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France : Politique en France

Une offensive de grande ampleur contre la famille

L'Institut Thomas More a rédigé une note sur la politique anti-familiale du gouvernement :

"Quand
le gouvernement affirme que la réforme du quotient familial ne touchera
que les « Français les plus aisés », on est en droit d’en douter. La
mesure constitue en effet une agression contre une très large majorité
des familles françaises. Dans son principe d’abord, puisque le quotient
familial avait été créé en 1945, sans condition de ressources, dans le
but clair et affiché de favoriser la démographie française – avec un
succès remarquable qui s’est globalement prolongé jusqu’à maintenant. Le
coup de rabot qu’on lui porte, écorne le volontarisme et
l’universalisme de la politique familiale qui faisait jusqu’ici
consensus.

Mais
c’est également faux dans les faits : de très nombreuses familles ayant
des enfants à charge seront concernées
, dans la mesure où le plafond
fixé désormais à 1 500 euros est un seuil très vite atteint. Avec une
augmentation moyenne de l’impôt de 64 euros par mois (soit 768 euros par
an !), bien des foyers loin d’être riches verront encore leur pouvoir
d’achat rogné
. Chacun sait que le nombre de ménages appartenant à la
classe moyenne ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois :
ce sont eux, pour qui le quotient familial comme la PAJE ou la prime de
naissance constituaient des aides sérieuses, qui sont les principales
victimes de la mesure. Ils sauront apprécier la promesse récente de
François Hollande de ne plus augmenter les impôts… […]

La
politique familiale ne peut pas et ne doit pas être la variable
d’ajustement d’un modèle social à bout de souffle. Alors que la branche
Maladie est déficitaire de 5,5 milliards d’euros, la branche Retraite de
5,2 milliards et l’ensemble de la Sécurité sociale de 13,3 milliards,
aucune réforme structurelle n’est envisagée – les pistes de la réforme
des retraites annoncée pour le deuxième semestre 2013 paraissant sans
imagination et sans ambition. […]

Car en France, dans un système de retraite par répartition,
on estime que d’ici 2030 un actif cotisera pour cinq personnes à la
retrait
e. Si en réaction des attaques répétées contre la politique
familiale, le taux de natalité se mettait à fléchir, la France
risquerait de glisser vers la situation de nombreux pays européens,
comme l’Allemagne qui doit faire face à de graves difficultés à
renouveler les générations, accentuant ainsi le vieillissement de sa
population. […]

Pour
faire passer la pilule de ses mesures, le gouvernement annonce la
création de 275 000 « solutions d’accueils » de la petite enfance (- de 3
ans) d’ici 2017 : 100 000 places en crèche, 100 000 place chez des
assistantes maternelles et 75 000 places en école maternelle pour les
moins de 3 ans. Le coût de ces mesures est estimé à 2 milliards d’euros
environ pour la Sécurité sociale par Les Echos
(en savoir +).
Outre les nombreuses difficultés dans la mise en œuvre de ces annonces
(pour les communes, en particulier, qui sont en première ligne), on se
demande quelle rationalité économique fait annoncer 1 milliard
d’économies en même temps que 2 milliards de dépenses nouvelles !…

S’il
n’y a pas de rationalité économique, il y en a peut-être une
idéologique : la volonté d’arracher l’enfant « à tous les déterminismes
», comme le dit Vincent Peillon, qui conduit à vouloir accroître la
mainmise de l’État et des structures publiques sur l’enfant, au
détriment des parents. De l’accroissement continu du nombre de places en
crèches publiques à la volonté d’accueillir l’enfant à l’école dès deux
ans, les solutions proposées vont toujours dans le même sens. Il y a de
toute évidence un choix de société dogmatique derrière ces annonces… […]"

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