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L'Eglise : L'Eglise en France

Un curé de Paris, heureux de célébrer selon la forme extraordinaire

3 ans après le Motu proprio Summorum pontificum, Famille chrétienne a interrogé l'abbé Matthieu Rougé, curé de la paroisse Sainte-Clotilde à Paris (VIIe) et ancien secrétaire particulier du cardinal Lustiger, qui célèbre une fois par semaine la messe selon la forme extraordinaire du rite romain :

R "La demande m’a été adressée par des fidèles. Après avoir consulté mon conseil pastoral et quelques paroissiens, cela m’a semblé opportun d’y accéder. Cette requête venait de personnes qui étaient heureuses de pouvoir assister aussi à la messe selon la forme extraordinaire. J’ai également été sensible au fait que ces personnes ont souhaité que ce soit moi, le curé, qui la célèbre. Je l’ai fait volontiers. Entre quinze et trente-cinq fidèles viennent donc toutes les semaines à cette messe. La plupart travaillent dans le quartier, c’est pourquoi nous avons choisi l’horaire de 12 h 45 chaque lundi. […] J’avais déjà assisté plusieurs fois à la messe selon la forme extraordinaire, mais je ne l’avais pas célébrée. Je m’y suis donc formé. Cela a demandé un peu de travail, mais j’en suis très heureux.

Quelle expérience personnelle en tirez-vous ?

Tout d’abord, je n’avais pas le sentiment d’être en terre inconnue. Comme le dit très bien le Motu proprio, il s’agit de deux formes de l’unique rite romain. Une fois habitué, on y trouve des qualités de recueillement et de structuration de la prière qui sont bienfaisantes. Cela me renvoie aussi aux sources de la liturgie selon la forme ordinaire. C’est très fructueux."

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7 commentaires

  1. Voilà la juste attitude : celle de ce prêtre, qui a fait l’effort d’apprendre à célébrer dans un rite auquel il n’avait pas été formé, et qu’il n’avait pas pratiqué, et celle de fidèles qui ont la demande sans créer de scandale.
    Car dans certains lieux, la maladresse des demandeurs, même si leur demande correspond à un droit reconnu par le Motu Proprio, donne aux autorités ecclésiastiques sollicitées des arguments pour ne pas y accéder, en se fondant au moins sur la forme.
    Certains cathos tradis pratiquent autant la véhémence que le rite de 62.

  2. Comme quoi, se lève une nouvelle génération de prêtres et de curés qui veulent revenir aux sources de la liturgie romaine et qui, petit à petit, obligeront les évêques progressistes de France à revenir eux aussi à l’ origine de la célébration de la messe.
    Gardons espoir.

  3. Voilà un prêtre qui a tout compris, et des fidèles qui ont su formuler leur demande avec respect et bienveillance; et les fruits sont là. Dieu fasse que de nombreuses paroisses puissent connaitre ce même apaisement, loin des guerres stériles et autres querelles de chapelle. C’est vraiment l’esprit du Motu Proprio qui est ici mis en oeuvre.

  4. Voilà un pasteur comme tout paroissien peut en souhaiter: attentif, bienveillant, fidèle à sa mission, intelligent et ouvert.
    Dieu veuille nous en donner beaucoup de cette sorte,mais il faut peut-être aussi s’efforcer de le mériter!

  5. Le Curé de la paroisse Sainte Clotilde parle très bien de la messe traditionnelle. Et le jeune Vicaire de la paroisse, qui porte la soutane, prononce une messe (Paul VI) singulièrement recueillie et priante.
    Mais l’essentiel n’est pas là. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin.
    En quoi je rejoins tous les commentaires ci-dessus.
    Ce qui nous rassemble c’est la sainteté.

  6. Le Père Rougé a tellement d’ambition qu’il ne tient jamais de propos qui déplairaient à ses interlocuteurs. Je l’ai entendu dire tout et son contraire à propos de la loi sur le travail dominical…

  7. Rassurez-vous, je crois le Père Rougé capable de propos audacieux. Mais il est probablement un homme réfléchi. Quant au partage des messes, je pense que c’est en réalité très intelligent.
    Les paroissiens ont eu raison de demander la Messe à Monsieur le Curé, qui ne connaissait pas à fond cette forme. Ainsi, il en découvre les qualités, qualités qu’il exprime à merveille.
    Quant à la Messe selon la forme ordinaire, elle est célébrée, je crois, par plusieurs pères. Il est bon de voir la Messe Paul VI prononcée d’une façon qui fait penser à la Messe tradi.
    C’est une intéressante distribution des messes, qui évite le problème d’une situation trop clivée. Ce qui serait contre-productif. Et constituerait probablement une impasse. Sincèrement bravo. En quoi je rejoins les commentaires ci-dessus.
    (Tout cela est très bien. Mais l’essentiel reste notre propre conversion. c’est ce que je voulais dire)

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