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Homosexualité : revendication du lobby gay

« Une loi injuste n’est pas une loi »

Message des paroisses du Luc et du Cannet-des-Maures dans le diocèse de Fréjus-Toulon :

"La France est sur le point de promulguer la loi dite du "mariage pour tous".

Cette loi dénaturera le mariage, changeant sa définition, et, puisque le mariage est associé à la filiation, conduira à la possibilité pour les personnes ayant contracté cette union d’adopter, de bénéficier de la PMA et, assurément, dans un soucis d’égalité hommes/femmes, de la GPA par voie de conséquence.

Une fois cette loi promulguée, nous entrerons plus encore en
résistance face à cette nouvelle "non-loi"
, puisque nous pouvons
affirmer, à la suite de Saint Augustin dans le livre I du "Libre
arbitre" : "Une loi injuste n’est pas une loi". Saint Thomas d’Aquin
rangerai cette loi dans la catégorie "contraire au bien commun" (Somme
théologique, I, II, q.96, a.4).

Cette loi est contraire au bien commun car, comme
le disait le pape François lorsqu’il était cardinal "Il s’agit du projet
de loi qui va permettre le mariage entre personnes du même sexe. Ce qui
est en jeu ici, c’est l’identité et la survie de la famille : père,
mère et enfants. Ce qui est en jeu, c’est la vie de nombreux enfants qui
seront par avance victimes de discrimination et privés de la maturation
humaine dont Dieu a voulu qu’elle arrive avec un père et une mère. Ce
qui est en jeu, c’est le rejet total de la loi de Dieu, gravée dans nos
cœurs" (Lettre du Cardinal Bergoglio le 22 juin 2010).

Face à l’injustice d’une loi, quelle attitude de résistance adopter ? Tout d’abord il faut savoir qu’avant tout, toute décision, toute action doit être portée dans la prière. En ce mois de Marie nous sommes particulièrement invité à la supplier d’intercéder pour nous,
comme le disait notre pape François lorsqu’il était cardinal : "Il est
temps, non de nous (…) habituer, mais de nous pencher et ramasser les
cinq pierres pour la fronde de David (cf. 1 S 17, 40). Il est temps de
prier". Monseigneur Aillet établit un parallèle
entre ces cinq pierres et les cinq mystères d’un chapelet : "C’est
l’arme spirituelle que je vous propose de mettre en œuvre en ce mois de
Marie. Ce sera notre "fronde de David", avec ces cinq cailloux
symbolisant les cinq mystères de notre chapelet, et c’est Dieu qui
donnera la victoire !". Ainsi, il nous invite à une résistance spirituelle, confiant "ce combat spirituel à la Vierge Marie, "terrible comme une armée rangée en bataille". "

Ainsi, à cette résistance spirituelle pourra continuer à s’articuler
notre mobilisation, telle que Dieu nous la demande personnellement, que
ce soit en manifestant, en veillant, en écrivant à des élus, etc…
Mais n’oublions pas, le but n’est pas de convaincre à la manière du monde, de vivre de compromission,
c’est le Christ lui-même qui nous l’a montré : après avoir indiqué
qu’il venait rendre témoignage à la Vérité, il a été lui-même crucifié.
En effet, en grec "témoin" se disant "martyr", ce combat ne peut avoir lieu sans sacrifices, sans qu’une partie de nous-même tombe, celle qui nous éloigne de Dieu. C’est le dépouillement dont parlait le pape François :
"se dépouiller de beaucoup d’idoles petites et grandes que nous avons,
et dans lesquelles nous nous réfugions, dans lesquelles nous cherchons
et plaçons bien des fois notre sécurité. Ce sont des idoles que nous
tenons souvent cachées ; elles peuvent être l’ambition, le carriérisme,
le goût du succès, le fait de se mettre soi-même au centre, la tendance à
dominer les autres, la prétention d’être les seuls maîtres de notre
vie, quelques péchés auxquels nous sommes attachés, et beaucoup
d’autres".

En cette période d’attaques contre la famille, soyons donc les témoins du Christ, ses martyrs !"

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