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Sciences

Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19

Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19

D’Esther Louis pour Le Salon beige :

“Les vaccins dérivés de cellules d’enfants non nés, cruellement tués, sont clairement de caractère apocalyptique et peuvent possiblement préfigurer la marque de la bête » (cf. Apocalypse 13 :16) (Lettre du 12/12/2020, signée par le cardinal Pujats et Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland).

Alors qu’aux Etats-Unis la question morale de la vaccination contre la Covid-19 est un des grands sujets d’actualité, en France, en revanche, l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le développement de la plupart des vaccins reste très méconnue. L’objectif de cet article est donc de proposer un résumé des données concernant l’utilisation de telles lignées cellulaires dans l’élaboration de ces vaccins, l’origine de ces lignées, ainsi que la position de quelques évêques sur la question. Quelques réflexions viennent ensuite.

Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le développement des vaccins contre la Covid-19 (cf. courrier des lecteurs de Science & Foi n°138)

Aujourd’hui, parmi les 6 vaccins commandés par l’UE (European Commission Decision, 15/12/2020) :

  • 4 (AstraZeneca, Janssen, Pfizer, Moderna) utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés, dans au moins une des phases de l’élaboration du vaccin (Design & développement, production, tests de confirmation sur produit fini) (cf. Prentice, 2021).
  • 1 (Sanofi/GSK) : il n’existe pas suffisamment de données publiées pour conclure sur cette question (cf. Prentice, 2021). Ce vaccin ne sera pas sur le marché avant fin 2021.
  • 1 (CureVac) n’utilise pas de lignées cellulaires issues de fœtus avortés (cf. Prentice, 2021). En revanche, il s’agit, tout comme pour les vaccins Moderna & Pfizer, d’un vaccin à ARN. Cette nouvelle technologie est utilisée pour la première fois chez l’homme. Il est possible que ce vaccin engendre des hybridations épigénétiques, qui pourraient alors potentiellement être transmissibles aux descendants (Henrion-Caude, 2020). Ce vaccin arrivera probablement sur le marché au 2e trimestre 2021.

Par ailleurs, le vaccin russe Spoutnik V, du Gamaleya Research Institute, auquel l’Europe s’est intéressée dernièrement, utilise des lignées cellulaires issues de fœtus avortés à toutes les phases de l’élaboration du vaccin (cf. Prentice, 2021).

Origine des lignées cellulaires (cf. courrier des lecteurs de Science & Foi n°138)

Les deux lignées cellulaires issues de fœtus avortés et utilisées dans le cadre du développement de certains des 6 vaccins contre la Covid-19 commandés par l’UE, et de celui développé par le Gamaleya Research Institute (Spoutnik 5) sont :

  • La lignée cellulaire HEK 293, utilisée en particulier par AstraZeneca. Elle a été développée, vers 1973, à partir de cellules embryonnaires humaines fœtales de rein. Si l’origine de cette lignée cellulaire n’est pas certaine, il semble cependant probable que cette lignée provienne d’un avortement volontaire et non d’une fausse couche ou d’une fécondation in-vitro (Wong, 2006 ; Acker, 2021).
  • La lignée cellulaire PER.C6, qui a été développée à partir de cellules embryonnaires humaines rétiniennes, obtenues sur un fœtus âgé de 18 semaines. Cette lignée cellulaire provient d’un avortement volontaire réalisé en 1985 (Wong, 2006).

Pour obtenir ces lignées cellulaires il a fallu a priori plusieurs avortements (de l’ordre de quelques centaines). Par exemple, il a fallu 293 expérimentations (≠ avortements) pour obtenir la lignée HEK 293, ce qui a en toute probabilité nécessité plusieurs avortements (Acker, 2021).

Une procédure possible d’avortement, permettant de prélever les organes du fœtus, est la suivante : les foetus sont extraits par une procédure semblable à une césarienne (hystérotomie), découpés, parfois vivants, et sans anesthésie (Acker, 2021).

Les positions de quelques prélats

Le cardinal Burke a été le Préfet du Tribunal suprême de la Signature Apostolique. Le cardinal Müller a été le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le cardinal Zen est un cardinal chinois, membre de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements. Le cardinal Pujats est un cardinal letton, archevêque émérite de Riga. Mgr Vigano a été nonce apostolique pour le Saint-Siège (ambassadeur) auprès des Etats-Unis, et il a également occupé le poste de Secrétaire Général pour le gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican. Mgr Strickland est évêque du diocèse de Tyler (Etats-Unis). Mgr Peta est archevêque d’Astana (Kazakhstan). Mgr Schneider est évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Astana (Kazakhstan). Mgr Lenga est archevêque de l’Eglise catholique, aujourd’hui à la retraite.

