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France : Politique en France / France : Société

Vous avez dit “justice sociale”?

D'un lecteur travaillant dans les travaux publics en Asie (transmis par Guillaume de Thieulloy) :

"Nous savions déjà que la prétendue "justice sociale" du gouvernement
cachait une réalité plus sordide, à savoir le fait que la nomenklatura
richissime paie moins d'impôt que les classes moyennes, et les
entreprises du CAC 40 moins que les PME.

Nous venons de franchir un
nouveau pas dans l'abjection. Le "Nouvel Observateur" (que personne ne
soupçonnera de fidélité sourcilleuse à la doctrine sociale de l'Eglise!)
a révélé dans son n°2542 du 25 juillet que le défenseur des PME (car il
existe désormais un défenseur des PME…), Pierre Pelouzet, allait
attaquer plusieurs grosses entreprises, dont 3 sociétés du CAC40, pour
racket sur leurs fournisseurs. Concrètement, les PME en question
bénéficiant, depuis janvier 2013, du crédit d'impôt compétitivité
emploi, leurs gros clients ont, tout simplement, exigé un rabais de 2%
sur leurs prix!

On ne connaît malheureusement pas les noms des
"parrains", mais il semble que ceux-ci soient moins malins que leurs
collègues de la mafia, puisqu'ils ont formulé leurs exigences par
écrit… Affaire à suivre.

Dans le même ordre d'idée, je découvre, sur ce blogue anglophone, une
affaire, aujourd'hui entre les mains de la justice, mais dont la presse
française ne s'est guère fait l'écho : le géant du BTP Vinci est accusé
par un de ses fournisseurs grecs, la société Intrakat, non plus de
racket de 2%, mais de racket de 100%
! Les dirigeants d'Intrakat
affirment qu'ils ont travaillé pour Vinci sur un projet de construction
de stade au Mans (projet qui, soit dit en passant, devrait être un
gouffre pour le contribuable…). Vinci ne les a pas finalement pas
retenus. Ce sont des choses qui peuvent arriver dans la vie des
affaires. Mais ce qui est moins agréable, c'est que, toujours selon les
dirigeants d'Intrakat, Vinci a utilisé ce que la société grecques avait
déjà fait… et sans payer
. Un peu comme si vous rentriez dans une
boulangerie, consommiez des croissants, et disiez à la boulangère : "finalement, ils ne sont pas bons, merci et au revoir!"

Comble de cynisme,
Vinci aurait réclamé des dommages et intérêts à Intrakat. Se goinfrer
sur le dos d'une société domiciliée dans un pays en faillite est
évidemment une méthode "originale" pour augmenter sa marge
! Il paraît
que cette histoire "buzze" beaucoup dans le monde du BTP, notamment dans
le Golfe, où Vinci vise des marchés gigantesques (on parle de la
bagatelle de 3 milliards de dollars) et où les PME locales craignent
manifestement de subir le sort d'Intrakat. Pour le moment, il ne s'agit
que d'accusations. Laissons la justice trancher. Mais de telles
accusations en disent déjà long sur les moeurs des puissants de ce monde!"

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4 commentaires

  1. Un article du figaro citait la semaine dernière EDF…

  2. ce crédit d’impôt compétitivité emploi est une stupidité : il fallait une baisse des charges

  3. Veni vidi Vinci!

  4. Cela fait des lustres qu’on sait que Vinci c’est frelaté !
    Je ne me souviens plus de son ancien nom mais de mémoire ils ont changé de raison sociale suite à des bizarreries commerciales

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