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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Un peu de romanité

Un peu de romanité

Renaissance catholique diffuse un texte de l’abbé Simoulin (FSSPX) de 2001 sur le sens de l’Eglise et l’amour de Rome :

Tout a priori, tel que « il n’y a rien à attendre de Rome » ou « Rome revient à la Tradition », étant à éviter, et chacun devant être toujours disposé à corriger honnêtement ce qu’il croyait être une certitude, ces considérations voudraient nous aider simplement à ne pas perdre le sens de l’Église avec l’amour de Rome, et, avec la grâce de Dieu, aider, peut-être, quelques confrères à raison garder.

Conserver le sens de l’Église

En effet, depuis des années, nous avons l’habitude de parler de la Rome éternelle et de la Rome moderniste, de l’Église catholique et de l’Église conciliaire, de la religion catholique et de la religion d’Assise, etc…deux Rome, deux églises, deux religions qui s’opposent et s’affrontent, n’ayant apparemment rien de commun entre elles. Ces formules sont excellentes. Elles rendent compte avec vigueur du drame que vit l’Église depuis quarante ans. Elles sont suggestives et justes, mais dans les limites de l’analogie. Si l’on en force le sens, elles peuvent en effet devenir source de terribles confusions, et engendrer un manichéisme dont le sens de l’Église, la foi dans sa divinité et le simple sens du surnaturel seront les premières victimes. En effet, il est évident que ni Rome, ni l’Église ne sont des substances ou des suppôts, mais elles sont des sociétés, des êtres moraux dont l’unité consiste dans l’unité de la foi, de l’espérance et de la charité, dans la communauté de pensée et de vouloir ordonnés à la même fin : le règne de Notre Seigneur Jésus Christ et le salut des âmes en vue de la gloire de Dieu. Ce qui fait l’Église est la présence en elle de l’Esprit-Saint, âme de l’Église, corps mystique de Jésus-Christ. Nous ne pouvons donc pas concevoir deux entités parfaitement distinctes, bien individuées et identifiables, mais plutôt un être moral unique, le seul réel, l’Église catholique, mais empoisonné aujourd’hui par un esprit étranger et ennemi qui tend à le corrompre et à le détruire.

De fait ni la Rome moderniste, ni l’Église conciliaire n’ont un être distinct et séparé de celui de la Rome éternelle et de l’Église catholique. Elles ne peuvent en avoir, comme le mal ne peut exister qu’en empruntant son être au bien qu’il veut détruire, et qu’il ne peut détruire sans se détruire lui-même. Qu’est-ce en effet que l’Église conciliaire ? Rien d’autre que la défiguration de l’Église catholique par le Concile et ce qu’il y a d’étranger à l’esprit catholique dans l’esprit du concile. Sous ce que nous appelons l’Église conciliaire, demeure toujours l’Église catholique, notre mère, ensevelie, endormie et plus ou moins réduite au silence.  [Lire la suite]

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