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France : Politique en France

Voter en conscience : réflexions de catholiques à la lumière du Magistère

Après la juxtaposition des programmes des candidats aux trois points non négociables (accessibles dans la colonne de gauche et sur les pages "libres réflexions"), vos blogueurs vous proposent leurs réflexions sur le vote à la présidentielle de 2007.

Le vote étant une affaire de conscience individuelle, ils souhaitent maintenir un climat de sérénité sur le Salon Beige. Ils supprimeront donc les commentaires dont le seul objet est de promouvoir tel ou tel candidat ou de lancer des polémiques : il y a assez de forums et de sites pour faire campagne. La période est en effet propice aux propos enflammés et un petit rappel sur les règles des commentaires peut sembler nécessaire.

Bonne lecture.

Le Salon Beige

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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10 commentaires

  1. excellent travail de limpide explication de la seule et unique position de l’Eglise, qui, je pense se réalise pour la première fois de manière aussi large grâce au recours à la technologie internet.
    Comme vous le soulignez point n’est besoin désormais de s’agiter de manière partisane , il suffira de se conformer à la doctrine de l’Eglise et il ne sera pas besoin de photo.Le résultat prouvera, je n’en doute pas, qu’il est bien vain de prétendre brader nos racines chrétiennes et qu’il est imbécile de se moquer de la Vie.

  2. Je recopie la définition de l’abstention trouvée sur le site http://www.vie-publique.fr :
    “L’abstention consiste à ne pas participer à une élection ou à des opérations de référendum. Elle traduit soit un désintérêt total pour la vie publique, soit un choix politique actif consistant à ne pas se prononcer afin de montrer son désaccord. Ainsi, à l’occasion du référendum sur les accords de Matignon portant sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie en 1988, l’un des partis de l’opposition avait appelé ses partisans à s’abstenir pour s’opposer au texte”.
    “soit un choix politique actif consistant à ne pas se prononcer afin de montrer son désaccord” : il me semble que c’est une des significations que l’abstention que l’on ne peut pas rejeter d’un revers de main. Il faut noter – qu’en France du moins – on accorde plus de signification politique à l’abstention qu’au vote blanc. Qu’en pensez-vous ?
    [soit un choix politique… soit un désintérêt total ! Comment faire la différence ? Avec le vote blanc, qu’il faut motiver et expliquer, via internet, les courriers, les mails, il est possible de montrer qu’il s’agit d’un réel choix politique (choix qui n’intervient que si tous les candidats aggravent la situation concernant les points non négociables). MJ]
    [L’abstention peut aussi être considérée comme un refus du système : il se peut qu’un royaliste s’abstienne, car il refuse la République et son mode de fonctionnement, la démocratie. C’est ce à quoi on fait allusion à la fin de la première partie. Lahire]

  3. Avec du retard, je vous félicite chaudement pour cette excellente analyse “dépassionnée” comme nous les aimons. On pourra avec fruit se pencher sur la notion détaillée de Bien Commun sur le “De regno et regimine” de St Thomas. Longue vie aux blogueurs, en espérant que leur message passera auprès d’un grand nombre. (“Il vit la multitude, les fit asseoir et leur donna à manger” Jn VI).

  4. A mon avis l’abstention n’a aucune importance.
    En l’occurrence on choisit un être humain et non un programme dont on sait d’ailleurs qu’ils sont souvent irréalisables.
    Donc si je vote pour Nicolas, au lieu de Ségolène, je ne vote pas pour un moindre mal, comme si je choisissais de voter une loi. Je vote pour quelqu’un que je juge plus apte à assurer ses fonctions qu’un autre.
    Si vous recrutez pour un poste à pourvoir, qui doit être nécessairement pourvu, peut-être choisirez-vous un candidat qui n’est pas idéal, mais le moins inapte de ceux qui se sont présentés, car le poste doit être nécessairement pourvu. Une personne n’est pas, n’est jamais un “moindre mal” ; ainsi un candidat peut être éloigné de celui de vos rêves, il peut être médiocrement idoine, mais un mal, jamais.
    [oui mais cet homme sera (au moins en théorie!) son propre patron et certain s’engagent à faire le mal, une fois élu. C’est la problématique. Lahire]

  5. je partage entièrement l’avis de Lahire.
    on me dit que c’est mieux de voter Sarkozy que Royal. Je n’en ai aucune preuve. L’un et l’autre mentent. Je suis presque certain que la situation de la France ne s’arrangera pas, bien au contraire. Sarkozy pour moi n’est pas clair sur certains points.

