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Cathophobie / France : Laïcité à la française

Une crèche publique retirée par le maire à Toulon ?

Il semble que le maire de Toulon, Hubert Falco, a fait retirer une crèche de la place publique :

"Surprise et interrogations à Toulon, au lendemain de l’inauguration du désormais traditionnel marché de Noël, Place de la Liberté, où l’on apprend qu’un forain aurait été contraint de retirer la crèche provençale qu’il avait placée en-dessous de son manège en forme de sapin de Noël, parmi une pléthore d’autres symboles de cette fête de fin d’année.

Simple rumeur ou action délibérée ? De nombreux habitants de la ville, interpellés par la nouvelle, se sont emparés de la question.

On sait à quel point l’installation des crèches en lieux publics, en France et particulièrement en Provence, est un sujet de polémique depuis quelques années. Casus belli pour les interprètes rigoristes de la laïcité, tradition culturelle immémoriale pour les autres, la question resurgit régulièrement.

Au cœur de ce débat, Hubert Falco, maire de la ville, ne semblait pourtant pas opposé au principe, lui qui s’enorgueillissait il y a quelques jours d’inaugurer sur la même place, selon ses propres termes, « la plus belle crèche animée du Var ».

Mais voilà, comme l’ont vite remarqué certains, il ne s’agit pas de la même… La crèche évoquée par M. Falco est sise sous un vaste chapiteau, invisible aux regards publics, sauf à s’acquitter d’un droit d’entrée. La crèche retirée, à deux pas de là, n’était qu’une initiative personnelle, plus modeste et exposée à la vue de tous.

Effet de concurrence, coïncidence, pressions, comme le murmurent certains ?

En fin de semaine, la question restait ouverte, même si elle n’a pas manqué d’être abordée jeudi dernier lors du dernier conseil municipal, au cours duquel Laure Lavalette, conseillère d’opposition, a vivement interpellé la majorité municipale (enregistrement audio).

Le lendemain, vendredi 20, Var Matin rapportait la réponse de M. Falco affirmant que l’initiative du retrait ne provenait que du forain lui-même, exonérant par là-même la municipalité de toute pression éventuelle.

Quelques jours plus tard, l’affaire était relayée ici par le collectif Touche pas à ma Crèche, qui décidait en outre d’envoyer une lettre à Hubert Falco, demandant à ce dernier de dissiper tout malentendu en installant une crèche dans l’Hôtel de Ville.

Nouveau rebondissement ce mercredi 25 novembre, lorsque le cabinet du Maire, sollicité directement par un membre de Touche pas à ma Crèche, a bel et bien confirmé la décision municipale de la faire retirer, au motif que le forain n’aurait pas « demandé l’autorisation d’occuper l’espace public » pour y installer ses santons (enregistrement audio).

À un mois de Noël, l’affaire n’en restera sûrement pas là…"

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