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France : Société

Université d’été d’Ad Imperium

Ad imperium Le mouvement Ad Imperium qui se définit comme "un jeune mouvement de formation à la science politique thomiste" organise son université d'été du 3 au 6 septembre 2009 sur le thème de la Patrie. Elle aura lieu à l'école Saint Jean-Baptiste de la Salle, rue du Perroy à Camblain l'Abbé (62). 

Intitulée "La Patrie, un avenir sans histoire ?", cette université d'été recevra des orateurs tels que Christophe Reveillard, Bruno Gollnisch, François Vallançon, Pilippe Champion ou encore Maxence Hecquard. 

Pour plus d'information sur les conférences, les orateurs et les modalités pratiques, vous pouvez contacter Adrien Touchages ici ou consulter les informations ici.
 

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8 commentaires

  1. La patrie au sens national du terme n’ est ni une option ni une école de pensées du catholicisme.
    Je ne vois rien d’ écrits à ce sujet dans les évangiles.
    Pire, elle s’oppose au concept même du catholicisme.
    Il faudrait alors accepter l’ idée qu’ il existe des patries musulmanes, bouddhistes etc.. dans lesquelles le catholicisme n’ aurait pas droit de cité et légalement le droit d’ exercer et qu’ en conséquence nous acceptions une règle de réciprocité.
    Ce serait de la résignation.
    Pierre, sur cette pierre je batirai mon église.. NS J.C. n’a pas parlé de patrie, d’empire ou d’état.

  2. Ce programme semble bel et bon… mais ces relents de nationalisme masquent toujours l’essentiel du problème politique: l’institution.
    Le bien commun ne s’obtient pas par des compromissions pratiques avec le Système, mais par une institution légitime naturellement et théologiquement, soit, en France, la monarchie traditionnelle.
    Chris du Fier souligne fort justement les dérives du nationalisme, qu’on ne s’épargnera pas en lui mariant St Thomas de force…
    Né de la Révolution, il y conduit par sa pente naturelle. Que ceux qui s’en croient préservés par un thomisme bon teint, se remémorent tous ceux qui se sont laissés prendre…

  3. @ Lulo
    Je suppose que vous voulez parler de St. Thomas d’ Aquin, lequel plus théologien que philosophe citait et clarifiait dans la Somme contre les Gentils22, le concept de raison naturelle (ratio naturalis) pour rendre compte de la foi chrétienne face aux objections de la raison, des hérésies et des philosophes, tant anciens que contemporains, juifs et musulmans.
    Notre cher Père Dominicain Dastoche -pour eux qui ont suivi ses préceptes à l’ École de Sorèze dans les années 50 -ne pourrait que me conforter dans cette position de refus envers le nationalisme à tout crin.

  4. Posts n° 1 et 2 que je trouve tristes et affligeants intellectuellement. On retrouve des idées chères au parti socialiste ou à certain courant soixante huitards (patrie, problèmes institutionnels…)…
    Il serait également bien de distinguer un minimum nature et surnature, foi et raison (thomisme bon teint sans doute). Ce même thomisme rappelant que la politique est un art de la prudence (au sens ancien). Donc la monarchie traditionnelle très bien, JC également, mais que fait-on du chômage qui augmente, de l’immigration de masse, de la désindustrialisation, des politiques UE.. ?
    “Fides” certes mais “ratio” aussi… Parfois, il est bon que nous soyons un peu moins catholique affiché, le visage du Christ en sera d’autant plus beau.

  5. à lire sur le sujet pour éviter de s’étriper inutilement sur un sujet intéressant et , semble-t-il, bien posé : “les deux Patries” de Jean de Viguerie, qui cerne parfaitement l’aspect révolutionnaire et donc anti-chrétien d’un “patriotisme” malsain.

