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L'Eglise : Benoît XVI / L'Eglise : Le Vatican / L'Eglise : Vie de l'Eglise

Vers un schisme en Suisse ?

C'est ce que l'on pourrait craindre à la lecture des déclarations du futur président de la Conférence des évêques suisses (CES), Mgr Norbert Brunner, qui se déclare favorable à l'abolition du célibat des prêtres :

Brunner "Une abolition du célibat est possible car il n'existe pas de lien fondamental avec la prêtrise"

Mgr Norbert Brunner assure que la CES est unanime pour ouvrir la prêtrise aux hommes mariés en Suisse. Il reconnaît toutefois qu'en ce moment, il n'y a pas de mouvement en ce sens au Vatican

Cette déclaration est un cas concret pour mettre en application le conseil de Mgr Giovanni d’Ercole que nous avions évoqué iciNous irons donc lire ce que dit Benoit XVI à ce sujet dans son Exhortation Apostolique Post-synodale Sacramentum Caritatis (226 et 227:

Benoit XVI"Les personnes consacrées, tout en rendant beaucoup de services dans le domaine de la formation humaine et du soin des pauvres, dans l'enseignement ou dans l'assistance aux malades, savent que le but principal de leur vie est « la contemplation de la vérité divine et l'union constante avec Dieu ». (226) La contribution essentielle que l'Église attend de la vie consacrée est beaucoup plus de l'ordre de l'être que de l'ordre du faire. À ce propos, je voudrais rappeler l'importance du témoignage de la virginité spécialement en relation avec le mystère de l'Eucharistie. En plus du lien avec le célibat sacerdotal, le Mystère eucharistique a aussi un rapport intrinsèque avec la virginité consacrée, en tant qu'elle est expression du don exclusif de l'Église au Christ, qu'elle accueille comme son Époux avec une fidélité radicale et féconde." 

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7 commentaires

  1. Ce sont des propos du Saint-Père magistraux et magnifiques qui remettent la vocation religieuse dans la perspective divine. C’est assez inquiétant de voir que ce sens divin n’est pas perçu par un Evêque. Avant de briguer la Présidence d’une quelconque conférence épiscopale (vanitas vanitatis), il lui faudrait peut-être revoir le sens de son engagement (à moins que son but ne soit destructeur ?)…

  2. Voilà donc les évêques qui votaient “Non” ce week-end !

  3. Il semble qu’en certains pays, les conférences épiscopales ne servent qu’à soutenir les idéologies du “politiquement correct” du temps ou du modernisme !

  4. J’habite dans un petit village à quelques kilomètres de l’évéché et dépend donc directement de cet évêque.
    A mon avis, il y a clairement une volonté de destruction de la foi. Cela a commencé en 2003, lorsque l’évêque a approuvé les manuels de science des religions (au lieu du cours de religion traditionnel), et on s’est retrouvé avec des manuels scolaire qui s’emploient à montrer comment la femme était brimée dans la bible, combien les patriarches étaient dans l’erreur, et tout un mix de religions musulmanes, bouddhistes et autres. Je ne veux pas refaire l’histoire de la polémique de l’époque contre ces manuels, mais l’évêque a clairement été du côté de cette éducation syncrétique et nuisible à la foi des enfants de notre canton.
    Ensuite, il y a eu le motu proprio du pape à propos de la messe traditionnelle. Je ne suis pas un adepte, mais je connais des personnes qui ont fait des demandes, un groupe d’une centaine de fidèles qui ont demandé à l’évêque de mettre sur pied une messe tridentine dominicale. Sa première réaction fut de dire “s’ils ne sont pas content, ils n’ont qu’à aller à Ecône à la messe !” (il faut savoir qu’Ecône est dans le diocèse). Après 3 ans de demandes répétées, il n’y a toujours aucun signe d’ouverture de ce côté. Certaines personnes font 150 kilomètres simple course pour aller à la messe dans le diocèse de Fribourg, histoire d’avoir une messe en pleine communion avec Rome.
    Monseigneur Brunner a été furieux de la levée des excomunications des 4 évêques Lefébvistes et s’est plaint dans la presse de ne pas avoir été consulté par Rome à ce propos.
    Monseigneur Brunner approuve et encourage les prêtres et les diacres à faire des bénédictions de mariage pour les couples divorcés-remariés, et la distribution de l’eucharistie à ces derniers dans notre diocèse est banale.
    Croyez-moi, il est très difficile de rester complètement fidèle au pape dans ce canton. Rester en pleine communion avec le Saint Père chez nous, c’est se promener sur une arrête neigeuse au sommet d’une montagne, d’un côté il y a Ecône, et de l’autre l’église diocésaine. Ceux qui restent en équilibre sur cette arrête sont les plus méprisés, … et c’est pénible.
    Priez pour nous et pour notre évêque, merci.

  5. Propre à semer encore plus le doute et la division parmi ses fidéles,cet eveque rentre en quelque sorte en rebellion avec le Pape et la loi de l ‘Eglise.c Ces propos lances sur la place publique prouve encore l’irresponsabilité de certains de ces pasteurs qui devraient etre soumis à un examen de conscience et se remettre en question pour savoir si réellement leur foi ne derive pas vers de l’humanisme social ou autre chose d’indeterminé.

  6. Vous n’êtes pas assez énergiques, messieurs les catholiques suisses ! Il vous faut engager sur l’heure un procès canonique contre cet évêque à demi schismatique.
    Ne connaissez-vous pas quelque prêtre suisse qui serait de votre avis et assez compétent pour engager ce procès ?
    Faites intervenir le nonce par une pétition.
    Réclamez officiellement, je dis bien officiellement, c’est-à-dire après constitution d’un groupe stable et en son nom, auprès de la commission Ecclesia Dei au Vatican.
    Nous suivons votre action. Elle peut nous concerner sans tarder, en France.
    (J’ai été obligé, en France, de rompre catégoriquement avec la Société de saint Vincent de Paul, de France, parce qu’elle favorise et diffuse un livret de Mr Hirsch préconisant l’avortement. Autrement dit il s’agit déjà d’un demi-schisme, laïc).

  7. Merci Jean, à ce que je sais, ce groupe est entrain de finaliser toutes les démarches qu’a demandé l’évêque (mais ils l’ont déjà fait à plusieures reprises à ce que je sais, et l’évêque a toujours trouvé un nouveau prétexte et donné de nouvelles exigences pour ne pas rentrer en matière). Je sais que le nonce est parfaitement au courrant de tout ce qui s’y passe, et son conseil a été le même que le vôtre : Si après cette ultime démarche l’évêque trouve encore à y redire, il faut tout transmettre à la commission Ecclésia Deï.
    Je ne suis pas directement concerné car la messe normale me convient, mais il est vrai qu’après toutes ces déconvenues avec nos prêtres et notre évêque (que ce soit sur l’éducation ou autres), je me sens plutôt proche de ces gens qui cherchent à rester en pleine communion avec Rome, même si c’est avec la messe en latin.

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