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Europe : politique

Vers un premier coup d’état en Europe?

Ce serait en Espagne :

"Jusqu'à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d'austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux: mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur le populisme…pouvant jusqu'à entraîner un changement de régime.

On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C'est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l'Union. Il suffit par exemple de s'arrêter sur la situation de l'Espagne pour se rendre compte qu'un changement de paradigme est possible à tout moment.

Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L'actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l'Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une "entité légale et politique souveraine". En d'autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l'Espagne est au bord du précipice même si on l'oublie trop souvent.

De nombreux observateurs pourront toujours affirmer que les principes démocratiques sont bien ancrés dans le pays et que le risque d'un changement de régime est infinitésimal. Pourtant…" (suite).

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13 commentaires

  1. Peut être sera t il précédé d’un autre, celui là en France, le 24 mars…

  2. Un coup d’Etat en France aussi pour virer l’illégitime, la taubira et les LGBT avant de retrouver la souveraineté Nationale grâce à des élections rapides. Voilà qui serait bien….

  3. En science, on dit “mêmes causes, mêmes effets” !
    En ce qui me concerne, je l’ai annoncé depuis quelques temps sur le SB.
    Ce n’est certainement pas de la vanité mais je voudrais tout simplement dire de la lucidité.
    Il suffit de regarder ce qui se passe dans le monde d’aujourd’hui.
    En Tunisie, ça commence avec un homme qui s’immole devant la résidence d’un gouverneur.
    Et chez nous, personne ne s’est immolé ???
    Après la crise de 1929, c’est l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et, en ce qui concerne la France, c’est grace à la défaite !
    Il n’y a qu’un constat à faire : on ne pensait pas ’29 possible à nouveau. Et bien ’29 s’est reproduit et il faut imaginer les mêmes scenarii !!!

  4. @jejomau
    La souveraineté nationale ne se fait pas pas à coup d’élection…..
    Elle est Souveraine….

  5. le pb d’un tel soulèvement est de savoir qui est suffisamment bien organisé pour prendre le pouvoir. et là, désolé, mais j’ai un peu peur que ce soit plutôt l’extrême gauche qui, par ailleurs, a démontré à de multiples reprises sa capacité à faire preuve d’une férocité sans limite dans ce type de situation.
    Je ne suis pas sûr qu’il faille se réjouir de voir se profiler de tels mouvements en France.

  6. qui est partant pour faire un coup d’état en France ? qui pourrait prendre les rênes et endosser une telle vocation ? qui est prêt à s’impliquer jusqu’ à la moelle pour sauver notre pays de cette tyrannie persistante depuis 40 ans ? (depuis 1974) qui sont les évêques qui encourageraient un tel mouvement ? les hommes politiques qui favoriseraient cela ? tout va vite, réféchissons vite et évitons l’implosion sociale, relevons nous, et que ceux qui ont connaissance de leur propre pouvoir et influence se dévoilent, pour la gloire de Dieu et de la France !

  7. Le parallèle entre la crise de 1929 et la crise actuelle est frappant. déjà à l’époque l’emprise de la finance internationale sur les gouvernements européens aux abois étaient dénoncée par les mouvements nationalistes dont la propagande atlantiste de l’après-guerre a effacé la mémoire. Et pourtant les soubresauts nés du reflux des capitaux américains en Europe, suite à l’effondrement de Wall Street, ont été d’une violence rare, tellement violents même qu’ils ont généré une onde de choc qui a littéralement emporté la plupart des gouvernements dits démocratique d’Europe centrale et orientale, sans oublier les mouvements fachistes en Italie et en Espagne. Comme aujourd’hui, les peuples avaient pris conscience que leur destin était livré à une force obscure qui agissait sous le couvert d’institutions fantoches dissimulant les véritables détenteurs du pouvoir. Pendant que les masses manifestaient dans la rue, les élites discutaient de la suppression de l’étalon or et de la guerre des monnaies, entre deux accords négociés par la SDN pour maintenir une paix de plus en plus menacée. C’est la même indignation qui prend son envol aujourd’hui, mais sous des formes différentes parce que les moeurs et les mentalités sont devenus moins violents en apparence. Les masses ont besoin d’un principe fédérateur pour se mettre en marche. Elles sont lentes à démarrer mais une fois lancées plus rien n’arrête le flot furieux du peuple en marche. On en est là aujourd’hui. Des étincelles allument des feux un peu partout. Parfois la flamme retombe, comme en Egypte, mais le foyer reste allumé et ne demande qu’à repartir de plus belle. Voilà que l’incendie a gagné l’Europe à son tour, avec les sursauts en Catalogne, en Italie et en Grèce. La France ne demande qu’à rejoindre la mêlée, comme le montre le succès des manifs contre “le mariage pour tous”.

