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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Un prêtre écrit au New York Times

Daniel Hamiche présente cette lettre qui pourrait s'adresser à bon nombres de nos journaux :

Ims2"Cher frère et chère sœur journalistes,

Je suis un simple prêtre catholique. Je me sens heureux et fier de ma vocation. Cela fait vingt ans que je vis en Angola comme missionnaire.

Je ressens moi-même une grande douleur pour le mal immense que des personnes qui devraient être des signes de l’Amour de Dieu, soient un poignard dans la vie d’êtres innocents. Il n’y a pas de mots pour justifier de tels actes. Il n’y a pas de doute que l’Église ne peut être que du coté des faibles, des plus démunis. Pour cette raison, toutes les mesures que l’on peut prendre pour la prévention et la protection de la dignité des enfants seront toujours une priorité absolue.

Je constate dans de nombreux médias, surtout dans votre journal, une amplification du thème des prêtres pédophiles, cela d’une manière morbide, scrutant dans leurs vies, les erreurs du passé. Il y en a un dans une ville des États-Unis dans les années 70, un autre en Australie dans les années 80, et ainsi de suite, d’autres plus récents… Certainement tous des cas condamnables ! Il y a des présentations journalistiques pondérées et équilibrées, d’autres amplifiées, remplies de préjudices et même de haine.

Mais on s’étonne de trouver si peu de nouvelles et de constater le manque d’intérêt sur les milliers de prêtres qui sacrifient leur vie et s’épuisent pour des millions d’enfants, pour les adolescents et pour les plus défavorisés aux quatre coins du monde.

Je pense que le New York Times ne sera pas intéressé d’apprendre que j’aie dû transporter beaucoup d’enfants faméliques par des chemins minés à cause de la guerre en  2002,  entre Cangumbe à Lwena (Angola), car le gouvernement ne pouvait le faire et les ONG n’y étaient pas autorisées ; que j’aie dû enterrer  des dizaines d’enfants morts lors d’exodes survenus du fait de la guerre ; que nous ayons sauvé la vie à des milliers de personnes au Mexique grâce au seul centre de santé existant dans une  zone de 90 000 km2, en distribuant de la nourriture et des semences ; que nous ayons pu fournir éducation et écoles au cours de ces dix dernières années à plus de 110 000 enfants.

ImsIl n’est d’aucun intérêt qu’avec d’autres prêtres nous ayons eu à secourir près de 15 000 personnes dans les campements de la guérilla, après qu’elles aient rendu les armes, parce que les vivres du gouvernement et de l’ONU n’arrivaient pas. Ce n’est pas une nouvelle intéressante qu’un prêtre de 75 ans, le Père Roberto, parcoure la ville de Luanda, soignant les enfants des rues, les conduisant à un foyer d’accueil, pour qu’ils soient désintoxiqués de l’essence qu’ils avalent pour gagner leur vie comme cracheurs de feu.

L’alphabétisation de centaines de prisonniers n’est pas non plus une information. Que d’autres prêtres, comme le Père Stéphane, organisent des auberges de jeunesse pour que des jeunes maltraités, battus, et même violés y trouvent refuge. Pas davantage, que le Père Maiato, avec ses 80 ans, visite les maisons des pauvres, une à une, réconfortant les malades et les désespérés. Ce n’est pas une information que plus de 60 000 – sur les 400 000 prêtres et religieux qu’on compte aujourd’hui – aient quitté leurs pays et leurs familles pour servir leurs frères dans une léproserie, des hôpitaux, des camps de réfugiés, des orphelinats pour enfants accusés de sorcellerie ou orphelins de parents morts du sida, des écoles pour les plus pauvres, des centres de formation professionnelle, des centres d’accueil pour les séropositifs, etc." (suite).

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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6 commentaires

  1. quelle belle lettre!: les larmes me montent aux yeux en voyant ces beautés cachées, tout l’amour et toute la souffrance qu’il y a derrière

  2. Cette lettre date de 2010, je l’avais traduite ici: http://benoit-et-moi.fr/2010-II/0455009d6b0fa2a05/0455009d840702701.html
    Mais la traduction de Daniel Hamiche est peut-être meilleure, car elle se base sur le texte original, alors que la mienne avait transité par l’anglais, puis l’italien!

  3. “Cette lettre n’a, évidemment, jamais été publiée pas son destinataire.”
    Le NY Times est vraiment abject, lui qui prétend informer, et refuse de parler du bien, instruit à charge. Il faut croire qu’il préfère voir des enfants violés que des enfants sauvés, du moins par des chrétiens…

  4. C’est comme s’il disait : “Il n’y a pas que de mauvais prêtres. Il y en a aussi de bons. Alors, pourquoi cet acharnement à décrier l’Eglise ?”
    Pourquoi ? – Mais parce qu’un journal, c’est un produit commercial et qu’un produit commercial n’est bon que s’il se vend. La cathophobie se vend, et elle se vend même très bien. Il y a beaucoup de gens qui veulent des libertés qu’ils n’auraient pas si l’Eglise était plus influente. En entendant dénigrer l’Eglise, ils se réjouissent de pouvoir croire en sécurité un mode de vie auquel ils tiennent férocement. Ce n’est pas le mal causé par la pédophilie qui leur fait détester l’Eglise. C’est le mal qui, croient-ils, leur serait fait à eux s’ils devaient renoncer aux pratiques immorales que l’Eglise a le devoir de travailler à rendre illégales.
    De même que l’amour pardonne tout, la haine ne voit que ce qui est mauvais. Et si rien n’est manifestement mauvais, elle se trouve des raisonnements pour supposer l’existence cachée de maux qu’elle n’arrive pas à voir. L’Eglise pourrait bien se réformer jusqu’à devenir aussi parfaite que son divin Fondateur. Elle serait toujours haïe, et elle le serait plus encore, car elle ferait davantage de tort au Diable.
    Jésus n’a pas pensé à son “image”. Il n’a pensé qu’à faire le bien et à souffrir patiemment le mal dont il serait payé pour sa bonté. Bien faire et laisser dire. A la fin, chacun aura le salaire de ses oeuvres.

  5. Non seulement les médias taisent tout le bien que font les prêtres, mais ils taisent aussi les nombreux cas de pédophilie des instituts laïcs.
    De plus, ils parlent abondamment et demandent toujours plus de sexe dans les écoles, bientôt dans les maternelles.

  6. Le vieux dragon, Satan, va un jour penser qu’il est en train de célébrer une victoire complète: sur le monde, sur l’Eglise, sur les âmes.
    Ce sera alors qu’il subira une DÉFAITE qui sera d’autant plus TERRIBLE pour lui dans sa conviction d’avoir conquis le monde une fois pour toutes.

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