  • Mgr Strickland : « Je vous conjure de rejeter tout vaccin qui utilise les restes d’enfants avortés en recherche, test, développement ou production. », lettre « Stand for an ethical Covid-19 vaccine », 08/12/2020.
  • Mgr Vigano, Cardinal Müller, Cardinal Zen, Cardinal Pujats, Mgr Schneider :  » Nous rappelons également, en tant que Pasteurs, que pour les Catholiques, il est moralement inacceptable de recevoir des vaccins dans lesquels du matériau provenant de fœtus avortés est utilisé. « , « Appel pour l’Eglise et pour le monde », 8 mai 2020.
  • Cardinal Burke : « Il doit être clair que développer un vaccin en utilisant des lignées cellulaires issues de fœtus avortés n’est jamais moralement justifiable. […] La pensée d’introduire un tel vaccin dans son corps est particulièrement abominable. », Rome Life Forum, mai 2020.
  • Mgr Schneider (il est bien précisé qu’il s’agit d’une supposition mais qui lui paraît réaliste) : « C’est pour moi la dernière étape du satanisme: que Satan et le gouvernement mondial – en définitive le gouvernement maçonnique mondial – obligeront tout le monde, même l’Eglise, à accepter l’avortement de cette manière. Et donc nous devons résister très fortement à cela, si cela arrive. Nous devons même accepter de devenir martyrs. » », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020.
  • Mgr Strickland : « Tout le positionnement politique sur les vaccins est réellement répugnant. Le fait demeure que TOUS les vaccins existants aujourd’hui impliquent l’utilisation d’enfants tués avant même leur naissance. Je renouvelle mon engagement. Je n’allongerai pas ma vie en UTILISANT des enfants tués. C’est mal. REVEILLEZ-VOUS ! », Tweeter, 22/01/2021.
  • Cardinal Pujats et Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « Nous avons ici une double violation de l’ordre saint voulu par Dieu : d’une part via l’avortement en lui-même, et d’autre part via le business abominable de traite et vente d’enfants avortés. Cependant, ce double mépris de l’Ordre divin de la Création ne peut jamais être justifié, même dans l’objectif de préserver la santé d’une personne ou d’une société au travers de tels vaccins », lettre du 12/12/2020.
  • Cardinal Pujats et Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « Le Seigneur a dit qu’à la fin des temps, même les élus seraient séduits (cf. Marc 13 :22). Aujourd’hui L’Eglise entière et tous les fidèles catholiques doivent chercher de manière urgente à se solidifier dans la doctrine et la pratique de la Foi. Face au mal de l’avortement, les catholiques doivent plus que jamais « s’abstenir de toute espèce de mal » (1 Thessaloniciens 5 :22). La santé du corps n’est pas une valeur absolue. Il faut donner la suprématie à l’obéissance à la loi divine et au salut éternel des âmes. », lettre du 12/12/2020.

Pour des réponses très complètes sur un certain nombre de sujets, je conseille : « Bishop Schneider explains why Christians must never take abortion-tainted COVID vaccine », interview vidéo de Mgr Schneider réalisée par J.H. Westen (en anglais), LifeSiteNews, 21/12/2020.

Réponses à quelques questions

  • Le bébé n’a pas été avorté dans le but de faire des vaccins.

Sans doute vrai pour l’avortement en lui-même. En revanche, la méthode d’avortement a possiblement été modifiée, avec une souffrance accrue pour le bébé. Par exemple, le bébé a pu être extrait et découpé vivant pour prélever ses organes (Acker, 2021).

  • Le principe de coopération morale ou matérielle

Réponse de Mgr Schneider : certains bons évêques et prêtres « font une importante explication, qui, selon moi est un sophisme, du principe de coopération morale seulement, sans votre volonté et sans votre consentement. Mais pour moi il s’agit d’un sophisme, puisque c’est évident pour le simple bon sens commun, que quand vous savez cela – que le vaccin est fait à partir de bébés avortés – alors, vous ne pouvez pas appliquer ce principe moral, ou théorie, à ce cas concret. Et nous devons donc être très prudents à ne pas nous laisser induire en erreur à cause de cet argument sophistique, même s’il vient de bons prêtres traditionnels. C’est le danger et nous devons y résister », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020.

