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France : Société / Histoire du christianisme / Valeurs chrétiennes : Education

Un jour, un texte ! La Patrie selon les réglements militaires, suite.

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. »

Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (8)

Le patriotisme

Le patriotisme, c'est l'amour de la Patrie, amour poussé jusqu'au sacrifice de l'existence. La Patrie, c'est le pays qui nous a vu naître avec l'ensemble de ses traditions, avec les mœurs, les habitudes, les idées communes à nous tous, Français, et, avec le lourd passé de gloire que nous ont transmis nos ancêtres et que l'étranger nous envie.

Le patriotisme est un sentiment instinctif, aussi naturel que l'amour que nous portons à nos parents. Certaines gens vous diront que la Patrie leur est indifférente : ils mentent.

A moins d'être dénué de tout honneur, tout homme aime son pays et il suffit d'un appel au jour du danger pour qu'il accoure le défendre.

Le crime le plus abominable que l'on puisse commettre contre son pays, c'est de le trahir. C'est un acte aussi odieux que d'assassiner son père ou sa mère. Il est puni de mort avec dégradation militaire. Un autre crime contre la Patrie, c'est la désertion.

N'écoutez jamais ceux qui vous invitent à déserter, même si la désertion devait vous rendre riche. N'oubliez pas qu'elle vous priverait de votre pays, ce qui est le pire de tous les maux.

Extrait de : « Le manuel des recrues des équipages de la Flotte ».

Chapitre VII : Éducation morale. – Édition de 1938.

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1 commentaire

  1. http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/anna_de_noailles/le_pays.html
    Ma France, quand on a nourri son coeur latin
    Du lait de votre Gaule,
    Quand on a pris sa vie en vous, comme le thym,
    La fougère et le saule,
    Quand on a bien aimé vos forêts et vos eaux,
    L’odeur de vos feuillages,
    La couleur de vos jours, le chant de vos oiseaux,
    Dès l’aube de son âge,
    Quand amoureux du goût de vos bonnes saisons
    Chaudes comme la laine,
    On a fixé son âme et bâti sa maison
    Au bord de votre Seine,
    Quand on n’a jamais vu se lever le soleil
    Ni la lune renaître
    Ailleurs que sur vos champs, que sur vos blés vermeils,
    Vos chênes et vos hêtres,
    Quand jaloux de goûter le vin de vos pressoirs ;
    Vos fruits et vos châtaignes,
    On a bien médité dans la paix de vos soirs
    Les livres de Montaigne,
    Quand pendant vos étés luisants, où les lézards
    Sont verts comme des fèves,
    On a senti fleurir les chansons de Ronsard
    Au jardin de son rêve,
    Quand on a respiré les automnes sereins
    Où coulent vos résines,
    Quand on a senti vivre et pleurer dans son sein
    Le coeur de Jean Racine,
    Quand votre nom, miroir de toute vérité,
    Émeut comme un visage,
    Alors on a conclu avec votre beauté
    Un si fort mariage
    Que l’on ne sait plus bien, quand l’azur de votre oeil
    Sur le monde flamboie,
    Si c’est dans sa tendresse ou bien dans son orgueil
    Qu’on a le plus de joie…
    Anna de NOAILLES

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