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France : Politique en France

Valérie Pécresse présente un improbable organigramme de campagne réunissant tout et son contraire

Valérie Pécresse présente un improbable organigramme de campagne réunissant tout et son contraire

Le vrai slogan de Valérie Pécresse aurait dû être :”Tout le monde, il est beau. Tout le monde, il est gentil” ou encore “Des postes de ministres, il y en aura pour tout le monde“. Cette multiplication de nominations (90 personnalités) est tellement ridicule qu’elle a du mal à cacher les divisions idéologiques au sein de LR. Chacun aura compris que tout cela est de la poudre aux yeux et que sa véritable équipe de campagne est bien plus resserrée…

«Tout le monde à bord.» C’est le mot d’ordre des pécressistes pour les trois mois de la campagne présidentielle à venir. Mardi, au cours d’une conférence de presse, Valérie Pécresse a présenté son organigramme de campagne (…),

Si les soutiens de la candidate sont bien représentés dans l’équipe – Patrick Stefanini y est directeur de campagne ; Geoffroy Didier, directeur de la communication ; Frédéric Lemoine directeur du projet ; Brice Hortefeux conseiller spécial en charge des réformes institutionnelles ; Othman Nasrou, porte-parole ; Alexandra Dublanche à la coordination des comités de soutiens et à la cellule riposte (…)

Les «quatre mousquetaires» de Valérie Pécresse (…) sont tous nommés conseillers auprès de la candidate. Éric Ciotti, le finaliste, sera en charge des questions d’autorité, contre «la France et l’Europe dans le monde» pour Michel Barnier. Quant à Xavier Bertrand, il œuvrera sur «la République des Territoires» – son leitmotiv ces derniers mois – et le Travail, contre la santé pour Philippe Juvin.

Les anciens soutiens des ex-candidats déchus sont eux aussi associés à la campagne, à l’instar de Vincent Chriqui (équipe Bertrand) ou Vanessa Williot-Bertrand (épouse de Xavier Bertrand), d’Émilie Bonnivard ou Daniel Fasquelle (équipe Barnier), d’Alexandra Borchio-Fontimp (équipe Ciotti), de François Varlet (équipe Juvin). À leurs côtés, les présidents des groupes LR au Sénat et à l’Assemblée nationale, Bruno Retailleau et Damien Abad, s’occuperont respectivement de la préparation des 100 premiers jours, et de l’éducation, la famille, la jeunesse et la République solidaire.

Autre arrivée dans l’équipe : le vice-président du conseil régional d’Île-de-France, Yann Werhling, ex militant Vert, passé au MoDem, qui s’occupera de «l’urgence écologique». Façon de souligner que la candidate entend s’adresser à la droite et au centre, au-delà des Républicains. Le patron des Centristes, Hervé Morin, proche de Valérie Pécresse, devient d’ailleurs un de ses plus proches conseillers en charge des questions de croissance, d’innovation et de souveraineté économique.

Outre les soutiens de la première heure et les ex-candidats, tous les ténors LR participeront à la campagne de Valérie Pécresse. Manière de ne pas reproduire l’erreur de François Fillon en 2017. Ainsi Gérard Larcher et Laurent Wauquiez seront en charge des comités des soutiens, Jean-François Copé est nommé conseiller spécial pour la politique de la ville, l’intégration et l’assimilation. Nadine Morano devient conseillère politique, comme Annie Genevard, également responsable du pôle élus par ailleurs. François-Xavier Bellamy, conseiller spécial de la candidate, coordonnera de son côté les relations avec le Parlement européen. Quant à Julien Aubert, il coordonnera la cellule riposte, composée de Robin Reda, Valérie Boyer, Valérie Debord ou encore Jonas Haddad, tous désignés pour monter au front. Avec à leurs côtés, Charles Prats, magistrat, connu pour ses travaux sur la fraude fiscale.

Guillaume Larrivé, soutien de la candidate pendant le congrès et député de L’Yonne, Franck Louvrier, maire de Baule, sont nommés conseillers politiques. Tout comme la sénatrice des Yvelines, Sophie Primas, la sénatrice des Alpes-Maritimes Dominique Estrosi-Sassone, le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, le maire du 16è arrondissement de Paris Francis Szpiner ou encore Michel Tabarot, députée des Alpes-Maritimes.

Quant au parti Les Républicains, enfin, il aura une place de choix dans la campagne : le patron du mouvement Christian Jacob participe au conseil stratégique. Et Aurélien Pradié, numéro 3 de LR, est porte-parole, tout comme Guilhem Carayon, président des jeunes LR. Ou comme Agnès Evren à la tête, notamment, de l’influente fédération LR de Paris.

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8 commentaires

  1. Qu’on n’aille plus nous dire du bien de Bellamy sur le Salon Beige…si cette pourriture gagne, il en sera le complice.

  2. C’est la cour des miracles, la rue de la grande truanderie, le bal des cloportes !

  3. Ce parti a troqué depuis bien longtemps sa fibre gaullienne contre la fibre chiraquienne:Les convictions de ceux qui le composent s’arrêtent là où commencent leur(s)intérêt(s).Nous sommes donc bien passé d’un parti souverainiste à un parti libéral,et Madame Pécresse,cette girouette qui n’est rien d’autre qu’un Macron en tailleur Chanel,en est l’illustration.Dans la même veine,je ne comprends pas non plus le poste attribué à Monsieur Bellamy.

  4. Je ne sais pas ce que vise Bellamy. Elle va le museler. Prépare-t-il une recomposition du parti après la défaite LR aux présidentielles ?

  5. Madame Pecresse me lasse déjà.
    On a déjà trop entendu parler de son mari encombrant qui ne sait pas quelle place sera la sienne, de son père qui l’aide tellement.
    Elle n’est pas une personne autonome.
    Par contre,Madame Le Pen se montre une femme forte.

  6. Il aura fallu un énorme shaker pour y mettre tout ce “beau monde”. Mais je n’ai aucune envie de goûter la mixture qui en résultera…

  7. Très déçue que Charles Prats l’ait rejointe à la place de Zemmour !

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