Réponse du cardinal Pujats et de Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « le principe théologique de coopération matérielle est certainement valide et peut-être appliqué à un certain nombre de cas (ex : payer ses impôts, utilisation de produits fabriqués par une main d’œuvre esclavagisée, etc). Cependant ce principe ne peut que difficilement être appliqué au cas de vaccins fait à partir de lignées cellulaires issues de fœtus, parce que ceux qui en connaissance de cause, et volontairement, reçoivent de tels vaccins, entrent dans une sorte de chaîne (concaténation), quoique de manière très éloignée, en lien avec l’industrie de l’avortement. Le crime de l’avortement est tellement monstrueux, que toute participation (concaténation) à ce crime, même très éloignée, est immorale et ne peut pas être acceptée, quelles que soient les circonstances, par un catholique, une fois qu’il en a pris pleinement conscience. Celui qui utilise le vaccin doit réaliser que son corps bénéficie des « fruits » (bien que de manière éloignée, à travers un certain nombre de procédés chimiques) de l’un des plus grands crimes de l’humanité », lettre du 12/12/2020.

  • C’est arrivé il y a plusieurs dizaines d’années. C’est trop lointain.

« Je renouvelle mon appel à rejeter tout vaccin qui est développé en utilisant des enfants avortés. Même si cela est arrivé il y a des dizaines d’années, cela signifie tout de même qu’on a mis fin à la vie d’un enfant avant sa naissance, et que son corps a été utilisé comme pièces détachées. Nous ne mettrons jamais fin à l’avortement si nous ne nous mettons pas fin à ce mal. », Mgr Strickland, Twitter, 1 août 2020.

« Nous pouvons nous convaincre que tout cela est arrivé il y a bien longtemps ou que c’est tellement lointain que cela n’a aucune conséquence, mais les faits ébranlent nos confortables déviances. Nous devons immédiatement demander l’arrêt de ces pratiques diaboliques. Dieu est l’auteur de la vie. », Mgr Strickland, Twitter, 13/01/2021.

  • Il n’y a pas d’autre alternative.

Réponse du cardinal Pujats et de Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « Argumenter que de tels vaccins sont moralement licites s’il n’y a pas d’autre alternative est en soi contradictoire et ne peut pas être acceptable pour les catholiques. (…) Nous devons résister au mythe selon lequel “il n’y a pas d’alternative”. Au contraire, nous devons avancer avec l’espoir et la conviction que des alternatives existent et que l’ingéniosité humaine, avec l’aide de Dieu, peut les découvrir. C’est le seul moyen de passer des ténèbres à la lumière et de la mort à la vie. (…) Certains hommes d’Eglise rassurent les fidèles en affirmant que recevoir un vaccin contre la Covid dérivé de cellules issues d’un fœtus avorté est moralement licite s’il n’y a pas d’alternative disponible. Ils justifient leur affirmation en se fondant sur le principe de « coopération matérielle éloignée » avec le mal. De telles affirmations sont extrêmement anti-pastorale et contreproductive, particulièrement lorsque l’on considère le caractère apocalyptique de l’industrie de l’avortement et la nature inhumaine de certaines recherches dans le biomédical et la technologie embryonnaire. Maintenant plus que jamais, les catholiques ne peuvent absolument pas encourager et promouvoir le péché d’avortement, même de manière infime, en acceptant ces vaccins. », lettre du 12/12/2020.

  • Certains vaccins n’utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés qu’à l’étape de tests, et pas dans la production où dans la phase de Design & développement. Est-ce moins grave de recourir à ces vaccins ?

Réponse de Mgr Schneider : « C’est bien sûr, objectivement moins grave (…) Mais même si ce (les lignées cellulaires) n’est (utilisé) que pour les tests, nous ne pouvons pas du tout coopérer avec ces crimes horribles, même de manière lointaine. Même d’utiliser des cellules d’enfants avortés pour les tests, c’est déjà immoral. (…) Il y a une accumulation de crimes horribles. Le premier crime horrible est de tuer un enfant, ensuite développer ses cellules est aussi un crime, et ensuite faire des tests sur ces cellules, c’est un autre crime encore. Donc nous ne pouvons pas collaborer avec cette accumulation de crimes », interview vidéo accordée à LifeSiteNews, 21/12/2020.

