrement par 49 martyrs, qui refusèrent de trahir leur Dieu et leur religion, au moment où tes prédécesseurs, dans un élan despotique et ravageur, persécutaient tant de nos frères. NON POSSUMUS. NON POSSUMUS. Nous ne pouvons pas, nous n’en pouvons plus. Nous n’en pouvons plus de toutes ces lois iniques qui jour après jour, défigurent le visage de nos sociétés, et s’érigent jusqu’en blasphème à la face de Dieu. Nous n’en pouvons plus de tant d’attaques et d’insultes à la loi naturelle, à la vie de chacun, et à l’ordre harmonieux dont tu es censé être le garant. Oui, Auguste, au cas où tu l’aurais oublié, l’un de tes sujets récalcitrants te le rappelle : Ta mission n‘est pas de piétiner les droits de tes citoyens et de détruire leurs libertés les plus élémentaires. Et elle n’est en aucun cas de nous empêcher de pratiquer notre sainte religion et de rendre un culte justifié à notre Dieu, Créateur et rédempteur des sociétés humaines. Oui, César, as-tu oublié, l’essence et la sublimité de ta mission ? As-tu oublié, toi qui te rêves Jupiter, que la raison d’être d’un souverain est de servir le bien commun, et non des intérêts personnels et obscurs ? As-tu oublié le cri des pauvres et des petits, de ceux qui pleurent et de ceux « qui ne sont rien » au dire de certains ? Alors si tu souffres d’amnésie, et si la mémoire te fait défaut, nous sommes là pour te le rappeler fermement ! Oui, nous voulons bien « rendre à César ce qui est à César ». Nous le voulons et nous le devons d’ailleurs, puisque notre Seigneur lui-même nous l’a enseigné. Mais le divin maître dit aussi dans la même sentence : « Rendez-à Dieu ce qui est à Dieu ». Ce sont bien les deux faces d’une même pièce. Le revers de la médaille. Notre monnaie d’échange. César n’est pas exempt de cette exigence fondamentale. Oui, s’il ne rend pas à Dieu ce qui est à Dieu, force est d’admettre, que le pouvoir sombre dans la tyrannie et César dans la divinisation de sa propre personne. L’histoire en témoigne à de nombreuses reprises. Voilà la vérité. En se coupant de cette exigence, son pouvoir s’affaiblit et sa légitimité s’étiole nécessairement. Car ne l’oublie pas César, tu es un homme, tu n’es qu’un homme, et comme le dit saint Paul, dont tu avais fait couper la tête il y a 2000 ans : « Tout pouvoir vient de Dieu ». « NON EST ENIM POTESTA NISI A DEO » Ainsi, tes lois ne peuvent s’opposer ouvertement au dessein du Créateur et à la loi naturelle inscrite dans le cœur des hommes, rappelée dans les Dix commandements. Tes injonctions ne peuvent nous empêcher durablement de rendre un culte à notre Dieu et de nous réunir pour le célébrer. Aussi sache que tu auras des comptes à rendre à celui qui est à l’origine de tout pouvoir, sur la Terre comme au Ciel. Enfin, sois bien conscient que le chrétien n’est pas un séditieux ou un fauteur de troubles. Mais sache que ton pouvoir sur nous n’est pas illimité. Aussi, lorsque nos frères chrétiens de l’Eglise apostolique étaient empêchés d’aller enseigner au Temple la Bonne Nouvelle du Christ, mort et ressuscité pour nous, saint Pierre déclarait sans trembler et soutenu par la force de la foi : « Mieux vaut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Et, à une autre époque st Thomas d’Aquin d’ajouter « Ainsi en est-il des lois des tyrans qui incitent à l’idolâtrie ou à toute autre chose qui serait contraire à la loi divine. Il n’est en aucun cas licite d’observer de telles lois » (Ia-IIae, q.96, a.4). Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous te lançons ce cri déterminé, légitime et ô combien nécessaire. Ce cri venu du fond des âges. Celui des martyrs d’Abitène. Celui des résistants et des objecteurs de conscience. Celui des hommes debout qui refusent l’inadmissible. Celui que jetait, il y a bien plus longtemps encore, la brave Antigone à la face de Créon. : NON POSSUMUS ! NOUS NE POUVONS PAS ! PETRUS Pierre de la Taille Citoyen de l’Empire Citoyen des Cieux

Manifestation organisée par l’ECLJ à Strasbourg au pied du sapin de Noël de la place Kléber. Au programme : discours de Maître Jean Paillot et de Grégor Puppinck, puis chapelet avec actions de grâce et demandes pour la France.

En ce premier dimanche de l’Avent, également premier dimanche de reprise de la célébration publique du culte, l’Association Familiale Catholique de Melun a appelé tous les catholiques du pôle missionnaire de Melun à un rassemblement – déclaré en préfecture – pour protester contre les annonces du gouvernement de cette semaine, absurdes sur le fond et méprisantes sur la forme. Elle s’associe ainsi au recours déposé auprès du Conseil d’Etat par la Confédération Nationale des AFC, d’autres associations et la Conférence des Évêques de France et aux plus de 50 autres manifestations déclarées dans toute la France.

Les membres de l’association ont rappelé devant les participants l’indignation de l’AFC de Melun à propos :

  • Des mesures hors sol et centralisées à l’extrême, au même titre que l’avait été celle du confinement généralisé, prise par le gouvernement, conseillé par des « intellectuels de profession ».

