Trump supprime le DACA, véritable incitation à l’immigration clandestine

De Franck Deletraz dans Présent :

Unknown-6"En adoptant en janvier dernier, sous les huées nationales et internationales, son fameux décret refusant l’accès aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, Trump avait déjà prouvé sa très grande détermination et son courage en matière de lutte contre l’immigration. Mais le président américain n’entend pas en rester là. Faisant fi des jérémiades du lobby de l’invasion, il a en effet décidé de mettre fin mardi au programme Daca mis en place par Obama et qui a permis à plus de 886 000 clandestins de rester aux Etats-Unis.

Rappelons que le Daca, pour Deferred Action for Childhood Arrivals, établi par décret en 2012, prévoyait l’attribution d’un permis de séjour d’une validité renouvelable de deux ans aux clandestins arrivés avant l’âge de 16 ans aux Etats-Unis, y ayant été présents continuellement depuis 2007 et étant titulaires d’un casier judiciaire vierge de toute condamnation grave.

En d’autres termes, la mesure prise par Obama allait non seulement contre la loi, puisqu’elle donnait satisfaction à des gens entrés illégalement sur le sol américain, mais constituait en outre une véritable incitation à l’immigration clandestine. Une injustice dénoncée par de nombreux citoyens et Etats américains, à laquelle Trump s’était engagé à mettre fin durant la campagne électorale.

Aussi, dénonçant une décision prise de manière « unilatérale » par Obama, qui a notamment « privé d’emploi des centaines de milliers d’Américains », le ministre de la Justice Jeff Sessions a-t-il annoncé mardi sa suppression et donné six mois au Congrès pour trouver une alternative législative. En observant très justement : « Nous ne pouvons accepter tous ceux qui voudraient venir ici, c’est aussi simple que cela. »

La bronca des milliardaires

Une décision pour le moins courageuse, parce qu’elle ne pouvait qu’attirer sur Trump les foudres du lobby de l’immigration. Et plus particulièrement de ces grands patrons et autres milliardaires qui font leur beurre depuis des années sur le dos de cette main-d’œuvre bon marché et corvéable à merci : les Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, Tim Cook, PDG d’Apple… En tout, quelque 350 « négriers » des temps modernes qui ont osé signer jeudi dernier une lettre ouverte expliquant que, grâce aux dreamers, « nous continuerons à avoir un avantage concurrentiel mondial »… Réponse succulente de Donald Trump : « Nous devons nous rappeler que les jeunes Américains ont aussi des rêves ! »"

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