Quelques méditations autour de déclarations d’évêques

  • Mgr Vigano : « Par une inspection plus approfondie, il semble que les bébés innocents, avortés au troisième mois de grossesse, forment une sorte de sacrifice humain, destiné à se concilier les puissances infernales, dans une parodie terrifiante, que seuls les vicieux peuvent prétendre ne pas voir. », « Archbishop Vigano reacts to Pope Francis saying all must take the COVID vaccine », LifeSiteNews, 15/01/2021.
  • Mgr Schneider : « J’ai peut-être tort, mais j’ai la suspicion que cette situation autour du COVID a été créée non seulement pour implémenter une nouvelle dictature et le contrôle de la population, mais dans un certain sens pour légaliser l’avortement mondialement. De telle manière à ce que la planète entière collabore au processus de meurtre de bébés, au travers du vaccin qui utilisera des parties de ces enfants avortés. », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020.
  • Lettre du cardinal Pujats et de Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « la recherche biomédicale qui exploite les bébés non nés, innocents, et utilise leur corps comme de la matière première pour des vaccins semble davantage comparable au cannibalisme qu’à la médecine », lettre du 12/12/2020.
  • Mgr Schneider : « Mais j’espère que cela (nb :la vaccination forcée) n’arrivera pas à un niveau mondial. Si cela arrivait, nous entrerions alors dans le temps de l’Apocalypse. » Ou encore : « le vaccin sera (nb : Mgr Schneider précise qu’il s’agit de suppositions) imposé et obligatoire, de telle manière que vous ne pourrez pas travailler, voyager ou aller à l’école sans être vacciné ; ce qui obligera toute la population à recevoir le vaccin. » », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020. « (…) accepter d’une certaine manière les fruits de l’avortement et tous ces horribles tests et la production de lignées cellulaires, c’est vraiment horrible, et ensuite, tous les peuples de la terre auront cette marque dans leur corps, qui, en fin de compte, est une marque de mort. Puisque sans le premier acte de mort, de meurtre de cet enfant, ils n’auraient pas cette marque dans leur corps, avec ce vaccin. Donc c’est une connexion à la mort. », interview vidéo accordée à LifeSiteNews, 21/12/2020. « Ecoute le sang de ton frère crier vers moi du sol ! (…) Et YHWH mit un signe sur Caïn. » (Genèse 4 : 10-15). Pour rejoindre Mgr Schneider sur le temps de l’Apocalypse, la « marque sur leur main droite ou sur leur front » (Apocalypse 13:16) peut faire référence à la marque de Caïn (Genèse 4:15), marque du 1e meurtrier. Cette marque à la main ou front pourrait alors indiquer que toute la population coopère à un meurtre (ici avortement).

Bibliographie

Acker, Pamela, interview réalisée par J.H. Westen, « The unborn babies used for vaccine development were alive at tissue extraction”, LifeSiteNews, 12/01/2021.

A.L., Courrier des lecteurs paru dans Science & Foi, n°138, Janvier 2021.

« Appel pour l’Eglise et pour le monde », LifeSiteNews, 8 mai 2020.

Bürger, M., « Cdl. Burke: Forced vaccines violate ‘integrity of citizens’ », LifeSiteNews, 22/05/2020.

European Commission, « COMMISSION DECISION of 15.12.2020 on implementing Advance Purchase Agreements on COVID-19 vaccines », Brussels, C(2020) 9309 final, 15/12/2020.

Henrion-Claude, A., entendue sur Radio Courtoisie le 17/11/2020.

Prentice, D., « Update: COVID-19 Vaccine Candidates and Abortion-Derived Cell Lines », updated 04/01/2021 (téléchargé sur le site du Charlotte Lozier Institute).

Cardinal Pujats, Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland, “On the moral illicitness of the use of vaccines made from cells derived from aborted human fetuses”, Lifesitenews, 11/12/2020.

Mgr Schneider, interview réalisée par J.H. Westen, « Bishop Schneider explains why Christians must never take abortion-tainted COVID vaccine », LifeSiteNews, 21/12/2020.

Smits, J., “Bishop: Christians must refuse COVID vaccine derived from aborted babies, even if it means martyrdom”, interview écrite de Mgr Schneider, LifeSiteNews, 02/10/2020.

Mgr Strickland, « Stand for an ethical Covid-19 vaccine », Saint Philippe Institute, 08/12/2020.

Mgr Vigano, « Archbishop Vigano reacts to Pope Francis saying all must take the COVID vaccine », LifeSiteNews, 15/01/2021.

Wong, A., « The Ethics of HEK 293 », The National Catholics Bioethics Quarterly, Volume 6, Issue 3, Pages 4773-495, 2006.

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