Bannière Salon Beige

Partager cet article

Environnement / L'Eglise : Vie de l'Eglise

Une belle histoire

C'est Zenit qui nous fait découvrir cette histoire de saine écologie : Simon Oaron, cet aborigène catholique est analphabète. Il a appris de son père ou de son observation que les arbres retenaient l'eau et rafraîchissaient l'atmosphère (ce que les occidentaux qui tronçonnent et bétonnent ont oublié tout en se plaignant d'avoir chaud et de manquer d'eau).

Simon donc est devenu un héros : en plantant mille arbres par an depuis 1960, il permet aujourd'hui à toute sa région de ne pas souffrir de la sécheresse qui s'abat sur l'Inde.

Récit :

"[L]es pluies de la mousson, qui s'étend de juin à septembre, ont été, cette année, d'un tiers inférieures à la normale, provoquant la pire sécheresse qu'a connue la moitié nord du pays depuis 1972 (…)

Dans ce paysage marqué par la sécheresse et la désolation, la région de Bero, dans le district de Ranchi, fait toutefois exception. Selon Vidya Bhushan Kumar, fonctionnaire local, la cinquantaine de villages de la région de Bero, couvrant une surface agricole d'un peu plus de 800 hectares, « offrent un saisissant contraste » et leurs habitants se réjouissent de « l'abondance de la récolte » qui s'annonce. Tous créditent un seul homme comme étant l'artisan de leur bonne fortune : Simon Oraon, un paysan de 72 ans, connu sous le nom de « Baba » (‘père').

Simon Oraon, membre de la tribu des Oraon, est analphabète. Chaque année, depuis 1960, il plante un millier d'arbres, une mission commencée sur les 4 000 m² de terres héritées de ses parents. Au fil des années, il a convaincu ses voisins que planter des arbres contribuait à conserver l'eau tombée du ciel et, à leur tour, les voisins ont accepté qu'il plante des arbres sur leurs terres. A cela, il a ajouté tout un travail de maîtrise de la ressource hydrique. « Baba a construit trois retenues d'eau, cinq étangs et trois canaux, permettant ainsi de transformer des espaces incultes en terres irriguées », explique Vidya Bhushan Kumar.

Simon Oraon est catholique et il compte parmi ses fervents admirateurs le P. Augustine Kerketta, un natif de Bero qui est devenu prêtre pour l'archidiocèse de Ranchi. « Baba travaille sans relâche pour encourager les gens à vivre en harmonie avec la nature », précise le P. Kerketta à l'agence Ucanews (1). Ses connaissances de la nature ainsi que ses qualités naturelles de leadership lui ont acquis le respect aussi bien de ses coreligionnaires que des hindous, des musulmans et des autres groupes tribaux de la région, ajoute-t-il, en soulignant que Simon Oraon a été élu Parha Raja (chef tribal) sans interruption depuis 1964. Il est l'unique chef tribal chrétien du Jharkhand et sa popularité a indirectement contribué à l'évangélisation et à la bonne image dont jouissent les chrétiens dans la région, explique encore le prêtre" (suite).

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

Partager cet article

4 commentaires

  1. Je ne savais pas qu’il y avait des aborigènes en Inde…

  2. Cher JG,
    des aborigènes il y en a dans tous les pays. L’aborigène de Suède est plutôt blond aux yeux bleus et celui du pérou a le tein cuivré… C’est un phénomène assez anglo-saxon (malgrè la sympathie que je peux éprouver envers certains d’entre eux) que de tout ramener à soi. Ainsi, on croit qu’il n’y a d’aborigènes qu’en Australie, de Maoris qu’en Nouvelle-Zélande (alors que c’est un terme générique commun à toutes les langues polynésiennes dont le berceaiu est… Tahiti) ou que le Soudan est exclusivement une ancienne colonie britannique alors que le Soudan s’étale de l’Atlantique à la mer rouge et que le nom premier du Mali est “Soudan français).
    cela dit,
    une belle histoire qui nous rappelle que l’église du Christ est universelle, que tous les hommes sont appelés à la sainteté, quelque soit leur milieu culturel d’origine, leur science ou leur richesse.
    Le plus miséreux de Calcutta ou même Frédéric Mitterand ont autant de prix aux yeux du Seigneur qu’un rejeton d’une vieille lignée française

  3. Ceci fait penser au beau récit de Jean Giono, L’Homme qui plantait des arbres, et dont un artiste canadien (j’oublie son nom) a fait un très beau court métrage en dessin animé. On peut se le procurer par Amazon en DVD.
    En quelque sorte, Simon Oraon incarne le héros provençale de Giono. Bravo.

  4. Sur le sujet, il convient devoir ou revoir le film d’animation L’homme qui plantait des arbres réalisé en 1987 par Frédéric Back d’après le récit du même nom de Jean Giono.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services