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Bioéthique

Vote du Sénat libéralisant la recherche sur l’embryon : l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon réagit

Reçu par mail :
"Dans la nuit du 4 au 5 décembre, le Sénat a voté en première lecture une proposition de loi supprimant l’interdit de principe de la recherche sur l’embryon. Deux heures, c’est ce qu’il aura fallu pour balayer les deux années de débat exemplaire ayant précédé l’adoption de la loi du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique.
Le vote du Sénat signe une transgression sans précédent de l’éthique, du droit et de la science.
Mépris de l’éthique car l’embryon humain est réduit à un vulgaire matériau d’expérimentation et à un gisement de cellules livré aux appétits financiers de quelques-uns.
Mépris du droit car jusqu’ici a toujours prévalu l’article 16 du Code civil garantissant « le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » et autour duquel s’organisait tant bien que mal notre législation.
Mépris de la science enfin car personne ne peut ignorer qu’il existe de nombreuses alternatives à la destruction d’embryons humains parmi lesquelles les cellules souches reprogrammées dites iPS pour la découverte desquelles le professeur Yamanaka vient de se voir décerner le prestigieux prix Nobel de Médecine. Lors de son passage en France le 13 novembre dernier à l’Académie des sciences, il a encore rappelé que la motivation principale de ses travaux fut de « trouver un moyen d’éviter d’utiliser des embryons humains » (sciencesetavenir.nouvelobs.com, 13/11/12).
Aucun argument ne vient donc justifier une décision dont l’aveuglement idéologique n’échappera à personneAussi demandons-nous solennellement à nos responsables politiques de tout faire pour empêcher que cette transgression gravissime ne devienne réalité lors de l’examen en seconde lecture à l’Assemblée nationale.
« L’histoire elle-même a condamné par le passé et condamnera à l’avenir un tel type de science, non seulement parce qu’elle est privée de la lumière de Dieu, mais également parce qu’elle est privée d’humanité (…). Personne ne peut disposer de la vie humaine. Il faut établir une limite infranchissable à ce que nous pouvons faire et expérimenter. Face à la suppression directe de l’être humain, il ne peut y avoir ni compromis ni tergiversation [1]».

 [1] Benoît XVI, Discours devant l’Académie pontificale pour la vie à l’occasion  du congrès international sur les cellules souches, 16 septembre 2006.

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1 commentaire

  1. Quand ceux qui sont censé être garants de la loi se mettent hors la loi, qui doit-on appeler à la rescousse?

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