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#VerdunSansBlackM : “j’avais un vieux à Verdun et comme je n’oublie rien, je reviens”

Michel Sardou a su aussi chanter Verdun :

 

 

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Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule.
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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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3 commentaires

  1. NOTRE-DAME DES TRANCHÉES
    En mai 1915, le mois de Marie fut partout célébré avec solennité. Beaucoup de sections installèrent une statue de la Vierge dans leurs tranchées. Un jour, des soldats allaient se faire photographie devant la porte de leur souterrain, quand l’un d’eux jeta un cri  : «  Ah  ! mais, et notre Sainte Vierge  !  » Il va aussitôt la chercher et la place au milieu du groupe sur un piédestal de sacs et de fusils. «  C’est que, voyez-vous, explique-t-il au photographe, c’est la protectrice de l’escouade  !  » Et puis, n’est-ce pas, elle avait été à la peine, il fallait bien qu’elle fût à l’honneur, comme aurait dit Jeanne d’Arc, la grande sœur.
    Au 21e territorial, des hommes baptisent leur statue du nom de Notre-Dame des Tranchées. À trois cents mètres des Allemands, au fond de leur gourbi, ils lui dressent un autel où ils entretiennent pendant trente jours de jolies fleurs cueillies sous les yeux des barbares, et ils font chaque soir l’exercice du mois de Marie à ses pieds. De temps en temps, il en manque un à l’appel. Il est tombé dans la journée. Mais vous pensez bien, et ses camarades n’en doutent pas, que la bonne Vierge a cueilli son âme, pour en orner son autel des cieux.
    Notre-Dame des Tranchées, voilà un vocable pittoresque et touchant qui méritait de voler comme un signe de victoire sur tout le front… Mais, le plus souvent, c’est Notre-Dame des Armées ou Notre-Dame de France, Notre-Dame des Victoires ou Notre-Dame de Lourdes que l’on invoque. Avec quel empressement on se rend aux pieux exercices  ! Dès qu’on arrive au cantonnement, la première question que l’on pose est celle-ci  : «  À quelle heure la prière ou le mois de Marie  ?  » Et, à l’heure dite, les enfants de France se pressent autour de leur Mère du Ciel. Avec quel entrain, ils entonnent l’Ave Maris Stella, le Salve Regina, ou les vieux cantiques de leur enfance  ! Parfois, ils chantent leur Reine dans un cadre plus grandiose encore  :
    «  À la fin de la messe militaire, nous avons chanté Notre-Dame de France, de Gounod, et il n’y avait guère de regards secs dans l’assistance. Je l’ai cependant entendu chanter de façon plus impressionnante. C’était une nuit, aux tranchées. Nous avions été attaqués, et pendant trois quarts d’heure, ce fut un bruit épouvantable. Les marmites boches qui éclataient autour des boyaux, les 75 et les 120 courts et longs, les fusils, les grenades à main, les cris des assaillants et les nôtres, tout cela faisait un joli tapage. Puis, l’attaque repoussée, le calme était revenu complet. Alors, dans la nuit, chanté par une voix magnifique, monta le premier couplet  :
    Ô vous que Dieu bénit
    entre toutes les femmes,
    Étoile dans la nuit
    de mon humilité.
    «  Je défie qui que ce soit de trouver une mise en scène plus impressionnante. Puis ce fut le refrain qui, de toute la tranchée, sur plus d’un kilomètre, éclata, le mot n’est pas trop fort  :
    Nous avons mis en vous
    toute notre espérance,
    Daignez nous protéger,
    Notre-Dame de France.
    «  Je n’espère jamais rien entendre de plus beau et de plus saisissant. Toute l’âme de nos soldats, toute leur foi en Celle qui nous donnera la victoire, se manifestait là, sans contrainte et sans respect humain.  »
