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France : Société

Un instant de lucidité

Un instant de lucidité

Baptiste Beaulieu, médecin et écrivain homosexualiste, milite activement contre « le racisme, le sexisme et l’homophobie dans le milieu médical ».

Sur France Inter, il fait part de sa découverte :

Le vrai problème de la contraception, ce n’est pas la fertilité féminine, c’est d’arriver à responsabiliser les hommes sur les conséquences pour eux d’une grossesse inopinée.

Il explique sa démarche :

Avant d’être médecin, je pensais qu’on exagérait la lâcheté des hommes, vous savez, là, ceux qui mettent leur compagne enceinte et prennent la poudre d’escampette, préférant la fuite à une parentalité qu’ils ne veulent pas endosser. Et puis je suis devenu médecin généraliste, et je me suis aperçu que ce cliché de la mère célibataire qui élève seule un ou plusieurs enfants parce que le père s’est barré et qu’il a préféré la liberté à ses responsabilités, ben c’était peut-être pas un si gros cliché que ça, bien au contraire.

Mais comme je suis scientifique avant tout, et qu’on nous enseigne à ne pas tirer de loi générale d’une observation personnelle, j’ai voulu savoir ce qu’il en était des chiffres. Les chiffres en France, selon l’INSEE, sont les suivants :

Les familles monoparentales, c’est plus de 24% des familles, et elles sont constituées à 82% de femmes seules avec enfants.

Choisie ou subie, la monoparentalité reste un facteur majeur de précarisation, et l’une des premières causes de pauvreté en France où 1,3 million de personnes en famille monoparentale vivent en dessous du seuil de pauvreté.

À situation égale, les mères célibataires sont plus pauvres que les pères célibataires, ces derniers étant beaucoup moins impactés économiquement. Ils sont moins au chômage, ils bénéficient d’emplois de cadres mieux protégés juridiquement, et ils sont beaucoup plus souvent propriétaires de leur logement.

Ces chiffres sont effrayants, encore plus quand on sait que les hommes ne sont pas les derniers à vouloir remettre en cause le droit aux femmes à disposer librement de leur corps, que ce soit avec la pilule ou l’interruption volontaire de grossesse, alors même qu’ils ne pâtiront pas directement d’une parentalité non désirée.

Les femmes sont fertiles quelques jours par mois seulement et durant une période de plus ou moins 30 ans à peu près. Les hommes, eux, sont fertiles de leur puberté à leur mort et à chaque rapport sexuel.

Le vrai problème de la contraception, ce n’est pas la fertilité féminine, c’est d’arriver à responsabiliser les hommes sur les conséquences pour eux d’une grossesse inopinée.

Dans les faits, c’est pourtant sur les épaules des femmes que repose la charge mentale de la contraception, et ce sont elles qui, bien souvent, courent après le versement des pensions alimentaires que trop d’hommes rechignent à payer.

Et si je m’énerve ce matin, c’est que j’en ai un petit peu marre en tant que médecin d’accueillir dans mon cabinet médical la détresse de ces femmes précarisées SI NOMBREUSES qui affrontent tout, toutes seules, avec une dignité et une abnégation qui forcent le respect.

En même temps : elles n’ont pas le choix. Ces femmes ne sont pas devenues veuves le jour de leur accouchement, hein. Le père de l’enfant n’est pas mort en couches. Il a juste décidé de ne pas assumer ce qu’on est deux à pouvoir provoquer quand on est dans un lit à profiter des bonnes choses de la vie.

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6 commentaires

  1. Encore un petit effort de réflexion et il s’apercevra que le désengagement masculin s’enracine dans la contraception, surtout féminine. Peut-être fera-t-il la promotion d’Humanae Vitae, qui sait?

  2. “milite activement contre « le racisme, le sexisme et l’homophobie dans le milieu médical »” : a donc toutes les qualités idéologiques pour parader sur France-Inter, la radio islamo-gauchiste d’État (macronien) !…

  3. Ce que dit mon confrère,est effectivement assez vrai mais reste à nuancer.
    “Il a juste décidé de ne pas assumer ce qu’on est deux à pouvoir provoquer quand on est dans un lit à profiter des bonnes choses de la vie.”
    Un évidence POUR LES DEUX !! quand on joue avec le feu,les chances de se brûler sont maximales.La relation qui aboutit à la conception d’une vie est consentie PAR les deux(sauf exception quand il s’agit de viol).

    Mais la lâcheté masculine fait le reste et ne saurait etre pardonnable mais dans cette période post soixante huitarde,de” libération des corps”,elle devenait hautement probable. Le temps passant,la lacheté feminine a pris le dessus aidée en cela par les lois successives qui ont transformé l’avortement en “simple maladie” dont il est facile de “guérir” chimiquement ou de manière instrumentale.

  4. “Le vrai problème de la contraception, ce n’est pas la fertilité féminine, c’est d’arriver à responsabiliser les hommes sur les conséquences pour eux d’une grossesse inopinée”
    Hé, le neuneu, pourquoi crois-tu que l’Eglise et la société ont inventé le mariage ? N’était-ce pas sans doute pour engager et responsabiliser l’homme et le père ?
    Il est certain que si les pères étaient plus courageux et responsables, il y aurait nettement moins d’avortements.

  5. De ces constats, il est possible de tirer deux « solutions »: l’une consiste à responsabiliser chaque personne (homme et femme) et a promouvoir les valeurs d’engagement et de fidélité.
    L’autre consiste à appuyer sur l’accelerateur et promouvoir encore plus de contraceptions, d avortements et de changements de partenaires.
    Quelle solution est la plus digne, la plus épanouissante dans la durée et la plus humaine?
    Je vous laisse juge.
    J’espère que ce médecin aura le courage de mener jusqu au bout ses réflexions et que la logique suivra sa lucidité.

  6. Et bien sûr, pas question de parler du mariage, institution démodée – sauf pour les homosexuels – qui avait peut-être pour utilité sociale de stabiliser les couples et de fournir un environnement familial équilibré et stable aux enfants …

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