  6. A Chris du Fier,
    NSJC a quand même un peu parlé de l’Etat… (Rendez à César…) et la Tradition de l’Eglise nous apporte un enseignement clair.
    Maintenant, il importe de se dégager du sens révolutionnaire donné depuis deux siècles aux notions de “patrie” et de “nation”, pour retrouver leur sens chrétien.
    Votre refus du nationalisme est partagé par les légitimistes, dans la mesure où il est une des trois voies menant à la Révolution, avec libéralisme et socialisme.
    A Antoine,
    “Posts n° 1 et 2 que je trouve tristes et affligeants intellectuellement.”
    Un plus long développement de vos idées nous eût épargné le fait de vous retourner le compliment…
    “On retrouve des idées chères au parti socialiste ou à certain courant soixante huitards (patrie, problèmes institutionnels…)…”
    Depuis quand la “gauche” puise-t-elle dans le thomisme? Par contre, il est bon de se demander pourquoi les nationalistes sont allés récupérer chez la gauche nationaliste du XIX°s. leur rhétorique et leurs concepts…
    “Il serait également bien de distinguer un minimum nature et surnature, foi et raison (thomisme bon teint sans doute).”
    C’est précisément ce que nous faisons, cher monsieur. L’autorité est dotée d’une double légitimité, théologique (respect des droits de Dieu sur la société) ET naturelle (pérennité du bien commun).
    “Ce même thomisme rappelant que la politique est un art de la prudence (au sens ancien).”
    St Thomas rappelle surtout les deux sources de la Vérité, naturelle et révélée, comme je viens de l’écrire: il est frappant de voir que ses arguments pour la monarchie relèvent précisément du domaine NATUREL…
    De plus, la négation de la Vérité n’a jamais relevé de la prudence…
    “Donc la monarchie traditionnelle très bien, JC également, mais que fait-on du chômage qui augmente, de l’immigration de masse, de la désindustrialisation, des politiques UE.. ?”
    Etes-vous donc à la fois économiste et diplomate? Tout cela relève-t-il de votre compétence? Vouloir le retour de la monarchie traditionnelle, c’est vouloir d’abord le respect de l’autorité. Sous ladite monarchie, tous les problèmes que vous évoquez sont du ressort du gouvernement et du Roi, qui peuvent les règler en justice de différentes façons.
    Gare à la fumeuse distinction libérale thèse/hypothèse: “la monarchie est le meilleur régime, mais il faut d’abord régler tous les problèmes”… Régler chrétiennement les problèmes ne peut précisément se faire que par la monarchie très-chrétienne.
    “Fides” certes mais “ratio” aussi… Parfois, il est bon que nous soyons un peu moins catholique affiché, le visage du Christ en sera d’autant plus beau.”
    Votre formule est élégante, mais on lui préférera son vrai nom: apostasie pratique.
    Comment peut-on être trop chrétien? C’est rendre honneur à NSJC que de Le cacher?
    Votre idée a un tel passif derrière elle que chacun saura à quoi s’en tenir…
    Ce n’est parce qu’il existe depuis un siècle une tradition “nationale-catholique” que celle-ci est incontournable ipso facto. Au contraire, ses échecs et trahisons patentes incitent à la plus grande réserve.
    Il est plus que temps de revenir à un authentique esprit chrétien, dépollué des déformations révolutionnaires.

  7. Antoine, en quoi le concept de Patrie ou de Nation s’oppose-t-il à la Foi catholique et à l’Eglise?
    La Doctrine Sociale de l’Eglise parle et insiste même sur la nécessité du principe de subsidiarité en matière de gestion politique, en vue d’atteindre le bien commun.
    La patrie n’est autre que la famille élargie, un territoire qui a vu grandir nos pères qui eux l’ont construite. Nous recevons donc un héritage qu’à notre tour nous devons transmettre, et celui-ci se retrouve dans la culture, le mode de vie et la religion, à savoir la Foi catholique.
    Par conséquent, un catholique français doit nécessairement être patriote, de même qu’il doit honorer son père et sa mère et travailler à son devoir d’état en ce qui concerne sa propre famille.
    Nous devons concevoir un monde non pas unifié au sens politique du terme, mais uni dans des patries fidèles et respectueuses les unes des autres. Les expériences bibliques inverses (Babel, Babylone,…) ont bien montré ce que cela donne et ce que le bon Dieu en pense…
    En Christ +

  8. A Daniel Akobian,
    Il faut absolument distinguer “patrie” et “nation”, quand révolutionnaires et nationalistes les ont toujours confondu à dessein, et, pour y voir clair, reprendre le raisonnement tenu avant la pollution révolutionnaire.
    Concrètement, en France, il y a presque autant de patries que de villages, bourgs et villes… parce que c’est précisément le territoire sur lequel vivaient nos pères!
    La culture, le mode de vie, sont toujours reliés à un territoire restreint, quoique de dimensions variables: malgré des similitudes de coutumes dans toute une province, il était fréquent de trouver une différence de patois d’un village à un autre…
    Par ailleurs, l’héritage de la Foi n’appartient pas à un groupe en particulier, mais à tous les catholiques du monde…
    De plus, si on parle des devoirs envers la Cité, ceux-ci sont très clairs en France: le Roi est le SEUL lien entre LES peuples de France. Travailler à son retour, ainsi qu’à celui des institutions très-chrétiennes (qui sont le patrimoine commun de tous les Français), c’est la seule manière d’oeuvrer politiquement pour la France, conformément à la volonté de la divine Providence (mission de Ste Jeanne d’Arc).
    Les révolutionnaires ont tout déformé, en créant idéologiquement une “Nation” uniforme. Et il est frappant de voir combien les nationaux-catholiques ont fait leur ce concept, gobant du même coup tout l’attirail révolutionnaire: drapeau tricolore, Marseillaise, souveraineté nationale, etc…
    Et leurs pratiques politiques montrent assez qu’ils sont DANS le Système.
    En résumé, il ne faut pas tout mélanger, et garder en mémoire les réalités d’autrefois…

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