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L'Eglise : Foi

Une pratique pastorale qui va à l’encontre de la doctrine n’est pas chrétienne

Le cardinal Velasio De Paolis, président émérite de la Préfecture des Affaires Economiques du Saint-Siège, a participé samedi 10 octobre au congrès Mariage et famille. Entre dogme et pratique pastorale de l’Eglise, organisé à Rome près du Vatican par la Fondation Lepanto et l’Association Famiglia Domani. Il a déclaré :

IMG_0134-300x200«Face à la crise du mariage et de la famille, la solution ne peut venir que des certitudes de la foi». «Nous avons besoin de la vérité». «Nous parlons beaucoup aujourd’hui de compassion, d’amour et de miséricorde. Mais sans la vérité, nous faisons fausse route». 

On a l’impression que «les mots aujourd’hui ne signifient plus rien », alors que « nous avons besoin au contraire d’éléments pour retrouver la réalité». Faisant référence au problème des divorcés remariés, le cardinal a été très clair :

«une pratique pastorale qui va à l’encontre de la doctrine est d’un illogisme effrayant. Elle n’est pas chrétienne». «Si j’ai un médicament qui ne fonctionne pas, cela signifie que je n’ai pas bien saisi la pathologie du patient. Si je me limite à changer de médicament plutôt que de chercher à comprendre les causes de la maladie, je pourrais aussi bien tuer le malade». «Ne pas repousser les pécheurs, mais trouver une voie qui soit juste, celle de l’amour dans la vérité ». 

Le professeur Giovanni Turco, enseignant à l’Université des Etudes d’Udine, a attiré l’attention sur le principe de non-contradiction selon lequel « toute chose est ce qu’elle est. Même le mariage et la famille ». Une chose ne peut pas être et ne pas être sous le même rapport et c’est pourquoi 

« le mariage est indissoluble ou ne l’est pas. La vérité n’admet pas d’exception ni de degrés. La pitié miséricordieuse sans la vérité est en réalité un vice. Il n’y a pas de pastorale qui puisse changer la nature du mariage ». «Si la façon de poser la problématique est déjà erronée, elle portera nécessairement à une résolution erronée », «c’est le bien qui est le critère de la pastorale, et non le contraire. Si la pastorale trouve son fondement en elle-même, elle devient pastoralisme et de fait négation de tous les principes ». 

Négation des principes qui sont remplacés par le « subjectivisme » comme l’a rappelé Mgr Antonio Livi, doyen émérite de la faculté de Philosophie de l’Université Pontificale du Latran.

« Si l’on qualifie les dogmes de notions dépassées, si l’on admet qu’ils peuvent changer, alors sur quel critère se base-t-on ? Sur le seul critère du subjectivisme ». « La pastorale a pour but précis d’œuvrer pour le bien des âmes ». « On peut poursuivre une fin occulte, en cherchant à convaincre les autres d’adhérer à quelque chose de faux. Et c’est là de l’hypocrisie». 

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