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France : Société

Un bon divorce, une bonne IVG, se font rapidement, peu importe que l’impulsion, la colère ou la détresse aient présidé à la décision.

Un bon divorce, une bonne IVG, se font rapidement, peu importe que l’impulsion, la colère ou la détresse aient présidé à la décision.

Analyse pertinente lue sur Famille Chrétienne :

Dans un certain silence médiatique, l’Assemblée a voté en première lecture, jeudi 22 novembre, un projet de loi qui veut rendre « plus simples », « plus rapides », les divorces contentieux, selon l’expression de Nicole Belloubet, garde des Sceaux.

Inclus dans la réforme de la justice, le texte de loi prévoit la suppression de la tentative de conciliation obligatoire entre les époux. Il sera également possible de demander le divorce de manière unilatérale au bout d’un an de séparation, au lieu de deux aujourd’hui. Enfin, le doute ne sera plus permis ; une fois l’accord donné au divorce, il sera impossible de changer d’avis. La juriste Clotilde Brunetti-Pons, maître de conférences à l’université de Reims, dénonce ainsi un divorce TGV, qui devient le « divorce du plus fort », qui se rapproche de la « répudiation ».

Le projet de loi suit une philosophie semblable à la suppression du délai de réflexion pour les femmes qui veulent avorter. Face à ces décisions pour le moins capitales, le seul critère retenu par les différents ministres est celui de la rapidité. Un bon divorce, une bonne IVG, se font rapidement, peu importe que l’impulsion, la colère ou la détresse aient présidé à la décision. Inciter à la réflexion est désormais une violence faite au désir impérieux. Le doute n’est plus permis, le désir ne peut être ambigu, ni contradictoire. La loi alimente ainsi le déni absolu de la réalité tragique qui se cache derrière ces « évolutions sociétales ».

 

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1 commentaire

  1. Tiens : est-ce un hasard si IVG et TGV ont quasiment la même sonorité ?

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