Chronique de Denis Tillinac dans Valeurs Actuelles :
"Isolée du monde par sa propre idéologie, elle ne respecte même plus le camp d’en face.
Le “mur des cons” est un révélateur : on sait à présent qu’une fraction des magistrats français conçoit son métier comme un outil idéologique. À vrai dire, on le savait déjà, eu égard au climat intellectuel dans lequel baigne depuis sa création l’École supérieure de la magistrature de Bordeaux. À des nuances près, le même climat sévit dans les écoles de journalisme, les IUFM, les facs de lettres, dans la plupart des instituts d’études politiques et même à l’Ena. Il n’aura été contesté durant plus d’un demi-siècle que dans des marges vouées à la diabolisation. Le fait inédit, c’est l’ampleur, la récurrence et les attendus de la contestation.
L’approche gauchisante des réalités prévaut encore dans l’appareil d’État, ses relais pédagogiques, culturels et médiatiques. Elle continue d’imprégner l’inconscient collectif mais elle a cessé de le façonner. Le pouvoir socialiste peut toujours compter sur la servilité de la caste intello et la docilité de ce « prolétariat de l’intellect », décrit en son temps par Barrès. Le règne des idées dites “soixante-huitardes” n’en est pas moins à son crépuscule. Une bonne moitié de la France vomit ses idoles et ses fantasmes ; on s’en est aperçu avec l’impact des manifs contre le mariage homo, on s’en doutait depuis que la dissidence ose s’exprimer ici et là à ciel ouvert.
Désormais, deux camps se toisent, s’épient, se défient : celui des initiateurs du “mur des cons” et celui que Frigide Barjot a tiré de sa catalepsie. Ils auront cohabité dans un simulacre de concorde aussi longtemps que la prépondérance des idées de la gauche n’était pas menacée par les incrédules de son cléricalisme. La gauche balisait les termes des débats et délivrait à sa convenance des brevets de respectabilité ; la droite politique les avalisait. Si elle veut survivre, cette droite ne pourra plus se cantonner dans une critique superficielle des méfaits (avérés) du socialisme économique, car pour la première fois depuis la fin du gaullisme, c’est dans sa globalité que la doxasocialo-libertaire est récusée" (suite).


anonyme
Fillon aujourd’hui :
“Mais «sur l’appel de l’UMP, parti de gouvernement, à aller manifester le 26 mai contre un texte voté, et peut-être validé par le Conseil constitutionnel, j’ai des réserves», ajoute l’ancien Premier ministre.
Selon lui, «la dernière chose dont la France a besoin aujourd’hui, c’est d’une crise institutionnelle. ”
Ils sont tous complices, ils se moquent du peuple français et de ses enfants.
A chacun d’avoir le courage de voir les choses en face et d’en tirer les conséquences.
Eloi
Je veux y croire !
Mais ne nous berçons-nous pas d’illusions ? Les Français sont tellement crétins…
Freddie
Le droit de manifester, ce n’est pas que pour les choses en cours de vote, c’est aussi pour les choses déjà votées. Si on suit la logique de Fillon, et qu’on ne remet jamais en cause aucune loi, rien ne bougerait jamais.
italcalvi
M Fillon a eu une attitude de soumission plus que coupable pendant 5 ans avec ce pauvre M Sarkozy !
Cet homme n’a pas d’échine !
Il n’y a rien à attendre de lui et de son parti à part la soumission au politiquement correct et aux diktats des bobos parisens genre NKM !
Jamais je ne voterai pour un homme d’aussi peu d’envergure, il ne vaut pas mieux que Flamby !
sido
Les hommes forts ne craignent pas de s’adapter avec souplesse et de reconnaître et corriger leurs erreurs si nécessaire mais les hommes faibles, sans colonne vertébrale ni convictions personnelles comme Hollande, se montrent souvent très rigides et s’entêtent dans leurs erreurs pour avoir l’air d’être forts et de ne pas céder devant la pression. C’est l’entêtement qui leur sert de force.
C’est pourquoi Hollande est plus dangereux qu’un autre… Comme toutes les faibles, plus il a tort plus il s’entête…