  6. Merci pour le travail effectué !

  7. Une application pratique de votre conclusion: en cas de second tour Sarko-Ségo, vous semblez proner le vote blanc ou l’abstention, si je me réfère au dernier paragraphe de votre étude (puisqu’on ne peut pas voter pour le candidat le mieux ”classé”).
    Votre conclusion s’oppose donc à l’exégèse de François de Lacoste Lareymondie publiée sur le site Liberté Politique, et qui est critiquée à outrance par un lecteur quelques postes en dessous.
    [elle ne s’oppose pas : elle est différente. Lahire]
    Cependant, l’étude de Liberté politique sur la note doctrinale du cardinal Ratzinger indique que son propos était destiné aux seuls parlementaires.
    Or c’est sur cette même note que vous vous appuyez pour démontrer l’impossibilté du vote utile.
    [Je vous recopie le paragraphe qui se situe juste sous le titre de cette note : “Cette Note est adressée aux évêques de l’Église catholique, et de manière spéciale aux hommes politiques catholiques ainsi qu’à tous les fidèles laïcs appelés à participer à la vie publique et politique dans les sociétés démocratiques”. http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20021124_politica_fr.html
    Tout est dit. Lahire]
    L’enjeu de ce débat est tel qu’il devrait être mené sans censure inutile des partisans de l’un des camps, alors que vous publiez des postes bien plus polémiques mais qui partagent votre vision des choses.
    [il n’y a aucune censure, ni surtout deux camps! Il ne peut y avoir opposition quand il est question de doctrine. Lahire]
    Je vous félicite bien sûr pour votre étude exhaustive du sujet tout en vous invitant modestement à une plus ample discussion : le débat n’est pas clos!
    [Le vote utile est basé sur des hypothèses et des calculs alors que le vote devrait être basé sur des critères beaucoup plus sérieux. Ce n’est pas là une histoire d’opinion, mais une question d’enseignement du Magistère : la note doctrinale du cardinal Ratzinger est d’une clarté remarquable et s’adresse à tous les catholiques. Les principes moraux qui s’adressent aux uns sont transposables aux autres. Notre post se termine par une citation très récente de Benoît XVI et qui donne réponse à cette question fort légitime.
    (“En réalité, si le compromis peut constituer un équilibre légitime d’intérêts particuliers différents, il se transforme en mal commun chaque fois qu’il comporte des accords qui nuisent à la nature de l’homme”. Benoît XVI
    “La conscience chrétienne bien formée ne permet à personne de favoriser par son vote, la mise en acte d’une loi ou d’un programme politique, dans lequel les contenus fondamentaux de la foi et de la morale sont détruits par la présence de propositions qui leurs sont alternatives ou opposées” Benoît XVI) Lahire]

  8. Après la lecture de Benoît XVI tel que vous l’avez transcrit, je ne peux que changer d’opinion.
    Pour le premier tour, je vois ce qu’il faut faire.
    Mais pour le deuxième en cas d’opposition Sarkozy – Bayrou par exemple. Quid ? Je suis dans une certaine confusion.

  9. Il y a qq années, un breton avait créé plusieurs listes départementales aux régionales, et avait été élu Conseiller régional de Bretagne sur un programme intitulé : ‘’Blanc c’est nul’’. Il demandait que soient décomptés à part les votes blancs, et qu’ils ne soeint pas additionnés aux votes nuls. Cela n’a pas pris, parce que c’est une impasse psychologique et politique. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises chez des amis : il reconnaît lui-même maintenant que le vote blanc n’a de sens que si le vote est obligatoire, comme en Belgique. Ce qui entre nous ne change rien à la démocratie, même en Belgique.
    Alors……finalement le seul blanc valable, c’est le blanc cassis.

  10. @ Denis
    il reste le vote blanc. Si les catholiques, par l’intermédiaire de leurs évèques, menacent publiquement d’appeler au vote blanc (pour un 2ème tour Sarko-Sego-Bayrou, représentants de la “culture de mort”), celui-ci deviendrait une moyen de pression redoutable… A bon entendeur…

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