  • De l’irrespect du gouvernement dans sa communication avec les catholiques, plus particulièrement les prêtres et les évêques, qui n’ont fait l’objet d’aucune communication préalable alors qu’ils sont chargés de faire appliquer ces mesures.

  • De l’incapacité du gouvernement à prendre des mesures courageuses de déconfinement.

L’AFC de Melun réclame la subsidiarité, – au gouvernement l’administration de la cité, à l’Eglise l’organisation et la célébration des sacrements – des mesures adaptées au terrain, un véritable dialogue et la liberté ! La liberté n’a pas à se justifier, c’est celui qui porte entrave à la liberté qui doit s’en expliquer et ne le faire que pour un motif grave.

Enfin, l’AFC de Melun se félicite de l’avis rendu par le Conseil d’Etat ce matin qui demande au gouvernement de revenir sur la jauge des 30 personnes pour la célébration publique des sacrements. Nous remercions les requérants et tous ceux qui se sont mobilisés ces dernières semaines et attendons désormais de connaître les nouvelles mesures proposées par le gouvernement.

L’AFC restera vigilante et n’hésitera pas à appeler à manifester en cas de nouvelle atteinte aux libertés fondamentales et à la dignité des personnes.

Nous remercions les prêtres et les évêques qui se sont exprimés courageusement sur ce sujet. Enfin, nous remercions les prêtres de la paroisse de Melun qui se sont mobilisés pour que chacun puisse aller à la messe dès ce dimanche.

Le rassemblement s’est conclu par une prière et la bénédiction du père Claude Brodard, présent parmi les manifestants, après environ 45 minutes.

Nous souhaitons à tous les catholiques une bonne entrée en Avent et à tous les Français d’être touchés par la joie de Noël, par la grâce du Christ qui se fait petit enfant.

A Caen aussi, 150 catholiques se sont rassemblés sur le parvis de l’église Saint Pierre ce dimanche pour rendre grâce pour la liberté de culte (presque) retrouvée, et prier pour les dirigeants politiques afin qu’ils œuvrent pour le bien commun, et prennent aussi en considération la terrible épidémie d’avortements qui reste bien la première cause de mortalité en France !
Soutenus par la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques – AFC, environ soixante-dix fidèles privés de messes depuis plusieurs semaines se sont rassemblés ce dimanche sur le coup de 15 heures sur le parvis de la basilique du Basilique du Sacré-Coeur à Grenoble. Ils tenaient à protester – après une première tentative de manifestation interdite par le préfet le 15 novembre dernier – contre la jauge fixée à 30 personnes pour toutes les cérémonies religieuses. Ce alors même que justement ce dimanche, le Conseil d’État statuait et ordonnait au gouvernement de revoir sa copie sur le sujet.
A l’appel du collectif pour la Messe constitué de laïc une manifestation a été organisée dimanche 29 novembre face à la préfecture d’Annecy. Elle a rassemblé environ 180 personnes qui ont pu exprimer leur indignation quant à la limitation des messes à 30 personnes. Cette démarche s’est donc placée sur un plan politique en exigence du respect de notre entière liberté de culte en phase avec les demandes de la Conférence des Evêques de France. Cette manifestation a aussi été l’occasion de témoigner de ce besoin fondamental qu’est la messe pour nous chrétiens et du besoin de nourriture spirituelle que représente l’Eucharistie.

A Neuilly, une centaine de personnes participaient à la manifestation pour le rétablissement des messes publiques dignes devant l’église st Jean-Baptiste. Diverses interventions dont un décryptage de l’ordonnance du jour suite au référé liberté, article 11, 19 et 20 en particulier.

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3 commentaires

  1. Ce gouvernement devient de plus en plus nazillon. Car des policiers en civil attendaient à la sortie des messes (ce qui ne veut pas dire que des fidèles ne sont pas restés en prière pour sortir plus tard ou ne sont pas sortis par d’autres portes) – d’où ma question: ils comptent aussi les Juifs? Parce qu’avec Hannouka qui approche, il y en aura peut-être un peu plus à la synagogue. Et l’attestation où il faut cocher qu’on se rend à un culte, ça rappelle les mauvais souvenirs de l’affaire des fiches où des hauts-gradés franc-mac tenaient des listings secrets des officiers qui allaient à la messe pour les écarter des promotions d’officiers supérieurs. Avec en plus le traçage numérique de l’attestation! Et, c’est très sérieux, il faut un justificatif qu’on va bien à un culte: ça fait depuis au moins le Concile de Vatican II que l’Eglise a supprimé les carnets de messe que le curé tamponnait, notre très laïcard gouvernement Castex les ressuscite! Les franc-macs qui obligent à pointer à la messe, ça ne manque pas de sel (les paroissiens les plus âgés n’auront qu’à ressortir le leur)!

  2. A rambouillet aussi https://youtu.be/aFdUwFzsXF0

  3. La plaque funéraire « liberté de culte 1905 – 2020 » me semble particulièrement … à côté de la plaque.
    N’oubliez pas que la loi de 1905 est une loi de spoliation et de persécution condamnée tant par le Pape que par les évêques de France.
    (Les évêques de l’époque bien entendu puisque ceux de maintenant considèrent cette quasiment comme le cinquième évangile !)

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