  8. Je pense, moi aussi, si coup d’état il y a, il viendrait plutôt de l’extrême-gauche, héritière des méthodes des républicains espagnols de la guerre civile (qui n’avaient rien à envier à l’actuelle ASL syrienne).
    Il faut rappeler que les républicains se livrèrent à une destruction massive d’églises et qu’ils pratiquèrent une “terreur rouge” à l’encontre des religieux catholiques espagnols, exécutant massivement ceux-ci en raison de leur foi.

  9. S’il faut un volontaire pour prendre les rennes une fois le coup d’état fait, je veux bien m’y coller : je n’ai aucune expérience d’élu, pas d’expérience de direction de grosses unités, pas d’avis tout fait sur la plupart des choses qui nous entourent et surtout aucune compétence en la matière a priori : je n’ai que mon bon sens – et ma foi – à proposer : je ne pourrai donc pas faire pire que nos gouvernants actuels…

  10. @G : La preuve par la Bulgarie :
    http://www.matierevolution.org/spip.php?article3141
    Et chez nous chaque semaine huit agriculteurs se donnent la mort, alors qu’ils sont moins d’un million (à comparer avec FT)… le taux de chômage avoisine 11%, le taux d’endettement des entreprises dépasse 25% et leur taux de marge n’atteint pas 30.
    Indignez-vous, qu’il disait : votez Normalito. Laissez moi rire.

  11. Le lien que vous indiquez ne fonctionne hélas plus…

  12. Bethsabée,
    => “Déroulède s’élance quand même, attrape la bride du cheval du général et lui lance :« Mon général, sauvez la France ! Vive la République ! A l’Elysée ! A l’Elysée ! » Roget est inflexible et rentre à la caserne…”
    23 février 1899: tentative de coup de force de Paul Déroulède
    Author: laflamme
    Link: http://la-flamme.fr/2013/02/23-fevrier-1899-tentative-de-coup-de-force-de-paul-deroulede/
    Le jour des funérailles du président Félix Faure, le 23 février 1899, Paul Déroulède, à la tête de la Ligue des Patriotes, tente de marcher sur
    l’Elysée. Arrêté, il est poursuivi pour complot contre la sureté intérieure.
    —————————————————————————-
    A Nice, il apprend la mort de Félix Faure qui a eu lieu le 16 février 1899, il rentre immédiatement à Paris dont l’atmosphère est agitée. Pensant que le peuple de Paris est avec lui (le nouveau président Loubet est hué), il approche plusieurs généraux : beaucoup lui assurent qu’ils suivront mais aucun ne veut marcher en tête, sauf un : Pellieux. Le 23 février, selon le plan prévu, Pellieux devait passer place de la Nation avec sa troupe tandis que Déroulède devait l’attendre avec ses ligueurs puis marcher sur l’Elysée. Les événements ne se passent pas comme prévu : les ligueurs sont en trop petit nombre -environ 500- et Pellieux se défile au dernier moment. C’est le général Roget qui se présente (un des conjurés mais ne voulant pas prendre la tête du coup d’Etat), rentrant à la caserne avec ses hommes. Déroulède s’élance quand même, attrape la bride du cheval du général et lui lance :« Mon général, sauvez la France ! Vive la République ! A l’Elysée ! A l’Elysée ! »  Roget est inflexible et rentre à la caserne…
    Déroulède, lors de son procès, clame que s’il est acquitté il recommencera : il est acquitté et tente de recommencer. Le nouveau plan est plus
    élaboré mais la police découvre le coup en réparation. Cette fois, la Haute Cour le bannit du territoire pour dix ans le 4 janvier 1900.

  13. Effectivement le lien ne fonctionne plus. Ont-ils supprimé l’article ? J’ai trouvé celui-ci (Atlantico : http://www.atlantico.fr/decryptage/general-qui-declenche-sombre-rumeur-coup-etat-en-espagne-wolf-richter-657988.html )

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