    «  Si je meurs, écrivait un sergent à ses parents, soyez sûrs que je tomberai en brave sur le champ de bataille, l’image de Notre-Dame des Victoires et de la Médaille miraculeuse sur mon cœur. Si elles ne me protègent pas sur la terre, c’est que la Vierge veut appeler son enfant au Ciel pour qu’il veille mieux encore sur ses vieux parents quittés.
    «  Parti en état de grâce, je marcherai sans peur, puisque je serai avec Dieu. La mort ne peut plus m’effrayer. Dès maintenant, j’offre ma vie en esprit de sacrifice. Ne pleurez pas ma perte. Quelles joies vous aurait réservées mon existence  ? Je veux mourir en héros, en pensant à Dieu, à la France, à mes chères affections.  »
    Peu de temps après, il mourait en effet en héros et en enfant de Marie.
    LE CHAPELET, ARME DE VICTOIRE.
    Ils sont légion ceux qui portent précieusement leur chapelet dans leur poche et qui sont heureux de s’en servir. Un Aixois, caporal au 55e, écrit à son ami  : «  Je pense à vous, le chapelet à la main. Le soir, lorsque la faction m’oblige à veiller, je ne suis pas seul, je passe ainsi dans la prière les heures qui s’écoulent plus rapidement.  »
    Un soldat du 106e, blessé à Longuyon  :
    «  Dans ma compagnie, nous avions un prêtre-soldat. Tous les jours il disait sa messe, à 3 heures du matin, à l’église du village le plus proche, et c’est notre capitaine qui la lui servait. Quelques camarades y assistaient, heureux d’y recevoir la sainte communion. Les dimanches, la messe se disait un peu plus tard, et l’église était toujours pleine de soldats. Tous ont leur médaille-scapulaire, et beaucoup, avant de s’endormir, ou entre deux alertes, dans les tranchées, tirent leur chapelet.  »
    Ailleurs, ce sont cinq cents Bretons qui se sont mis au chapelet quotidien. Chaque soir, avec l’autorisation du colonel, ils le disent avec ferveur devant une reproduction de la grotte de Lourdes. Au mois d’octobre 1915, il y avait trente mille soldats inscrits dans l’Association du Rosaire vivant et faisant monter chaque jour des millions d’Ave Maria vers la Sainte Vierge. Quelques-uns disent leur chapelet au milieu de la bataille. L’Action française cite ce joli trait  :
    «  Note ce fait saisissant dont j’ai été le témoin ému plus que tu ne saurais le croire. Au moment de l’action, et elle était rude  ! nous attendions l’ordre de charger et nous étions bien impatients. Notre colonel, droit sur son cheval, disait son chapelet sans se soucier de personne. Je te jure que c’était beau. C’était un fameux exemple.  »
    *
    Un autre, commandant d’armes d’un village, voit dans les tranchées un de ses hommes qui récite son chapelet.
    «  Est-ce parce que tu as peur, lui dit-il, que tu dis ton chapelet  ?
    – Non, mon colonel, mais parce que cela m’aide à devenir meilleur.
    – Eh bien, alors, disons-le ensemble  !  »
    Et le colonel tire aussi son rosaire et se met à l’égrener avec le soldat. L’exemple est contagieux  : un à un, chacun des habitants de la tranchée imite ce geste, et bientôt la tranchée tout entière dit le chapelet en commun.
    *
    Voici un autre exemple  :
    «  C’était dans la tranchée. On était arrosé copieusement par les obus. Le péril était indéniable, imminent. Malgré la présence d’un officier notoirement incroyant, quelqu’un propose de recourir à la prière. On commence la récitation du chapelet. Elle n’est pas achevée que la pluie d’obus a cessé. Il y eut un vaincu pourtant. Il courbait la tête le lendemain sous la main du prêtre qui l’absolvait. C’était l’officier incrédule terrassé par la grâce.  »
    (extraits “ Du champ de bataille au Ciel ”, chanoine Coubé, Paris, 1916.)

  2. En voilà un chanteur français, et sentimental en plus!

  3. C’est SARDOU, qui doit chanter en souvenir de la bataille de Verdun!

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