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Histoire du christianisme / L'Eglise : Vie de l'Eglise

Vatican II, une histoire à écrire

Roberto Mattei donne un entretien à Renaissance Catholique au sujet du travail d'historien qu'il a récemment publié à  ce sujet. Extrait.

"RC : Les acteurs du concile sont en voie de disparition. Quel regard posent les jeunes évêques et les jeunes prêtres sur cet événement de la vie de l’Église ?

RdeM : Les partisans les plus ardents du concile Vatican II furent les jeunes prêtres qui ont vécu, plus que le concile, la période désacralisée des années 70. Pour eux, Vatican II a été le Mai 68 de l’Église. Cette génération est en train de s’éteindre et apparaît une nouvelle génération de prêtres et de séminaristes qui commencent à juger le Concile avec un état d’esprit libre de préjugés.
Mon livre a été traduit en plusieurs langues et dans les voyages que je fais pour le présenter je suis toujours frappé de l’intérêt pour la Tradition que manifestent les jeunes prêtres et séminaristes que je rencontre. Le progressisme est infécond et ne réussit pas à se reproduire. Pour vivre, il a besoin du support artificiel des médias, mais, cliniquement, il est déjà mort. La Tradition est en soi féconde et diffuse et elle constitue la grande espérance d’un renouveau de l’Église au XXIe siècle. 

RC : Votre livre a été publié en Italie il y a déjà quelque temps. Quelles ont été les réactions des évêques italiens, de la Curie ?

RdeM : Mon livre a contribué à alimenter une discussion ouverte par Benoît XVI dans son célèbre discours à la Curie de décembre 2005. L’époque de « démystification » du Concile a commencé comme avait commencé celle de la Révolution française à l’occasion du bicentenaire de 1989. Plusieurs évêques et cardinaux ont dit avoir apprécié mon œuvre, parmi lesquels le cardinal Brandmüller, à l’époque président du Comité pontifical pour les Sciences historiques et historien renommé de l’Église. Je participe en outre à une série de séminaires sur Vatican II présidés par le même cardinal Brandmüller, qui se tiennent régulièrement à Rome depuis 2012 et qui regroupent des historiens de diverses tendances, mais tous en opposition avec l’ « école de Bologne ». Dans ces réunions, j’ai eu la possibilité d’exposer mes thèses et d’en discuter. En outre deux évêques italiens, Mgr Simone Giusti évêque de Livourne et Mgr Luigi Negri, à l’époque évêque de San Marin et aujourd’hui archevêque de Ferrara, ont personnellement présenté mon livre dans leurs diocèses. Officiellement, le concile Vatican II est encore intouchable, mais, en privé, il commence à être considéré comme l’une des causes principales de la crise que vit toujours l’Église aujourd’hui."

Propos recueillis par Yves Amossé pour la revue Renaissance Catholique n° 131

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